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Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof ; or abridging the freedom of speech, or of the press ; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the Government for a redress of grievances.

C’est le 1er article du Bill of Rights, une série de Dix Amendements relatifs aux droits individuels ajoutés le 15 décembre 1791 à la Constitution américaine de 1787 lorsqu’elle fut ratifiée par les délégués de trois-quarts des États américains nouvellement indépendants.

L’interprétation de première partie de cet article fait l’objet d’un débat intense et constant entre conservateurs et progressistes, les premiers l’invoquant pour défendre leur liberté religieuse, les seconds pour imposer leur agenda séculariste.

La traduction la plus souvent admise de la partie qui nous intéresse est celle-ci :

Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion.

Une autre traduction que l’on retrouve se lit comme suit :

Le Congrès ne pourra faire aucune loi ayant pour objet l’établissement d’une religion ou interdisant son libre exercice.

Soulignons d’abord que cet article stipule que le Congrès (pas l’exécutif fédéral ou le judiciaire), juste le Congrès (et pas les législatures d’État ou les gouvernements locaux), ne fera aucune loi concernant l’établissement d’une religion ou interdisant son libre exercice.

LA SEULE RESTRICTION PÈSE SUR LE CONGRÈS.

Ensuite, « ne pas interdire le libre exercice de la religion », cela est assez clair, et à ce niveau, c’est incontestablement les militants athées qui sont dans le tord avec leurs manies fascisantes, comme par exemple envoyer en prison les enseignants qui font des prières volontaires avant le repas dans les écoles publiques (sans les élèves).

Mais qu’en est-il de « ne pas légiférer l’établissement de la religion » ? Cela signifie-t-il que les instances gouvernementales dépendant du Congrès doivent être complètement « religieusement neutre », c’est-à-dire qu’elles ne doivent pas reconnaitre et favoriser aucune religion, que l’appareil étatique fédéral doit être laïc mur-à-mur ? Ou bien simplement qu’il ne doit pas y avoir d’Église d’État, comme c’est le cas en Angleterre, où le souverain est, par sa fonction même, le chef de l’Église anglicane ?

Il faut d’abord admettre que la formule « ne pas légiférer l’établissement de la religion » est plutôt floue. Si on la prend littéralement (la première option), elle peut tout aussi bien vouloir dire « ne pas légiférer le non-établissement de la religion », bref « ne pas se mêler de l’établissement de la religion ». Cela serait plus une politique de neutralité passive que de neutralité active. La nuance est importante, car la seconde interprétation implique un laissez-faire du Congrès, une attitude de désengagement.

La notion de neutralité religieuse elle-même est ambiguë et d’une pertinence discutable : neutralité religieuse rime habituellement avec irréligion, irréligion avec incroyance, incroyance avec athéisme/agnosticisme. Et le laïcisme n’est pas essentiel à la garantie de la liberté religieuse : un État peut très bien favoriser une religion (celle de la majorité fondatrice & historique) tout en respectant le libre exercice des autres religions.

Quoi qu’il en soit des possibles interprétations modernes, il est évident, à la lumière du témoignage de l’Histoire, que, dans l’esprit des Pères fondateurs, le 2e amendement de la Constitution américaine n’implique aucunement la séparation totale de la religion et de l’État. On peut citer énormément d’exemples en attestant. Prenons la Déclaration d’indépendance promulguée par les représentants des Treize colonies le 4 juillet 1776, où l’on peut lire :

Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables et que parmi ceux-ci figurent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.

On peut également mentionner que le bâtiment du Capitole, où siège le Congrès à Washington, fut utilisé comme une église chaque dimanche de 1795 à 1868. Ce service religieux était fréquenté très assidument par le 2e président des États-Unis, Thomas Jefferson. En fait, c’était une pratique courante pour les membres du Congrès et leur famille d’assister au culte au Capitole le dimanche matin. D’ailleurs, l’expérience fut répétée en 2010. Puisque le service était multiconfessionnel protestant (c’est-à-dire modérément œcuménique), ou bien que des prédicateurs de diverses dénominations chrétiennes étaient autorisés à prêcher à tour de rôle ou simultanément (dans différentes salles), il n’y avait pas de favoritisme entre les églises trinitaires et par conséquent le Congrès n’instaurait pas une dénomination particulière (épiscopalienne, presbytérien, méthodiste, etc.) comme Église d’État, cette pratique n’était pas en violation du 1er amendement.

Il suffit de donner la parole aux Pères Fondateurs pour savoir ce qu’ils en pensaient…

Le pouvoir suprême [c-à-d le Parlement britannique] ne peut justement prendre la propriété d’aucun homme sans son consentement. Les droits naturels des colons sont les suivants : Premièrement, le droit à la vie ; Deuxièmement, le droit à la liberté ; Troisièmement, le droit à la propriété ; ainsi que le droit de se supporter et de se défendre de la meilleur manière qu’ils le peuvent. Les droits des colons peuvent être compris en étudiant soigneusement les instituts du Grand Donneur de la Loi et Tête de l’Église chrétienne [Jésus-Christ], lesquelles se trouvent clairement écrits et promulgués dans le Nouveau Testament.

— Samuel Adams, surnommé le « Père de la Révolution »,  député au Congrès Continental (1774-1781), Gouverneur du Massachusetts (1789-1797), en 1772

La Providence a donné à notre peuple le choix de ses dirigeants. Il est un privilège, un devoir ainsi que dans l’intérêt d’une nation chrétienne de préférer et de choisir des chrétiens comme dirigeants.

— Jonh Jay, premier Juge en chef des États-Unis, 28 février 1797

Notre Constitution a été faite uniquement pour un peuple moral et religieux. Elle est complètement inadéquate pour le gouvernement de n’importe quel autre.

— Jonh Adams, second Président des États-Unis (1797-1801), 11 octobre 1798

Les plus grands piliers de tout gouvernement et de la vie sociale sont la vertu, la moralité et la religion. Ceci est l’armure, mon ami – et c’est cela uniquement – qui nous rend invincibles.

— Patrick Henry, député du Congrès Continental (1774), Commandant de la milice virginienne (1775), Gouverneur de Virginie (1776-1778 et 1784), 8 janvier 1799

Sans moralité, une république ne peut subsister aucune période de temps ; ceux donc qui décrient la religion chrétienne dont la moralité est si sublime et pure […] sapent les solides fondements moraux, les meilleures sécurités pour la durée des gouvernements libres.

— Charles Carroll, signataire de la Déclaration d’Indépendance et de la Constitution américaine, député au Congrès Continental (1776), Sénateur du Maryland (1781-1799), 4 novembre 1800

Les Principes généraux à partir desquels les Pères ont accomplis l’indépendance étaient les seuls principes sur lesquels cette merveilleuse assemblée de jeunes gentilshommes pouvaient s’unir. […] Et quels étaient ces Principes généraux ? Je réponds : les Principes généraux du christianisme, dans lesquels toutes ces sectes [sic] étaient unies.

— John Adams, second Président des États-Unis (1797-1801), 28 juin 1813

La préservation de la république est aux mains du peuple. Nous plaçons le futur entier de la civilisation américaine non sur le pouvoir du gouvernement, loin de là. Nous plaçons le futur de toutes nos institutions sur la capacité de l’humanité à s’auto-gouverner ; sur la capacité de chacun d’entre nous à se gouverner soi-même, à se contrôler soi-même, à se soutenir selon les Dix Commandements.

— James Madison, quatrième Président des États-Unis (1809-1817)

La plus haute gloire de la Révolution américaine est d’avoir connecté en un lien indissoluble les principes du gouvernement civil et les principes du christianisme.

— John Quincy Adams, sixième Président des États-Unis (1825-1829), 4 juillet 1821

N’est-ce-pas la Déclaration d’Indépendance qui a premièrement organisé notre pacte social sur le fondement de la mission terrestre du Rédempteur ? Qui a fixé la pierre angulaire du gouvernement humain sur les premiers préceptes du christianisme ?

— John Quincy Adams, sixième Président des États-Unis (1825-1829), 4 juillet 1837

Sources des citations ↑ :
Congress and the Bible [JEM Leadership Ministries]
Is America a Christian Nation ? [World Net Daily]
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P.S. La devise nationale des États-Unis d’Amérique est IN GOD WE TRUST – EN DIEU NOUS CROYONS.

Au cours des 150 dernières années, les descendants de britanniques se sont attribués plusieurs de nos symboles nationaux, les retournant contre nous et nous obligeant à en trouver d’autres. Cette usurpation identitaire a créé une confusion qui ne profite certainement pas à notre patrie. Analysons rapidement l’histoire de chacun de ces symboles.

