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Archive for the ‘Théologie des alliances’ Category

Signature du National Covenant d’Écosse, Édimbourg, 28 février 1638.

Dernière mise-à-jour : 18 mai 2018.

Ce document est téléchargeable et imprimable.

Étude présentant la toile de fond du thème des alliances divines : La théologie des alliances réformée baptiste [Le Monarchomaque]

Ressources réformées baptistes supplémentaires sur les alliances civiles (aussi dites alliances sociales, alliances nationales ou alliances étatiques), consultez :

Ressources réformées congrégationalistes sur les alliances civiles et les alliances ecclésiales :

Complément sur l’institution alliancielle qu’est l’État dans la théologie politique du réformateur Jean Calvin (1509-1564) et du jurisconsulte réformé Johannes Althusius (1557-1638) :

Pour Calvin, toute la création avec ses relations est liée à Dieu et existe en alliance avec lui. Le gouvernement comme le citoyen existent sous le regard de Dieu, en alliance avec lui et les uns avec les autres. Les êtres humains, étant en alliance avec Dieu, sont appelés à être serviteurs les uns des autres dans des relations mutuelles. Les liens tissés entre les hommes ne sont que l’expression horizontale de la relation verticale qui existe entre chacun d’entre eux et Dieu. Ainsi le social et le culturel sont des domaines où l’homme est appelé à accomplir le grand commandement. «L’équité, d’autant qu’elle est naturelle, est toujours la même pour tous les peuples ; et c’est pourquoi toutes les lois du monde, de quelque affaire que ce soit, doivent revenir à une même équité… Cette équité est le but, la règle et la fin de toutes lois.» Elle (l’équité) est seulement assujettie à la loi perpétuelle de l’amour.

Ainsi l’attitude de Calvin vis-à-vis du gouvernement est plus positive que celle de son aîné de Wittenberg en raison de ses idées sur l’alliance ; mais, en même temps, celles-ci le poussent à être plus critique face aux abus, car cette alliance devrait se concrétiser dans l’amour de l’autre. Celui qui gouverne est et devrait se considérer comme un «ministre de Dieu». En tant que tel, il exerce «une vocation non seulement sainte et légitime devant Dieu, mais aussi très sacrée et honorable entre toutes les autres», et constitue le «tribunal de Dieu sur la terre». En maintenant le droit et la justice, il défend le Royaume de Dieu de façon indirecte, d’une part, en établissant et maintenant la justice sociale et, d’autre part, en érigeant une digue contre l’anarchie et l’hérésie.

[…]

Comme moyen pour développer la vie commune, la politique consiste, essentiellement, à établir un acte d’association constitué par des ententes mutuelles ou des alliances. Cela se réalise par un serment, ou un vœu, inclus dans un pacte précisant comment vivre ensemble dans une reconnaissance mutuelle. Cette confiance, indispensable pour toute action collective, crée le lien par lequel les êtres humains se donnent les uns aux autres, selon les fonctions diverses et variées de la société, dans des alliances qu’ils forment. Tel est le fondement de la «communication» [partage en latin] qui, selon Althusius, n’est pas simplement un fait verbal, mais l’échange et le partage de tout ce qui contribue au bien des individus et de l’ensemble social. La communication est une communion de vie. Un pacte qui lie les personnes qui consentent à vivre ensemble porte des fruits de justice, de paix et de bonheur.

[…]

Dans ses grandes lignes, cette théorie [de Johannes Althusius, un jurisconsulte de Frise orientale] montre comment le protestantisme a contribué au développement des libertés et à l’épanouissement culturel des personnes et des groupes dans la société. Dans ses principes, la théorie politique de la Réforme nous lègue un héritage qu’il ne faudrait pas oublier. Voici quelques-uns de ses traits :

[…]

La notion biblique d’alliance, qui s’exprime dans une multitude d’accords, est fondamentale pour la vie familiale, professionnelle, ecclésiastique, culturelle, économique ou même ludique.

[…]

La tyrannie critiquée par les réformateurs s’est développée dans le monde moderne grâce à l’appui des mythes de la politique du pouvoir et de l’État-Providence. La notion d’une souveraineté [con]fédéralisée et horizontale s’exprimant dans une multitude d’endroits, à la manière d’Althusius, constituerait un garde-fou contre les abus de l’autorité hiérarchisée. Elle permettrait le développement de «différentes sphères de vie sociale [comme l’école chrétienne, l’église locale, le marché public, le syndicat ouvrier ou l’association professionnelle, etc.] qui n’ont rien au-dessus d’elles que Dieu… l’État n’a rien à commander quant à leur domaine». Les concentrations de pouvoir au sein d’un État centralisé anonyme peuvent être dangereuses.

