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Archive for the ‘Théonomie scripturaire’ Category

Dernière mise-à-jour : 21 avril 2017.

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Dernière mise-à-jour : 21 avril 2017.

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Post Tenebras Lux

Le présent Recueil de droit biblique est conçu pour aider les chrétiens qui cherchent à connaître les solutions bibliques à leurs questionnements juridiques, ou qui désirent savoir à quoi ressemblerait le droit en vigueur dans une collectivité civile réellement chrétienne. Les lois sélectionnées sont donc celles qui relèvent de la compétence du gouvernement civil, le droit uniquement ecclésial et familial étant omis. La facture de ce Recueil est à mi-chemin entre une codification et un traité doctrinal. Les dispositions (textes bibliques véhiculant des règles de droit) sont reproduites telles quelles lorsqu’elles sont suffisamment claires pour être comprises à leur face même. Elles sont accompagnées de commentaires et de développements explicatifs lorsque leur compréhension nécessite un certain degré de casuistique juridique (c-à-d d’analyse détaillée).

Addenda casuistiques :

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Vous pouvez accéder à un argumentaire élaboré pro-théonomie ici et à une prédication pro-théonomie ici.

MENER UNE VIE PAISIBLE… EN TOUTE PIÉTÉ !

Certains chrétiens croient que l’apôtre Paul souscrit à la liberté religieuse illimitée lorsqu’il nous exhorte « à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. » (1 Timothée 2:1-2). Mais à y regarder de plus près, le « nous » qui devons pouvoir mener une « vie paisible » auquel Paul se réfère correspond aux chrétiens, parce que Paul précise que cette vie paisible se caractérise par la « piété », ce qui exclut logiquement le paganisme.

ÊTRE JUGÉ SANS LA LOI OU AVEC LA LOI ?

Certains chrétiens alléguent que puisque la loi est difficile à suivre, alors il vaut mieux ne pas essayer de la suivre afin de ne pas courir le risque d’être jugé selon celle-ci, étant donné que la Bible dit que « tous ceux qui ont péché sans la loi périront sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi » (Romains 2:12).

Paul affirme plusieurs choses inter-reliées dans ce chapitre. D’abord, tous les hommes sont coupables de péché devant Dieu, même les juifs (Romains 2:19). Ensuite, tous les hommes ont reçus la loi, d’une façon ou d’une autre. Les juifs, les chrétiens et tous ceux qui ont entendus l’Évangile ont reçus la loi d’une façon magistrale (révélation biblique), et les païens d’une façon naturelle (en vertu de la Création), puisque « la loi est écrite dans leur cœur, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour » (v. 2:15). Tous les hommes, ayant reçus la loi sous une forme ou l’autre, sont « inexcusables » (v. 1), puisque « c’est par la loi que vient la connaissance du péché » (v. 20) — il ne peut pas y avoir de transgression sans règle à transgresser : « Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. » (1 Jean 3:4).

Ce qu’il faut comprendre de Romains 2:12, c’est que la sévérité du jugement que Dieu appliquera sera proportionnelle à la forme de loi reçue. Autrement dit, ceux qui ont entendus la loi révélée seront jugés plus sévèrement que ceux qui n’ont connu que la « loi intérieure », nonobstant de l’acceptation de cette dite loi. Cela est illustré par ce que Jésus dit aux apôtres : « Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. Je vous le dit en vérité, au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là. » Ainsi, Sodome sera traitée moins sévèrement parce qu’elle n’avait que la loi « intérieure » et pas encore la loi révélée. La destruction matérielle de Sodome préfigurant sa perdition éternelle, les hommes ayant entendus la loi révélée seront au moins aussi sévèrement châtiés.

TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME

La Bible dit que « toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci : tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5:14). Aimer Dieu et son prochain est un résumé de la loi morale (Matthieu 22:40). Un résumé n’annule pas ce qu’il résume, au contraire ! En disant cela, Jésus endosse l’Ancien Testament (Lévitique 19:18b : « tu aimeras ton prochain comme toi-même »), où il est clair qu’aimer Dieu et son prochain implique la responsabilité collective de concourir au maintien de la loi morale (incluant ses composantes civiles) dans la sphère sociopolitique.