1. La feuille d’érable

On l’apparente souvent à tord aux anglophones. Utilisée par les fédéralistes, elle a de fortes connotations non-québécoises. Pourtant, la feuille d’érable devint l’emblème national officiel des Canadiens-Français en 1834 sous l’impulsion de la Société Saint-Jean-Baptiste (organisme voué à la protection des Canadiens-Français) qui expliqua sa décision en ces termes :

Cet arbre — l’érable — d’abord jeune et battu par les vents, semble dépérir, puisant difficilement sa nourriture à même la terre. Mais le voilà bientôt tendre ses rameaux vers le ciel, grand et fort, faisant fi des tempêtes et triomphant du vent, maintenant impuissant devant sa force. L’érable est le roi de nos forêts ; il symbolise le peuple canadien.

Insistons que ce symbole nationaliste fut adopté dans le contexte de la lutte du Parti patriote contre le pouvoir anglais.

Ce n’est pas avant 1867 que les anglophones commencèrent à se représenter avec ce symbole lorsque la chanson The Maple Leaf Forever fut composée. Elle devint un chant patriotique dans le Canada Anglais ; ses paroles glorifient en réalité James Wolfe et l’Union Jack britannique. À cette époque la chanson God Save the Queen était l’hymne national des anglophones.

En 1868, une branche de trois feuilles d’érable orne les premières armoiries du Québec :

Ces feuilles d’érable restent sur les armoiries du Québec lorsque elles sont modifiées en 1939. Des feuilles d’érable sont aussi incluses dans les armoiries de la nouvelle Province d’Ontario en 1868. Par contre, il faudra attendre 1921 pour qu’il en soit ajouté aux armoiries du Dominion of Canada, puis 1964 avant que le gouvernement fédéral fasse de la feuille d’érable le principal symbole canadian en adoptant l’unifolié.

On sait que les Canadiens-Français utilisèrent le trapeau à trois bandes patriote entre les années 1830 et 1850. Ensuite, dès la remontée du Saint-Laurent par la corvette française La Capricieuse dans le cadre de l’alliance entre la reine Victoria et Napoléon III dans la guerre de Crimée en 1854, les Canadiens-Français brandissent le tricolore français. Un consulat français est inoguré à Québec en 1858, et un agent général du Québec est nommé à Paris en 1882. Les Canadiens-Français utilisent le tricolore comme leur drapeau national pendant la seconde moitiée du XIXe siècle, nottament lors des tensions ethniques provoquées par le second soulèvement des métis du Nord-Ouest en 1885.

Vers 1900, on part à la recherche d’un véritable drapeau Canadien-Français. Le croquis d’un drapeau potentiel, arborant une grande feuille d’érable verte au centre du tricolore de la République française, est publié dans les journaux. Deuxs versions incorporant des rameaux des feuilles d’érables sont aussi proposées.

Mais c’est 1902 que l’ancêtre du fleurdelisé est créé par Elphège Filiatrault, un prêtre de Saint-Jude, dans le diocèse de Saint-Hyacinthe. Il s’inspire de la Bannière de Carillon qui avait été utilisée lors de la bataille du Fort Carillon en 1758 dans la Guerre de Sept ans. L’année suivante, les Comités du drapeau à Québec et Montréal approuvent une version modifiée, avec un sacré-coeur et une couronne de feuilles d’érable (d’où son nom Carillon Sacré-Cœur).

Le Carillon Sacré-Coeur fut officiellement adopté par la Société Saint-Jean-Baptiste deux décennies plus tard, en 1924. Le Carillon Sacré-Coeur restera le drapeau des Canadiens-Français jusqu’à ce que le fleurdelysé soit hissé sur l’Hôtel du Parlement par le gouvernement de l’Union nationale en 1948.

2. Le castor

En 1678, le Comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, proposa pour la ville de Québec des armoiries contenant un castor, celui-ci étant considéré un emblème approprié pour la colonie. En 1690, Louis XIV fit frapper une médaille, Kebeka Liberata, pour commémorer la résistance victorieuse des Français contre les Anglais à Québec. Une femme assise y symbolise la France et à ses pieds un castor représente le Canada.

En 1851, le castor fut choisit pour figurer sur le premier timbre-poste du Canada-Uni, le Castor de trois pences :

Cependant, les Canadiens-Françaient considéraient toujours le castor comme un de leurs symboles. Lorsque les premières armoiries de Montréal furent conçues en 1833 par le premier maire de la ville, Jacques Viger, c’est ce gros rongeur qui fut choisis pour représenter les Canadiens-Français, tandis qu’un trèfle représentait les Irlandais et les deux autres fleurs les Anglais et Écossais.

Ce n’est qu’en 1938 que l’on remplaça le castor français par la fleur de lys et qu’un autre castor se retrouva sur le dessus des armoiries, devenant ainsi le symbole des Montréalais d’autres origines européennes.

Il faudra attendre 1975 pour que le l’État fédéral s’approprie le castor en le décrétant emblème officiel du Canada.

3. Le « Ô Canada »

Cette chant fut l’hymne national des Canadiens-Français un siècle avant qu’Ottawa ne l’adopte à son tour comme hymne du Canada au sens large : L’origine du Ô Canada en surprendra plusieurs [Chez Cousture].

4. Le gentillé « Canadien »

Quelques commentaires intéressants d’un homme qui a connu le Québec d’avant la Révolution tranquille :

Dès leur arrivée en Nouvelle-France, nos ancêtres se considéraient déjà comme « Canadiens », alors que les autochtones ne portaient pas cette appellation. Il y avait la milice canadienne et l’armée française, les colons, paysans ou coureurs des bois canadiens et l’administration française. Les Français partis, il ne restait plus que les Canadiens qui, sans renier leur langue, étaient fiers de l’être.

Même les Anglais, après 1760, ne se considéraient pas Canadiens, laissant aux seuls francophones cette façon de s’identifier. Et ce, jusqu’au milieu du vingtième siècle. D’ailleurs, ces derniers en gardaient l’exclusivité, alors que les sujets de Sa Majesté tenaient avant tout à la citoyenneté britannique.

[…]

Au référendum de 1980, Pierre Elliot Trudeau a eu cette boutade dans son plaidoyer pour le NON : « Rappelez-vous quand nous étions jeunes! Nous chantions On est Canayen ou ben on l’est pas. » C’était un peu cynique de sa part car, lorsque j’étais enfant ou adolescent, j’ai eu l’occasion moi aussi d’entendre le même refrain, mais il n’avait pas du tout la connotation que lui prête l’ancien premier ministre ; les Québécois francophones d’alors en gardaient l’exclusivité pour les Canadiens d’expression française. Durant cette période de notre jeunesse, soit dans les années quarante, j’ai maintes et maintes fois entendu des conversations du genre : « T’as un nouveau voisin ?… C’est-y un Canadien ? — Non, c’est pas un Canadien. C’est un Anglais. » Pourtant la famille de cet anglophone pouvait vivre à Montréal depuis quatre générations !

Certes, quelques anglophones commencèrent à revendiquer le titre de Canadians durant la première partie du dix-neuvième siècle, mais cela demeurait un phénomène plutôt rare. Cela devint plus fréquent avec la Confédération, c’est pourquoi, désireux de souligner le caractère distinct de leur identité, les anciens Canadiens commencèrent à s’appeler « Canadiens-Français », par opposition aux « Canadiens-Anglais ». Mais comme nous l’avons vu, « Canadien-Français » n’a jamais complètement remplacé « Canadien ».

C’est seulement après la Première guerre mondiale, et surtout à partir des années 1950, que les anglophones développent réellement le sentiment d’être différents des Britanniques de Grande-Bretagne. Ne se sentant plus Britanniques, n’ayant pas envie d’être Américains, ils s’appelèrent Canadians. C’est ainsi que les habitants de la moitié du continent, dont la frontière sud du « pays » est le 49e parallèle, devinrent, ironiquement, « Canadiens » par défaut.

N’oublions jamais que la feuille d’érable, le castor, le Ô Canada et le gentilé Canadien étaient, à l’origine, des référents identitaires exclusifs à notre peuple, et qu’ils nous ont été usurpés.

Le mariage diminue la violence conjugale

Aux États-Unis, les femmes mariées sont jusqu’à trois fois mois souvent victimes de violence conjugale que celles vivant en union de fait. C’est la conclusion de deux études, une datant de 2000 et l’autre de 2008 :

C’est aussi le cas en Suisse et en Australie. Pour ce qui est de la violence faite aux enfants, aux États-Unis, les enfants de mères divorcées ou jamais mariées ont six à trente fois plus de chance de souffrir d’abus que les enfants élevés par leurs deux parents biologiques dans le mariage.