Provenance : Paul Wells, La théorie politique « réformationnelle » et le pacte social [Calvinisme.ch]

EdimbourgCovenant

Signature du National Covenant d’Écosse, Édimbourg, 28 février 1638.

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Dernière mise-à-jour : 8 mai 2018.

Je suggère au lecteur de consulter également cet autre billet du même thème sur Le Monarchomaque : Les institutions alliancielles : familles, églises et États

Théologie des Alliances

Ce document présente la théologie des alliances réformé baptiste telle que systématisée et synthétisée par les fondateurs de cette dénomination au XVIIe siècle, puis récemment redécouverte et rafraichie par divers érudits baptistes d’obédience calviniste. Il est téléchargeable et imprimable.

« Celui-ci dira : ‹ Je suis à l’Éternel › ; Celui-là se revendiquera du nom de Jacob ; Cet autre écrira de sa main : ‹ Je suis à l’Éternel ! › et prononcera avec amour le nom d’Israël. »
— Ésaïe 44:5

PeopleOfGod

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CoursHeritage

L’alliance de grâce à travers l’histoire du peuple de Dieu. Extrait du cours de théologie Nous croyons en Jésus.

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L’Église, c’est l’Église, et Israël, c’est Israël. Puissent-ils ne jamais être confondus. Voilà ce que soutiennent les dispensationalistes et les autres adhérents (conscients ou inconscients) de la théologie de la double alliance, qui prétendent que les Juifs ethniques sont le peuple de Dieu plutôt que les chrétiens (ou, au mieux, que Dieu a deux peuples séparés et deux moyens de salut différents). Pourquoi cette position est-elle erronée ?

Les des noms, appellations, qualificatifs, etc. que Dieu a utilisé pour Israël dans l’Ancien Testament sont massivement appliquées à l’Église dans le Nouveau Testament. Par exemple…

En Nombres 16.3 et Deutéronome 33.3, Dieu appelle Israël « saints ».
Dans Éphésiens 1.1 et Romains 1.7, il appelle l’Église « saints ».

En Deutéronome 7.6-7 et 14.2, Il identifie Israël comme « l’élu ».
Dans Colossiens 3.12, Tite 1.1 et Éphésiens 1, Il appelle l’Église « les élus ».

En Deutéronome 7.7-8 et 4.37, Il s’adresse à Israël comme le « bien-aimé ».
Dans Colossiens 3.12 et 1 Thessaloniciens 1.4, il s’adresse à l’Église comme « bien-aimé ».

En Ésaïe 41.9 et 43.1, Dieu explique qu’Israël a été « appelé ».
Dans le Nouveau Testament, Il dit aux saints dans Romains 1.6-7 et Colossiens 1.2 qu’ils sont les « appelés ».

En Ézéchiel 34 et Psaumes 77.20, Dieu considère Israël comme Son « troupeau ».
Dans Luc 12.32, Actes 20.28 et 1Pierre 5.2, c’est l’Église qui est Son « troupeau ».

En Exode 19.5-6, Dieu dit à Israël qu’ils sont une nation sainte, un « royaume de sacrificateurs et une nation sainte ». Dans 1 Pierre 2.9-10, l’apôtre dit à l’Église : « Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; Vous qui autrefois n’étiez point un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez point obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde. »

En Deutéronome 7.6, Dieu déclare Israël saint (dans le sens de consacré, ou mis à part).
Dans 1 Pierre 1.15-16, c’est l’Église qui est sainte et mise à part.

En Lévitique 26.11, Dieu dit qu’Il « tabernacle » (ou habite) parmi Israël.
Dans le Nouveau Testament, Jean nous dit : « et la Parole a été faite chair, et a habité [tabernaclé] parmi nous » (Jean 1.14).

Dieu est marié à Israël en Ésaïe 54.4 ; Jérémie 3.14 et 6.2 ; 31.21 ; et Osée 2.19.
Dans le Nouveau Testament, c’est l’Église qui est mariée à Dieu par le Christ (qui est Dieu) dans Éphésiens 5.22-23 et 2 Corinthiens 11.2.

Comme si cela ne suffisait pas, Dieu dit en Lévitique 26.12, « Et je marcherai au milieu de vous ; je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple. » Dans 2 Corinthiens 6.16-18, l’apôtre Paul, sous l’inspiration du Saint-Esprit, écrit : « Et quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. »

Source : cette capsule produite par Nicene Council

Traduction : Libre avec Dieu

Compléments :

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