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Jean Chrysostome défiant l'impératrice arienne Aelia Eudoxie

Jean Chrysostome défiant l’impératrice arienne Aelia Eudoxie

Romains 13 (et les passages similaires tel Tite 3:1 et 1 Pierre 2:13-17) sont souvent compris à contre-sens par les chrétiens : Les rois, princes ou autorités civiles pourraient faire tout ce qu’elles veulent et les chrétiens ne pourraient pas s’y opposer activement. Or la vérité est l’inverse : la légitimité des autorités civiles est conditionnée par la loi divine et les chrétiens peuvent — voire doivent — s’opposer aux autorités civiles qui désobéissent à la loi divine (lire Exode 1:15-21). Comment sa fait-il alors que la Bible dit « toute autorité vient de Dieu » ? Les Pères de l’Église et les réformateurs calvinistes expliquèrent qu’il faut distinguer entre l’office de magitrature et la personne du magistrat.

Commençons par citer l’Homélie 23 sur l’Épître aux Romains de Jean Chrysostome, patriarche de Constantinople de l’an 397 à 404 :

« “Car il n’y a point de puissance”, dit l’apôtre, “qui ne vienne de Dieu”. Que dites vous ? Tout prince a été ordonné prince par Dieu ? Ce n’est pas là ce que je dis, répond l’apôtre ; car je ne parle pas des princes individuellement, je ne m’occupe que de l’institution elle-même. […] L’apôtre ne dit pas car il n’y a pas de prince qui ne vienne de Dieu, mais c’est de l’institution elle-même qu’il parle, et il dit : “Qu’il n’y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et les puissances qui existent ont été ordonnées par Dieu”. De même quand le Sage dit : “C’est par le Seigneur que la femme est appropriée à l’homme” (Proverbes 19.14), il affirme que le mariage est institué par Dieu, et non pas que c’est Dieu lui-même qui marie tel homme à telle femme ; car nous voyons souvent des mauvais mariages, qui ne sont pas conformes à la loi du mariage, et nous ne devons pas les attribuer à Dieu. […] “Car il est le ministre de Dieu, pour exécuter sa vengeance, en punissant celui qui fait de mauvaises actions.” L’apôtre ne veut pas que le châtiment, la vengeance, l’épée vous fasse reculer d’épouvante, et il répète que le prince remplit la loi de Dieu. »

Source : Jacques DE PENTHOS, Saint Jean Chrysostome – Homélies sur les épîtres de saint Paul, Tome II : Lettre aux Romains – Lettre aux Éphésiens, Paris, François-Xavier de Guibert, 2009, p. 141-142 sur 286. {Homélie complète ici}

Au XVIIe siècle, Samuel Rutherford, un juriste écossais, professeur de théologie à l’Université de St Andrews, composa le premier traité de droit constitutionnel moderne, Lex Rex : The Law is King (« la loi crée le roi », et non le « le roi crée la loi ») publié en 1644. Le juriste écossais y démontre, à la Question 1, que « nous ne pouvons pas ne pas différencier entre l’institution ou l’office, c’est-à-dire le gouvernement, et les personnes désignées à cet office ». Et à la Question 5, que « la royauté vient de Dieu, mais les rois viennent des hommes ». Pourquoi donc ? Samuel Rutherford observe que Dieu dote rarement les collectivités humaines de dirigeants politiques de façon immédiate, mais le fait habituellement de façon médiate, par l’entremise des populations concernées. Ainsi, Dieu institue l’office de magistrat, mais ce sont les hommes qui nomment et destituent certains de leurs compaires à cet office.

Source : Pierre LURBE, « Résistance et régicide dans “Lex Rex” (1644) de Samuel Rutherford », Études Épistémè, 15 (2009), p. 36-43.

Portrait de Samuel Rutherford

Portrait de Samuel Rutherford

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Dernière mise-à-jour : 21 avril 2017.

Debout pour le maintient du droit biblique, Paris, 2014

Debout pour le maintient du droit biblique, Paris, 2014

Debout pour le maintient du droit biblique, Washington, 2012

Autre argumentaire théonomiste en français : Le chrétien et la loi de Dieu, par Vincent Bru.

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