Structure familiale et activité sexuelle des adolescents

Une synthèse de 180 études peer-reviewed démontre que les adolescents vivant dans des familles nucléaires sont moins enclins à être sexuellement actifs et tendent à avoir moins de partenaires sexuels que les jeunes vivant dans des familles décomposées. De plus, les jeunes vivant dans des familles nucléaires perdent leur virginité à un âge plus tardif que les jeunes vivant dans des familles décomposées. Plus de 31 % des adolescents de moins de 15 ans issus de familles décomposées affirment avoir déjà eu au moins un rapport sexuel, tandis que seulement 14 % de ceux issus de familles nucléaires sont dans cette situation. Plus de 53 % des adolescents de 15 à 19 ans issus de familles décomposées affirment avoir déjà eu au moins un rapport sexuel, tandis que seulement 32 % de ceux issus de familles nucléaires sont dans cette situation. Sur le thème de l’influence des parents sur le comportement sexuel de leurs adolescents, on trouvera beaucoup d’autres données ici.

Conséquences de la sexualité précoce chez les femmes

Une étude de 10 000 femmes américaines âgées entre 15 et 44 ans révèle que :

• The earlier a woman begins sexual activity, the more sexual partners she is likely to have during her lifetime. Girls who begin voluntary sexual activity at ages 13 or 14 will have, on average, more than 13 voluntary non-marital sex partners during their lives. By contrast, women who begin sexual activity in their early 20s will have, on average, 2.7 sexual partners during their lives.

• Beginning sexual activity at a young age greatly increases the probability of becoming infected with sexually transmitted diseases (STDs). Girls who began sexual activity at age 13 are twice as likely to become infected by an STD as girls who started sexual activity at age 21.

• Women who begin sexual activity at an early age are far more likely to become pregnant and give birth out-of-wedlock. Nearly 40 percent of girls who commence sexual activity at ages 13 or 14 will give birth outside marriage. By contrast, only 9 percent of women who begin sexual activity at ages 21 or 22 will give birth outside marriage.

• Women who begin sexual activity at earlier ages are more likely to become single mothers. Women who became sexually active at ages 13 or 14 are more than three times as likely to become single parents than are women who commence sexual activity in their early 20s.

• Early sexual activity seriously undermines girls’ ability to form stable marriages as adults. When compared to women who began sexual activity in their early 20s, girls who initiated sexual activity at ages 13 or 14 were less than half as likely to be in stable marriages in their 30s.

• Early sexual activity is linked to higher levels of child and maternal poverty. Some 27 percent of mothers who began sexual activity at ages 13 or 14 were living in poverty at the time of the survey. By contrast, 11.7 percent of mothers who began sexual activity in their early 20s were poor at the time of the survey.

• Girls who begin sexual activity at an earlier age are far more likely to have abortions. Nearly 30 percent of girls who started sexual activity at ages 13 or 14 have had an abortion. By contrast, some 12 percent of girls who began sexual activity in their early 20s have had an abortion.

• Beginning sexual activity at an older age is linked to higher levels of personal happiness. More than half the women who began sexual activity in their early 20s report that they are currently “very happy” in life. By contrast, only a third of women who began sexual activity at ages 13 or 14 report that they are “very happy.”

Obscénités sexuelles pour augmenter son statut social

Une identification troublante dans Maclean’s d’une des causes de la sexualité précoce des jeunes filles :

Question : If girls view sex as a commodity, are they frequently the ones pushing it ?

Answer : Yes, they are. A boy in California sent me a letter saying it’s girls who are cornering the boys, and giving them blow jobs. If it were just one boy, of course, I wouldn’t pay any attention, but you hear this from many, many young people across North America. So why does a girl corner a boy ? Because if he’s popular and doesn’t have a girlfriend, it raises your status in the eyes of the other girls. I find it troubling that so many girls are using their sexuality in an instrumental way, in order to accomplish some other end such as raising their social status, but not as an expression of their own [feelings and desires].

Consulter également : Les progressistes devraient s’abstenir de donner des leçons de sexualité [Le Monarchomaque]

Numérisation du Livre de Kells, témoignage de la Renaissance carolingienne, produit autour de l’an 800 et conservé au Trinity College de Dublin en Irlande :

Articles apparentés sur Le Monarchomaque :

En 1998, le Ministre des Affaires étrangères britannique déclarait que « les racines de notre culture ne sont pas seulement grecques ou romaine, mais aussi islamiques. L’art, la science et la philosophie islamiques ont contribué à faire de nous ce que nous sommes et à modeler notre pensée. » Le ministre évoquait aussi « la dette de nos cultures envers l’Islam », qui a « posé les fondations intellectuelles de vastes pans de la civilisation occidentale ». En 2003, le Président de la République française renchérissait en disant que « les racines de l’Europe autant musulmanes que chrétiennes ».

L’idée de plus en plus souvent admise et même enseignée à l’école est que l’humanité doit beaucoup à l’Islam concernant sa contribution dans les sciences, les arts et la culture. Rendons à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. Cet article apporte des clarifications quant à certaines découvertes et avancées souvent attribuées par erreur à l’Islam.

Spiritualité de l’Islam

Les Arabes et les musulmans sont apparus sur la scène du monde en 630 apr. J.-C. quand les armées de Mahomet ont commencé leur conquête du Moyen-Orient : il s’agissait d’une conquête militaire, utilisant la force, et non d’une entreprise de missionnaires. Elle avait été autorisée par une déclaration de guerre sainte contre les « infidèles » que les musulmans pouvaient convertir et assimiler de force. Très peu de communautés indigènes du Moyen-Orient ont survécu à ces invasions, comme cela a été le cas des Assyriens, des Juifs, des Arméniens et des Coptes d’Égypte.

Par la conquête du Moyen-Orient, les Arabes ont placé ces communautés sous un système de dhimmitude, où elles ont été considérées en tant que minorités religieuses ayant le droit de s’autogérer (chrétiens, juifs et zoroastriens). Ces communautés ont dû payer un impôt (appelé une jizzya en arabe) qui était, en fait, une pénalité pour être non-musulman, et qui se montait, en général, à 80 % en période de tolérance et jusqu’à 150 % en période d’oppression. Cet impôt avait été conçu pour forcer ces communautés à se convertir à l’Islam.

Architecture en terre d’Islam

On nous dit : « Les architectes musulmans ont conçu des bâtiments qui défiaient la gravité. »

Les lignes de l’architecture arabe comprennent de nombreux dômes, arches et voûtes. Les progrès scientifiques nécessaires à ces réalisations sont fréquemment attribués aux Arabes. Pourtant, cette percée architecturale, fondamentale pour employer une forme parabolique au lieu d’une forme sphérique dans ses structures, a été faite par les Assyriens, plus de 1300 ans plus tôt, comme en attestent les traces archéologiques.

Un exemple frappant : l’Église Sainte-Sophie de Constantinople a été inaugurée en 537. Elle se caractérise par une gigantesque coupole haute de 56 mètres et de 32 mètres de diamètre. Elle fut transformée en mosquée en 1453. Plusieurs architectes turcs furent exécutés pour n’avoir pas réussi à égaler Sainte-Sophie.

Le plus grand architecte ottoman, Koca Mimar Sinan (1491-1588), un janissaire (chrétien d’origine, converti de force à l’islam pour devenir soldat d’élite), écrit dans ses mémoires : « Les architectes de quelque importance en pays chrétiens se prétendent bien supérieurs aux musulmans, parce que ceux-ci n’ont jamais rien réalisé qui puisse se comparer à la coupole de Sainte-Sophie. Grâce à l’aide du Tout-Puissant et à la faveur du Sultan, j’ai néanmoins réussi à bâtir, pour la mosquée du Sultan Selim une coupole dépassant celle de Sainte-Sophie de quatre aunes pour le diamètre et de six pour la hauteur. » En réalité, il se trompait (volontairement ?) dans ses dimensions. De plus, il avait atteint ce résultat en insérant d’inesthétiques barres de fer horizontales dans le creux des arcades des demi-coupoles latérales, afin de neutraliser les poussées latérales provoquées par la grande coupole. La mosquée de Sélim à Edirne, jamais surpassée ultérieurement par un architecte musulman, fut terminée en 1575, plus d’un millénaire après Sainte-Sophie ! Il fallut deux fois plus de temps pour la construire que pour terminer son modèle.

Mathématiciens arabes

On nous dit : « Ses mathématiciens ont crée l’algèbre et les algorithmes qui allaient permettre la fabrication des ordinateurs et la création du cryptage. »

Les bases fondamentales des mathématiques modernes ont été établies, non pas des centaines, mais des milliers d’années avant l’islam, par les Assyriens et les Babyloniens qui connaissaient déjà le concept de zéro, le théorème de Pythagore, ainsi que de nombreux autres développements que les Arabo-musulmans se sont appropriés (voir History of Babylonian Mathematics, Neugebauer).

D’autres part, la mathématique indienne se manifeste brillamment dès le 5e siècle avec Aryabhata, premier grand mathématicien et astronome indien et apparaît indépendante de celle des grecs. Un autre mathématicien indien, Brahmagupta est sans doute le premier, dans des calculs commerciaux, à user des nombres négatifs. Il emploie les chiffres décimaux (graphisme très proche de nos chiffres actuels dits « arabes ») et principalement le zéro dont l’apparition est un pas de géant en algèbre.

L’Inde subira les invasions musulmanes et les arabes adopteront les travaux des mathématiciens indiens. C’est ainsi que ces travaux indiens en mathématique, que les musulmans se sont appropriés, nous seront transmis par les Arabes (Maures) lors de leurs occupation de l’Espagne.

L’ouvrage A History of Mathematics de Victor J. Katz (Addison-Wesley Educational Publishers, 1999) supporte les affirmations précédentes.

Les Arabes présentent Mohamed Ibn Khwarizmi (813-840) comme l’inventeur de l’informatique. En fait, cet homme n’était pas arabe mais perse. Ses écrits ne contenaient aucun chiffre, toutes les équations étaient exprimées avec des mots ! La seule chose qu’on lui doit c’est quelques termes reliés aux mathématiques tels qu’« algorithme » et « algèbre ». Cependant, les principaux développements de l’algorithme avaient été fait par Euclide onze siècles auparavant. Tant qu’à l’algèbre, le grec Diophante en est le père véritable et a vécu six siècles plus tôt.

Savants arabes

On nous dit : « Ses docteurs examinèrent le corps humain et trouvèrent de nouveaux remèdes à des maladies. »

Une écrasante majorité de ces savants et docteurs (97 %) étaient des Assyriens qui, dès le 4e siècle, ont commencé la traduction systématique des connaissances grecques. Ils se concentrèrent d’abord sur le travail religieux, puis se sont rapidement intéressés à la science, à la philosophie et à la médecine. Socrate, Platon, Aristote, Galien et beaucoup d’autres ont été traduits en assyrien, puis de l’assyrien en arabe. Ce sont ces traductions arabes que les Maures ont apporté en Espagne, et que les Espagnols ont traduit en latin et répandu à travers l’Europe. Ces connaissances, ajoutée a l’apport de connaissances grecque survenu après 1453 et la prise de Constantinople par les Turcs provoqua la renaissance européenne lorsque beaucoup de Byzantins chrétiens, gardiens du savoir grec, se réfugièrent en Europe occidentale pour fuir le joug turco-islamique.

Dans le domaine de la philosophie, l’Assyrien Jod d’Édesse a développé une théorie de physique de l’Univers, en langue assyrienne, qui a rivalisé avec celle d’Aristote. Elle cherchait à remplacer la matière par des forces (une théorie qui anticipait quelques idées de mécanique quantique, comme la création et la destruction spontanées de matière qui a lieu dans un vide quantique).

Une des plus grandes réalisations assyriennes du 4e siècle fut la création de la première université du monde, l’École de Nisibis, qui avait trois départements, théologie, philosophie et médecine, et qui devint un aimant et un centre de développement au Moyen-Orient. Les statuts d’École de Nisibis, qui ont été préservés, devinrent plus tard le modèle sur lequel la première université italienne fut crée (voir The Statutes of the School of Nisibis, Arthur Voobus).

Au 6e siècle, les Assyriens avaient commencé à exporter à Byzance leurs propres travaux sur les sciences, la philosophie et la médecine. Dans le domaine de la médecine, la famille assyrienne Bakhteesho a produit neuf générations de médecins, et fondé la grande école médicale de Gundeshapur (Iran actuel). Aussi en médecine, le manuel d’ophtalmologie écrit par l’Assyrien Hunay Ibn-Ishaq vers 950, resta la source d’autorité sur le sujet jusqu’en 1800.

Notons qu’Ibn-Ishaq a aussi traduit en arabe les Éléments d’Euclide. Exemple typique de personne que les apologistes occidentaux attribuent, plus par ignorance que par volonté délibérée de propagande, aux arabo-musulmans, alors que c’était un assyrien chrétien nestorien, ni arabe ni musulman donc. C’est par la connaissance historique que l’on peut répondre aux mensonges.

Quand les Arabes et les musulmans se répandirent à travers le Moyen-Orient en 630, ils rencontrèrent 600 ans de civilisation assyrienne chrétienne, avec un riche héritage, une culture très évoluée, et des institutions d’enseignement avancées. C’est cette civilisation qui devint la fondation de la soit-disant civilisation arabe.

Astronomes arabes

On nous dit : « Ses astronomes ont regardé dans les cieux, nommé les étoiles, et préparé la route pour le voyage spatial et l’exploration. »

C’est un peu mélodramatique. En fait, ces astronomes n’étaient pas arabes mais Chaldéens et Babyloniens (au sud de l’Iraq actuel) qui depuis des millénaires étaient connus comme astronomes et astrologues (ces deux domaines ne se séparèrent clairement que des siècles plus tard) et qui furent arabisés et islamisés par la force.

Science & Islam

On fait un grand cas d’Umar Khayyam, qui n’est certainement pas un produit de l’Islam puiqu’il a sérieusement remis en cause certains préceptes de cette religion dans ces écrits, ce qui lui vaudra d’être qualifié d’imposteur par ses correligionnaires !

On parle aussi souvent d’Al-Khuwarizmi. Celui-ci est reconnu comme scientifique persan, rien ne prouve qu’il était vraiment musulman. On connait ses travaux mais on ne sait rien sur le personnage !

On classe habituellement Abu’l-Walid Muhammad ibn Rushd parmi les grandes figures de l’Islam médiéval ; penchons-nous sur les relations qu’il entretenait avec les autorités religieuses (via Wikipédia) :

Son ouverture d’esprit et sa modernité déplaisent aux autorités musulmanes de l’époque qui l’exilent comme hérétique et ordonnent que ses livres soient brûlés. Il demeura profondément méconnu jusqu’au 13e siècle où son importance fut cependant minimisée. Ce n’est qu’actuellement que les historiens de la philosophie reconnaissent son importance.

On ne peut pas dire que l’Islam ait favorisé le travail de ces scientifiques dont il tente actuellement de s’approprier les travaux !

Les Arabes, vecteurs du patrimoine

On nous dit : « Quand d’autres nations avaient peur des grandes idées, cette civilisation s’en accommodait, et les gardait en vie. Quand les censeurs menacèrent de rayer les connaissances des civilisations passées, cette civilisation garda le savoir en vie, et le passa aux autres. »

Cette question va au cœur de ce que représente la civilisation arabo-islamique. Une recherche intitulée Comment la Science grecque est passée aux Arabes (Evans O’Leary, éditions Routledge & Kegan Paul, Londres, 1949), énumère les traducteurs principaux de la science grecque. Des 22 intellectuels listés, 20 étaient des Assyriens, 1 était Persan et 1 Arabe. La conclusion la plus saillante qui peut être tirée du livre d’O’Leary est que les Assyriens jouèrent un rôle significatif dans la formation de du monde islamique via le corpus de connaissances grecques. La religion musulmane elle-même a été significativement modelée par les Assyriens et les Juifs (voir Nestorian Influence on Islam and Hagarism : the Making of the Islamic World).

Islam, religion de tolérance

On nous dit : « Au cours de l’histoire, l’Islam a prouvé être une civilisation plus tolérante que le Christianisme. Par exemple, les Ottomans ont acceuillis sous leurs ailes les Juifs d’Espagne lorsque ceux-ci ont été chassés du pays par ses souverains catholiques. »

Si les Turcs ont favorisés l’immigration juive dans leur empire, c’est car ces Juifs en question payaient, comme déjà mentionné, une taxe spéciale, très bénéfique pour les autorités mahométanes. Ainsi, au cours de l’histoire de l’Islam, les musulmans ont souvent été minoritaires dans de larges régions du Califat, ou les non-musulmans tiraient la richesse de la terre à la sueur de leur front, richesse qui était très vite récoltée par le pouvoir islamique.

Poètes arabes

On nous dit : « Ses écrivains créèrent des milliers d’histoires. Des histoires de courage, de romance et de magie. Ses poètes écrivirent sur l’amour, alors que d’autres avant eux avaient trop peur de penser à de telles choses. »

Il y a très peu de littérature en langue arabe provenant de cette période : le Coran est le seul morceau littéraire significatif, tandis que la production littéraire des Assyriens et des Juifs était très vaste : en volume, la 3ème production des écrits chrétiens de cette époque, après le latin et le grec, a été produite par les Assyriens en langue assyrienne (dite aussi syriaque).

L’incendie de la somptueuse bibliothèque d’Alexandrie au Moyen-Âge par les musulmans démontre l’intérêt de ces derniers pour l’art de l’écriture.

Une dette occidentale ?

Malgré les évidences historiques et archéologiques, il y a une forte tendance à surestimer la dette de la civilisation occidentale vis-à-vis de l’Islam. Cette interprétation de l’histoire résulte des recommandations (1968) par « l’Académie de Recherche Islamique » qui a recommandé la publication de la mise en évidence de la civilisation islamique par rapport à la civilisation occidentale.

La première vague de conquête islamique a englouti les terres chrétiennes jusqu’au nord-est de l’Arménie, l’Afrique du Nord, l’Espagne, la France jusqu’à Poitiers et — il n’en aurait pas fallut beaucoup plus — l’Italie jusqu’aux Alpes. Elle a débordé la Perse et atteint l’Indus. Les musulmans ont ainsi été en contact avec les civilisations les plus prestigieuses. Cependant, le sentiment de supériorité des Bédouins conquérants mais rudimentaires a été mis à rude épreuve quand leurs conquêtes ont révélé des civilisations brillantes, ce qui les a menés à renforcer l’humiliation constante des Dhimmis.

L’un des principes de base de l’Islam est enraciné dans le dogme de perfection de l’Oumma (ensemble des musulmans du monde), perfection qui la lie à l’obligation sacrée de diriger le monde entier. Tout emprunt à une autre civilisation est interdit, puisque la perfection n’emprunte pas de l’imperfection sans s’abîmer elle-même.

Les musulmans sont donc engagés dans une campagne de destruction et d’appropriation des cultures et des communautés, des identités et des idées. Partout où les arabo-musulmans ont rencontrés une civilisation non-musulmane, ils ont tentés de la détruire (comme le montre l’exemple de la destruction des grandes statues bouddhistes centenaires en Afghanistan, ou de celle de Persépolis en Iran par l’Ayatollah Khomeyni). C’est un modèle de comportement qui s’est inlassablement reproduit, depuis l’arrivée de l’Islam, il y a 1400 ans, et qui est amplement décrit dans les sources historiques.

Par exemple, les livres d’« histoire » arabes du Moyen-Orient enseignent que les Assyriens étaient arabes, un fait qu’aucun chercheur sérieux ne soutiendrait, et qu’aucun Assyrien en vie n’accepterait. Les Assyriens établirent Ninive, l’une des grandes villes assyriennes, plus de trois millénaires avant que les Arabes ne viennent dans la région. Même le mot « arabe » est un mot assyrien, signifiant « gens de l’Ouest » (la première référence écrite aux Arabes est due au roi assyrien Sennachérib, vers -700, où il parle de conquérir les « ma’rabayeh »… voir The Might That Was Assyria, par H.W.F. Saggs).

Même en Amérique du Nord cette politique d’arabisation continue. Le 27 octobre 2001 une coalition de sept organisations a envoyé une lettre officielle à l’Institut arabo-américain pour lui demander d’arrêter d’identifier les Assyriens et les Maronites comme des Arabes, ce qu’il faisait délibérément.

Si la culture « étrangère » ne peut être détruite, alors elle est vampirisée, et les historiens révisionnistes disent que cette culture est et était arabe, comme c’est le cas de la plupart des « réalisations arabes » mentionnées dans cet essai.

La civilisation arabo-islamique n’est pas une force progressive, c’est est une force régressive. Ladite civilisation islamique dont on vante la réputation n’était pas un accomplissement d’Arabes ou de musulmans, c’était un accomplissement assyrien que les Arabes se sont appropriés et qu’ils ont plus tard perdu quand ils ont épuisé la source de vitalité intellectuelle qui l’avait propulsé, par la conversion obligatoire des Assyriens à l’Islam.

La communauté chrétienne syriaque a vu sa population fondre. Lorsque cette communauté a diminué au-dessous du seuil critique, elle a cessé de produire la force intellectuelle motrice de la civilisation islamique. C’est alors que le prétendu « âge d’or de l’Islam » s’est terminé.

Depuis plus de 1400 ans et encore actuellement, il y a des minorités et des nations qui luttent pour leur survie dans le monde musulman, au Moyen-Orient (Juifs, Coptes, Assyriens, Arméniens, Araméens), en Afrique (Sud-Soudanais, Éthiopiens, Nigérians), en Asie (Zoroastriens, Bahaïs). Ces populations se battent contre l’impérialisme arabe et le totalitarisme islamique, qui tentent d’éliminer toutes autres cultures, religions et civilisations. Devant la désinformation actuelle, il importe à chacun de faire son propre travail de recherche et de garder son esprit critique.

Source : Peter BetBasoo, « What Arab Civilization? », Nineveh Software Corporation, 7 novembre 2001 | Traduction française – Quelques retouches furent effectuées par Le Monarchomaque | Peter BetBasoo est le président de l’Assyrian International News Agency (AINA) et a contribué au documentaire Defying Deletion : The Fight Over Iraq’s Nineveh Plains.

Compléments hors-site :

L’esclavage des Africains par les Arabes

En ce qui concerne la traite des Africains noirs, il y a eu trois différentes traites : La traite transatlantique, la traite orientale et la traite inter-africaine. La traite transatlantique faite par les Européens est quantitativement la moins importante : 11 millions d’esclaves sont partis d’Afrique vers les Amériques entre 1450 et 1869.

La traite orientale faite par les arabo-musulmans a concerné environ 17 millions d’Africains noirs entre 650 et 1920. Par la suite des mauvais traitements, et d’une castration fréquente, très peu ont survécu jusqu’à nos jours en terre d’islam, alors que leurs frères importés aux États-Unis ont plus de 70 millions de descendants aujourd’hui. La traite arabo-musulmane perdure à ce jour, l’esclavage est toujours pratiqué en Afrique.

Quant à la traite inter-africaine faite, bien entendu, par les Africains, elle représente au minimum l’équivalent de 50 % de tous les déportés hors d’Afrique noire, donc quelque 14 millions de victimes. C’est fort probablement beaucoup plus. Vers 1900, rien que dans l’Afrique occidentale française, on comptait plus de 7 millions de Noirs esclaves de Noirs. Il n’est sans doute pas exagéré de dire qu’il y en eut beaucoup plus de 14 millions, pour le continent, sur une durée de treize siècles.

D’ailleurs, qui a abolit la traite ? L’Angleterre en 1807, c’est-à-dire la première puissance mondiale, qui détenait plus de 50 % du marché négrier. L’abolition est due au Grand Réveil religieux (Great Awakening) : sous l’impulsion des pasteurs, des centaines de milliers d’Anglais signent des pétitions contre l’esclavage. Pour l’Angleterre, l’abolition aura coûté environ 1.8 % du revenu national entre 1807 et 1860. Il faut payer pour la répression du trafic, les subventions aux producteurs de sucre et l’indemnisation des planteurs qui ont perdu leurs esclaves. Or la part de la traite dans le revenu national anglais était de l’ordre d’un maigre 1 % au 18e siècle. Le coût de l’abolition a donc été supérieur à ce qu’a rapporté la traite.

Sources ↑ :
Quelques vérités gênantes sur la traite des Noirs [L’Expansion]
Esclavage : Halte à la culpabilisation de l’Occident [Occidentalis]

L’esclavage des Européens par les Arabes

On l’ignore totalement : Au XVIe siècle, les esclaves blancs razziés par les Arabes musulmans furent plus nombreux que les Africains déportés aux Amériques. Le saviez-vous ? De 1530 à 1780, quelque 1 250 000 chrétiens blancs furent réduits à l’esclavage dans les actuelles Algérie et Libye, ainsi que sur la Méditerranée. Cela dépasse considérablement les 800 000 Africains transportés au futurs États-Unis d’Amérique.

Les principaux bourreaux des Blancs furent les Arabes mahométans. Ainsi, entre 1492 et 1830, environ deux millions d’Européens chrétiens furent réduits en esclavage par les Arabes dans toute l’Afrique du Nord, et il n’en reste aucun survivant. Le traitement infligé aux esclaves par les Arabes ne leur laissait guère plus de 7 ans d’espérance de vie (un peu plus pour les femmes, tant qu’elles pouvaient assouvir les besoins sexuels des mâles).

La traite des Blancs passait par la Méditerranée, suite à des razzias ou à des attaques maritimes de pirates. Des villages entiers du sud de l’Italie, de l’Espagne, de France, du Portugal, de la Grèce et même de l’Angleterre et de l’Irlande furent ainsi enlevés, provoquant le dépeuplement de régions entières.

Sources ↑ :
L’Histoire oubliée des Blancs réduits en esclavage – Les Blancs ont oublié ce dont les Noirs se souviennent [Flawless Logic]
Esclaves chrétiens, maîtres musulmans – L’esclavage blanc en Méditerranée [Occidentalis]

L’esclavage des Européens par les Turcs

Les Turcs pratiquèrent pendant des siècles l’enlèvement de jeunes chrétiens chez les peuples européens qu’ils avaient vaincus. Ces enlèvements prenaient la forme d’une taxe : un garçon chrétien sur cinq devait être donné aux Ottomans. Les enfants étaient circoncis, convertis de force à l’islam et élevés dans les coutumes ottomanes et, après une longue (sept ans) et sévère instruction militaire, devenaient membres du corps des Janissaires (créé en 1334), les terribles troupes de choc de l’Empire ottoman. C’est probablement le plus épouvantable tribut humain qui ait été levé par une religion victorieuse sur une religion vaincue. Les enfants étaient surtout pris chez les Albanais, les Bosniaques et les Bulgares, puis le système fut étendu aux Grecs, aux Serbes, aux Arméniens, aux Hongrois. Le rôle des Janissaires fut décisif dans la victoire des Turcs contre les Serbes lors de la bataille de Kosovo Polié en 1389, ainsi que dans la prise de Constantinople en 1453 (où l’armée ottomane comptait 20 000 janissaires). À Lépante en 1571, il y avait 10 000 janissaires.

Source ↑ : Un million d’Européens réduits en esclavage [Altermedia]

Le Coran à l’appui

Les versets coraniques qui justifièrent l’esclavage de millions d’Africains et d’Européens par les Arabes et les Turcs…

33:52 : « Il ne t’est plus permis désormais de prendre [d’autres] femmes. Ni de changer d’épouses, même si leur beauté te plaît, à l’exception des esclaves que tu possèdes. Et Allah observe toute chose. »

16:71 : « Allah a favorisé les uns d’entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu’ils possèdent de plein droit au point qu’ils y deviennent égaux. Nieront-ils les bienfaits d’Allah ? »

5:43 : « L’épouse n’a aucun droit de s’opposer à son mari de posséder des esclaves femelles et d’avoir des rapports [sexuels] avec elles. Et Allah sait mieux. »

4:24 : « Vous sont encore interdites : Les femmes mariées, à moins qu’elles ne soient vos captives de guerre. […] Allah est celui qui sait, il est juste. »

23:1 : « Bienheureux sont les musulmans […] »
23:5 : « […] qui préservent leurs sexes [de tout rapport …] »
23:6 : « […] si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent. »

33:50 : « Ô Prophète ! Nous t’avons rendue licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr [dot], celles que tu as possédé légalement parmi les captives qu’Allah t’a destinées, les filles de tes oncles. […] »

70:29-31 : « Les hommes qui n’ont de rapports qu’avec leurs épouses et avec leurs captives de guerre ne sont pas blâmables, tandis que ceux qui en convoitent d’autres sont transgresseurs. »

À lire également

Histoire : La traite oubliée des esclaves blancs en Afrique du Nord [Dis-Leur !]
La traite oubliée des négriers musulmans [Magazine L’Histoire]
• L’autre esclavage : Un aperçu de la traite arabo-musulmane [France Info]
Dossier : La traite orientale des musulmans en Afrique (652-1964) [Site de réinformation historique]
• La traite négrière arabo-musulmane aurait fait jusqu’à 80 millions de morts dans le désert du Sahara seulement (si l’on compte les victimes des attaques elles-mêmes puis celles des marches forcées s’étalant sur plusieurs milliers de kilomètres) : Castration des Noirs par les Arabes [Negro News]

Des ouvrages de qualité académique sur ce thème négligé :

Les négriers en terre d’islam : La première traite des Noirs (VIIe-XVIe siècle) [Éditions Perrin]
Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) [Éditions Actes Sud]
Les traites négrières : Essai d’histoire globale [Éditions Gallimard]
Esclavage : L’histoire à l’endroit [L’Afrique Réelle via Actualités Africaines]
• Sur la réduction en esclavage des Noirs d’Afrique par l’Oumma arabo-musulmane : Le génocide voilé : Enquête historique [Éditions Gallimard]

Articles du même thème sur Le Monarchomaque :

L’insigne officiel des unités protestantes des Forces Françaises Libres (FFL) crées le 22 juillet 1940 :

Insigne protestants FFL

Nous célébrons aujourd’hui le 65ème anniversaire de la victoire alliée contre le Troisième Reich en Europe. L’orientation religieuse du national-socialisme est toujours controversée. Selon une idée reçue, Hitler et ses disciples auraient entretenus d’excellentes relations avec les Églises protestantes et catholique romaine. Voici, en guise de correctif, un condensé d’informations démontrant plutôt le contraire.

1. L’anti-christianisme, fondement du national-socialisme

2. Confrontation entre protestants conservateurs et national-socialistes

⇒ En Allemagne

Le 13 novembre 1933 :

Lors d’une manifestation des « Chrétiens allemands » [sic] au Palais des Sports de Berlin, un « pasteur » nazi déclara que l’Ancien Testament et des passages du Nouveau Testament n’étaient que des superstitions, et se réclama d’une nouvelle profession de foi qui mettrait l’accent sur les valeurs héroïques de l’idéologie nazie, soi-disant défendues par Jésus. [Cette profession de foi devint par la suite un texte officiel des « Chrétiens allemands ».] Il s’agissait de transformer l’Église du Reich en un instrument de propagande diffusant l’idéologie nazie, et n’ayant plus rien à voir avec les véritables principes chrétiens.

On rappelle que l’arrivée au pouvoir d’Hitler, qui impose une [ré]organisation des Églises chrétiennes (les Deutschen Christen), fut accueillie favorablement par la majorité des protestants allemands qui y voyaient la fin des humiliations du Traité de Versailles. Mais la mainmise des partisans d’Hitler sur l’Église protestante amena la création de l’Église confessante qui, sous l’influence de Karl Barth (expulsé de Bonn en 1935) et du pasteur luthérien Hans Asmussen publia en 1934 un texte de résistance spirituelle au nazisme : la Déclaration de Barmen. Des théologiens luthériens comme Martin Niemöller (interné en camp de concentration en 1937) et Dietrich Bonhoeffer (exécuté en 1945 par les nazis), s’engagèrent dans la résistance active.

⇒ En Alsace-Lorraine

Dans les territoires annexés de fait d’Alsace et de Lorraine, la politique de nazification interdit la presse chrétienne, ferme les écoles religieuses, les étudiants de la Faculté théologique de Strasbourg sont dirigés sur Tübingen. […] Le parti nazi étend sa politique anti-chrétienne, supprime le régime concordataire de 1801, et l’administration n’assure plus le salaire des prêtres et des pasteurs. Les Églises deviennent des sociétés religieuses de droit privé et doivent payer des impôts, contrainte heureusement compensée par l’importance des cotisations versées par les fidèles. Les écoles privées sont supprimées. Malgré ces agressions, on note une forte affluence aux cultes, l’Évangile étant perçu comme un message de libération.

⇒ La résistance intellectuelle des protestants français

Par ailleurs, la revue Foi et vie, dirigée par Charles Westphal et Pierre Maury avait publié dès janvier 1941, malgré la censure, la Lettre aux protestants de France de Karl Barth (octobre 1940) prônant la résistance à l’hitlérisme : ce dernier fut un adversaire inlassable du régime nazi et l’inspirateur de l’Église confessante, s’opposant aux Deutschen Christen imposés par Hitler. Cette lettre fut diffusée par les pasteurs Roland de Pury et Georges Casalis. En septembre 1940, Marc Boegner demande aux protestants de ne pas s’engager dans la Légion française de combattants, car le serment d’allégeance vis-à-vis du Maréchal lui semblait ouvrir la voie à des engagements pleins d’ambiguïtés.

⇒ Le calvaire des protestants dans le système concentrationnaire

Toute manifestation de vie religieuse étant totalement interdite, « l’évocation de la vie spirituelle dans les camps de concentration doit être empreinte de beaucoup de sobriété » (pasteur Aimé Bonifas) [détenu #20801 dans les bagnes nazis]. Prière individuelle, rares célébrations clandestines, dans des conditions souvent indescriptibles. De nombreux écrits évoquent ces personnalités qui ont témoigné de leur liberté intérieure et de leur solidarité en rapport avec leur force spirituelle.

Références ↑ :

3. Confrontation entre catholiques conservateurs et national-socialistes

Du côté catholique, dès 1931,  les évêques allemands interdisent aux catholiques de joindre le NSDAP en déclarant qu’« on ne peut être catholique et nazi à la fois ». Joseph Goebbels lance alors une campagne d’intimidation contre Mgr Bernhard Lichtenberg. En 1933, après la prise de pouvoir des nazis, son logement est fouillé par la Gestapo. En 1935, ayant appris la réalité des camps de concentration, il proteste dans une lettre adressée à Hermann Göring. Suite aux premiers pogroms en 1938,  Mgr Lichtenberg déclare dans un sermon qu’il priera publiquement chaque jour à la cathédrale Sainte-Edwige de Berlin pour les Juifs et les chrétiens non-aryens persécutés. En 1941, il est arrêté par les SS, emprisonné et torturé. Il répond à ses tortionnaires : « Je n’ai qu’un seul Führer : Jésus-Christ ». Bernhard Lichtenberg meurt déporté en 1943.

Après son ascension au pouvoir en 1933, Hitler s’était arrangé pour signer un accord concordataire avec l’Église romaine, plaçant la catholicité allemande dans le giron de l’État tout en garantissant, en théorie, les droits de l’Église romaine et des familles catholiques en Allemagne. L’article 14 du concordat stipulait que « Les nominations d’archevêques, d’évêques et toute autre nomination ne deviendront définitives que lorsque le représentant du Reich aura donné son accord. »

Comme en Italie, le concordat n’est pas respecté. Lors de la Nuit des longs couteaux, des dirigeants des mouvements de jeunesse catholique sont exécutés par les SS. À partir de l’automne 1933, les Nazis persécutent le clergé. Au cours de l’été 1934, le Chancelier autrichien Engelbert Dollfuss, un fervent catholique, est assassiné. Face au viol continuel du concordat, Rome réagit en mettant à l’Index Le mythe du XXème siècle, ouvrage de l’idéologue nazi Alfred Rosenberg, et en adressant 55 lettres de protestation entre 1933 et 1937, date de la condamnation officielle de l’attitude et de l’idéologie du Troisième Reich par l’encyclique anti-nazie Mit Brennender Sorge du pape Pie XI. La diffusion de ce texte condamnant le racisme et le néo-paganisme du régime nazi est interdite par la Gestapo. Mais des centaines de paroisses refusent de se plier devant cette censure. Suite à sa lecture publique lors des cultes catholiques à travers toute l’Allemagne, environ 1100 prêtres catholiques allemands sont arrêtés ! 447 d’entre eux ainsi que plusieurs évêques sont internés au camp de concentration de Dachau en Bavière ; 94 y périssent.

Références ↑ :

4. L’hostilité du Führer à la foi chrétienne

Hitler éprouvait un grand intérêt pour la religion islamique et regrettait que ses armées n’eussent pas triomphé à Poitiers en l’an 732 :

« Le gouvernement aussi des Arabes en Espagne fut quelque chose d’infiniment distingué : les plus grands scientifiques, penseurs, astronomes, mathématiciens, une des époques les plus humaines, en même temps qu’une chevalerie colossale. Lorsque, plus tard, y vint le christianisme, alors on peut dire : les barbares. La chevalerie qu’avaient les Castillans était en réalité un héritage arabe. Si Charles Martel n’avait pas vaincu à Poitiers, puisque le monde juif s’était déjà emparé de nous – que le christianisme est bien quelque chose de fade – nous aurions bien mieux encore reçu le mahométisme, cette doctrine de la récompense de l’héroïsme : le combattant seul a le septième ciel ! Les Germains auraient avec cela conquis le monde, ce n’est que par le christianisme que nous en avons été tenus éloignés. »

Source ↑ : François Genoud, Libres propos d’Adolf Hitler sur la Guerre et la Paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Paris, Frammarion, 1952. Martin Bormann était le Chef de la Chancellerie du NSDAP. Ces extraits de conversations furent transcrits et par le Sous-Secrétaire d’État nazi Heinrich Heims et transmis de Berlin à sa femme Gerda Bormann au Nid d’Aigle en Bavière. François Genoud les compila et les publia par la suite. Les propos ici cités ont été tenus à son Quartier-Général le 27 août 1942.

Hitler était mécontent que les Allemands vouent un culte au Christ et non aux autres religions orientales :

« Et cette fois nous éprouvons une violente sensation de colère à la pensée que des Allemands ont pu s’enliser dans des doctrines théologiques privées d’une quelconque profondeur quand sur la vaste terre il y en a d’autres, comme celle de Confucius, de Bouddha et de Mahomet, qui à l’inquiétude religieuse offrent un aliment d’une bien autre valeur. »

Hitler avait en haute estime les anciennes croyances païennes :

« Le paysan doit savoir ce que l’Église lui a dérobé : l’appréhension mystérieuse et directe de la Nature, le contact instinctif, la communion avec l’Esprit de la terre. C’est ainsi qu’il doit apprendre à haïr l’Église. Il doit apprendre progressivement par quels trucs les prêtres ont volé leur âme aux Allemands. Nous gratterons le vernis chrétien et nous retrouverons la religion de notre race. »

Hitler planifiait détruire l’Église une fois qu’il en aurait fini avec les Juifs, trisomiques, démocrates, et autres ennemis du national-socialisme :

« Quant aux autres, je n’ai pas besoin d’eux, Je vous garantis que, si je le veux, j’anéantirai l’Église en quelques années, tant cet appareil religieux est creux, fragile et mensonger. Il suffira d’y porter un coup sérieux pour le démolir. Nous les prendrons par leur rapacité et leur goût proverbial des bonnes choses. Je leur donne tout au plus quelques années de sursis. Pourquoi nous disputer ? Ils avaleront tout, à la condition de pouvoir conserver leur situation matérielle. Ils succomberont sans combat. Ils flairent déjà d’où souffle le vent, car ils sont loin d’être bêtes. »

Hitler croyait que l’Église et les membres du clergé étaient aussi mauvais que les Noirs et les Juifs :

« Je leur arracherais du visage leur masque de respectabilité. Et si cela ne suffit pas, je les rendrais ridicules et méprisables. Je ferai tourner des films qui raconteront l’histoire des hommes noirs. Alors on pourra voir de près l’entassement de folie, d’égoïsme sordide, d’abrutissement et de tromperie qu’est leur Eglise. On verra comment ils ont fait sortir l’argent du pays, comment ils ont rivalisé d’avidité avec les juifs, comment ils ont favorisé les pratiques les plus honteuses. Nous rendrons le spectacle si excitant que tout le monde voudra le voir et qu’on fera de longues queues à la porte des cinémas. Et si les cheveux se dressent sur la tête des bourgeois dévots, tant mieux. »

Hitler avait la ferme intention de combattre l’Église romaine :

« L’Église catholique, c’est une grande chose. […] Mais leur temps est passé. Du reste, ils le savent bien. Ils ont assez d’esprit pour le comprendre et pour ne pas se laisser entraîner dans le combat. Si toutefois ils voulaient entamer la lutte, je n’en ferais certainement pas des martyrs. Je me contenterais de les dénoncer comme de vulgaires criminels. »

L’« Église allemande unie » qu’Hitler voulait créer n’était qu’une étape de son plan pour mettre les Églises sous son contrôle et éventuellement les détruire :

« Laissons de côté les subtilités. Qu’il s’agisse de l’Ancien Testament ou du Nouveau, ou des seules paroles du Christ, comme le voudrait Houston Stewart Chamberlain, tout cela n’est qu’un seul et même bluff judaïque. Une Église allemande ! Un christianisme allemand ? Quelle blague ! On est ou bien chrétien ou bien allemand, mais on ne peut être les deux à la fois. »

Hitler espérait que les Allemands oublieraient le christianisme en faveur d’une nouvelle foi germanique :

« Pour notre peuple, au contraire, la religion est affaire capitale. Tout dépend de savoir s’il restera fidèle à la religion judéo-chrétienne et à la morale servile de la pitié, ou s’il aura une foi nouvelle forte, héroïque, en lui-même, en un Dieu indissociable de son destin et de son sang. »

La relative tolérance de l’Église n’était qu’un plan d’Hitler pour éventuellement l’éradiquer :

« Le fascisme peut, s’il le veut, faire sa paix avec l’Église. Je ferai de même. Pourquoi pas ? Cela ne m’empêchera nullement d’extirper le christianisme de l’Allemagne. Les Italiens, gens naïfs, peuvent être en même temps des païens et des chrétiens. Les Italiens et les Français, ceux qu’on rencontre à la campagne, sont des païens. Leur christianisme est superficiel, reste à l’épiderme. Mais l’Allemand est différent. Il prend les choses au sérieux : il est chrétien ou païen, mais non l’un et l’autre. D’ailleurs, comme Mussolini n’arrivera jamais à faire de ses fascistes des héros, peu importe qu’ils soient païens ou chrétiens. »

Source des huit citations ci-dessus ↑ : Hermann Rauschning, Hitler m’a dit, Paris, Hachette Livre, 1995 (1939), p. 91-99. Ces propos furent prononcés en 1933-1934.

Hitler haïssait le christianisme à cause de ses liens avec le judaïsme :

« D’autres enfin, et c’est évidemment le courant dominant, celui auquel Hitler s’associe, se bornent à une critique acerbe du christianisme, conçu comme une religion orientale, déformée sous l’action de Saint Paul, marquée du sceau des Juifs, une religion de dégénérés et de malades, dont la morale, sous le nom de charité, de pitié, de résignation, de pardon des injures, d’amour du prochain, enseigne la faiblesse, la peur, la lâcheté, les scrupules, le déshonneur, s’oppose à toutes les vertus martiales et achemine les peuples à l’esclavage. »

Source ↑ : André François-Poncet, Souvenirs d’une ambassade à Berlin de 1931 à 1938, Paris, Éditions Flammarion, 1946, p. 80.

Un des collaborateurs les plus proches et les plus dévoués d’Hitler considérait le paganisme gréco-romain comme de même valeur que le christianisme :

« Le christianisme et la syphilis avaient rendu l’humanité malheureuse et l’avaient privée de liberté. Quelle différence entre un Zeus souriant bienveillant et sage, et un Christ crucifié et tiraillé par la souffrance ? »

Source ↑ : Josef Goebbels citant Arthur Schopenhauer dans son journal intime, le 8 avril 1941. Schopenhauer avait aussi une opinion favorable de l’hindouisme et du bouddhisme.

Hitler croyait que l’Église était une ennemie des Allemands :

« Le germanisme dut ainsi rétrograder lentement, mais sans arrêt, devant cet abus sournois de la religion et faute de toute défense suffisante. […] Les efforts anti-allemands des Habsbourg ne trouvèrent point, surtout parmi le clergé supérieur, l’opposition qui s’imposait, et la défense même des intérêts allemands fut complètement négligée. L’impression générale ne pouvait pas varier : le clergé catholique tel quel causait un brutal préjudice aux droits des Allemands. Il paraissait donc que l’Église non seulement n’était pas de cœur avec le peuple allemand, mais qu’elle se rangeait de la façon la plus injuste aux côtés de ses adversaires. La raison de tout le mal, d’après Schoenerer, résidait dans le fait que la tête de l’Église catholique ne se trouvait point en Allemagne ; et c’était là une cause suffisante de son attitude hostile aux intérêts de notre nation. »

Source ↑ : Adolf Hitler, Mon Combat – Mein Kampf, Le Vaumain (Oise), Nouvelles Éditions Latines, 1934 (1924), p. 112-113.

Il n’est donc pas surprenant que cette attitude hostile envers le christianisme se soit traduite par plusieurs politiques anti-chrétiennes, notamment en forçant les Églises protestantes à inclure une mention d’adhésion aux idées du régime hitlérien dans leurs confessions de foi et en interdisant la publication de tout écrit théologique n’étant pas au diapason idéologique de la servile « Église du Reich ».

AristoteMontSaintMichel

Par Roger-Pol Droit | Le Monde des Livres | 03.04.08

Sylvain Gouguenheim : Et si l’Europe ne devait pas ses savoirs à l’islam ?

L’historien Sylvain Gouguenheim récuse l’idée que la science des Grecs ait été transmise à l’Occident par le monde musulman.  Étonnante rectification des préjugés de l’heure, ce travail de Sylvain Gouguenheim va susciter débats et polémiques. Son thème : la filiation culturelle monde occidental-monde musulman.  Sur ce sujet, les enjeux idéologiques et politiques pèsent lourd.  Or cet universitaire des plus sérieux, professeur d’histoire médiévale à l’École normale supérieure de Lyon, met à mal une série de convictions devenues dominantes.  Ces dernières décennies, en suivant notamment Alain de Libera ou Mohammed Arkoun, Edward Saïd ou le Conseil de l’Europe, on aurait fait fausse route sur la part de l’islam dans l’histoire de la culture européenne.

Que croyons-nous donc ?  En résumé, ceci : le savoir grec antique – philosophie, médecine, mathématique, astronomie – après avoir tout à fait disparu d’Europe, a trouvé refuge dans le monde musulman, qui l’a traduit en arabe, l’a accueilli et prolongé, avant de le transmettre finalement à l’Occident, permettant ainsi sa renaissance, puis l’expansion soudaine de la culture européenne. Selon Sylvain Gouguenheim, cette vulgate n’est qu’un tissu d’erreurs, de vérités déformées, de données partielles ou partiales.  Il désire en corriger, point par point, les aspects inexacts ou excessifs.

« ÂGES SOMBRES »

Y a-t-il vraiment eu rupture totale entre l’héritage grec antique et l’Europe chrétienne du haut Moyen Age ? Après l’effondrement définitif de l’Empire romain, les rares manuscrits d’Aristote ou de Galien subsistant dans des monastères n’avaient-ils réellement plus aucun lecteur capable de les déchiffrer ? Non, réplique Sylvain Gouguenheim.  Même devenus ténus et rares, les liens avec Byzance ne furent jamais rompus : des manuscrits grecs circulaient, avec des hommes en mesure de les lire.  Durant les prétendus « âges sombres », ces connaisseurs du grec n’ont jamais fait défaut, répartis dans quelques foyers qu’on a tort d’ignorer, notamment en Sicile et à Rome.  On ne souligne pas que de 685 à 752 règne une succession de papes… d’origine grecque et syriaque ! On ignore, ou on oublie qu’en 758-763, Pépin le Bref se fait envoyer par le pape Paul Ier des textes grecs, notamment la Rhétorique d’Aristote.

Cet intérêt médiéval pour les sources grecques trouvait sa source dans la culture chrétienne elle-même.  Les Évangiles furent rédigés en grec, comme les épîtres de Paul. Nombre de Pères de l’Église, formés à la philosophie, citent Platon et bien d’autres auteurs païens, dont ils ont sauvé des pans entiers. L’Europe est donc demeurée constamment consciente de sa filiation à l’égard de la Grèce antique, et se montra continûment désireuse d’en retrouver les textes.  Ce qui explique, des Carolingiens jusqu’au XIIIe siècle, la succession des « renaissances » liées à des découvertes partielles.

La culture grecque antique fut-elle pleinement accueillie par l’islam ? Sylvain Gouguenheim souligne les fortes limites que la réalité historique impose à cette conviction devenue courante.  Car ce ne furent pas les musulmans qui firent l’essentiel du travail de traduction des textes grecs en arabe.  On l’oublie superbement : même ces grands admirateurs des Grecs que furent Al-Fârâbî, Avicenne et Averroès ne lisaient pas un mot des textes originaux, mais seulement les traductions en arabe faites par les Araméens… chrétiens !

Parmi ces chrétiens dits syriaques, qui maîtrisaient le grec et l’arabe, Hunayn ibn Ishaq (809-873), surnommé « prince des traducteurs », forgea l’essentiel du vocabulaire médical et scientifique arabe en transposant plus de deux cents ouvrages – notamment Galien, Hippocrate, Platon. Arabophone, il n’était en rien musulman, comme d’ailleurs pratiquement tous les premiers traducteurs du grec en arabe.  Parce que nous confondons trop souvent « Arabe » et « musulman », une vision déformée de l’histoire nous fait gommer le rôle décisif des Arabes chrétiens dans le passage des œuvres de l’Antiquité grecque d’abord en syriaque, puis dans la langue du Coran.

Une fois effectué ce transfert – difficile, car grec et arabe sont des langues aux génies très dissemblables -, on aurait tort de croire que l’accueil fait aux Grecs fut unanime, enthousiaste, capable de bouleverser culture et société islamiques.  Sylvain Gouguenheim montre combien la réception de la pensée grecque fut au contraire sélective, limitée, sans impact majeur, en fin de compte, sur les réalités de l’islam, qui sont demeurées indissociablement religieuses, juridiques et politiques.  Même en disposant des œuvres philosophiques des Grecs, même en forgeant le terme de « falsafa » pour désigner une forme d’esprit philosophique apparenté, l’islam ne s’est pas véritablement hellénisé.  La raison n’y fut jamais explicitement placée au-dessus de la révélation, ni la politique dissociée de la révélation, ni l’investigation scientifique radicalement indépendante.

Il conviendrait même, si l’on suit ce livre, de réviser plus encore nos jugements.  Au lieu de croire le savoir philosophique européen tout entier dépendant des intermédiaires arabes, on devrait se rappeler le rôle capital des traducteurs du Mont-Saint-Michel.  Ils ont fait passer presque tout Aristote directement du grec au latin, plusieurs décennies avant qu’à Tolède on ne traduise les mêmes œuvres en partant de leur version arabe.  Au lieu de rêver que le monde islamique du Moyen Age, ouvert et généreux, vint offrir à l’Europe languissante et sombre les moyens de son expansion, il faudrait encore se souvenir que l’Occident n’a pas reçu ces savoirs en cadeau.  Il est allé les chercher, parce qu’ils complétaient les textes qu’il détenait déjà.  Et lui seul en a fait l’usage scientifique et politique que l’on connaît.

Somme toute, contrairement à ce qu’on répète crescendo depuis les années 1960, la culture européenne, dans son histoire et son développement, ne devrait pas grand-chose à l’islam.  En tout cas rien d’essentiel.  Précis, argumenté, ce livre qui remet l’histoire à l’heure est aussi fort courageux.

Sylvain Gouguenheim, Aristote au mont Saint-Michel : Les racines grecques de l’Europe chrétienne, Paris, Éditions du Seuil, Collection « L’Univers historique », 2008, 282 p.

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Source : Roger-Pol Droit, « Sylvain Gouguenheim : Et si l’Europe ne devait pas ses savoirs à l’islam ? », Le Monde des Livres, 3 avril 2018.