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Archive for the ‘Postmillénarisme’ Category

« Le message fondamental de l’eschatologie biblique est la Victoire, dans le temps et sur la terre (dans l’histoire) ; une victoire complète & globale, pas simplement une victoire psychologique intériorisée du genre “sourire sur nos visages, joie dans nos cœurs”. »

— Gary North, 17 décembre 1986

Le présent article est un plaidoyer en faveur d’une eschatologie victorieuse et conquérante. Il est composé de trois sections. Dans la première section (La foi chrétienne dans le progrès), sont reproduits des extraits d’un travail du sociologue & historien des religions Rodney Stark (1934-) expliquant comment le métarécit rédemptif biblique (Création-Chute-Rédemption) a révolutionné la compréhension humaine de l’histoire et rendu possible des progrès qui auraient autrement été inimaginables. Dans la deuxième section (Le futur âge d’or de la Chrétienté universelle), sont reproduits des extraits d’une œuvre du théologien puritain Jonathan Edwards (1703-1758) esquissant les caractéristiques distinctives d’une période bénie & heureuse dans l’avenir de l’humanité où le Royaume de Dieu aura presque entièrement (quoique pas encore totalement) vaincu les forces du Mal. Dans la troisième section (Le combat des deux cités), sont reproduits des extraits d’un livre du pasteur & professeur réformé Pierre Courthial (1914-2009) sur la lutte salutaire que la Cité de Dieu (le peuple allianciel chrétien) a le devoir de mener contre la Cité de l’Adversaire (Satan et ses serviteurs) dans le cadre du Mandat créationnel (Genèse 1:26-30) et de la Grande commission (Matthieu 28:16-20).

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1. La foi chrétienne dans le progrès

→ Rodney Stark, Le triomphe de la raison : Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Presses de la Renaissance, Paris, 2007, p. 24-29 sur 355.

« Des efforts pour mieux comprendre la nature de Dieu supposent la possibilité d’un progrès. […] À l’exception du judaïsme, les autres grandes croyances ont conçu l’histoire soit comme un cycle se répétant à l’infini, soit comme un inévitable déclin. […] Le judaïsme et le christianisme ont nourri une conception millénariste de l’histoire, culminant dans la Fin des temps. […] L’idée de progrès est profondément manifeste dans le christianisme. Comme l’a dit John Macmurray : ‹ Le simple fait que nous ayons l’idée de progrès montre l’étendue de l’influence du christianisme sur nous. › […]

Dès les premiers temps, les théologiens chrétiens ont considéré que l’application de la raison peut fournir une compréhension de plus en plus précise de la volonté de Dieu. Saint Augustin nota même s’il y a ‹ certains points relevant de la doctrine que nous ne pouvons pas encore saisir […] nous en serons un jour capables › [La Cité de Dieu, tome 22, chapitre 24]. Saint Augustin célébrait non seulement le progrès théologique, mais également le progrès matériel, terrestre. Au début du Vème siècle, il s’exclamait dans ses écrits : ‹ […] Quels progrès merveilleux, et on pourrait dire stupéfiants, l’industrie humaine a faits dans les techniques du tissage, de la construction, de l’agriculture et de la navigation ! › Et il poursuit en admirant ‹ la maîtrise acquise en ce qui concerne les mesures et le calcul ! Avec quelle sagacité ont été découverts les mouvements et les conjonctions des étoiles ! › [La Cité de Dieu, 22:24] L’optimisme de saint Augustin était typique. […]

L’engagement chrétien en faveur du progrès par le biais de la rationalité [≠ rationalisme] a culminé avec la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin, publiée à Paris vers la fin du XIIIème siècle. […] Saint Thomas d’Aquin et ses nombreux émules [étaient engagés] en faveur d’une perception progressive de la volonté de Dieu. […] En fait, saint Augustin reconnaissait franchement qu’il était possible pour un lecteur ultérieur de saisir, avec l’aide de Dieu, une signification scripturale que même la personne qui avait écrit le texte à l’origine ‹ ne comprenait pas ainsi ›. […]

L’image chrétienne de Dieu est celle d’un être rationnel qui croit au progrès humain et se révèle plus pleinement au fur et à mesure que les humains acquièrent la capacité de mieux comprendre. De plus, parce que Dieu est un être rationnel et que l’univers est sa création personnelle, celle-ci a nécessairement une structure rationnelle, légitime, stable, qui attend que l’homme la comprenne mieux. Ceci a été la clé de nombreuses entreprises intellectuelles, parmi lesquelles la naissance de la science. »

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2. Le futur âge d’or de la Chrétienté universelle

→ Jonathan Edwards, Histoire de l’œuvre de la Rédemption, Société des livres religieux, Toulouse (Haute-Garonne), 1854, p. 394-403 sur 448. Réédité par Impact Héritage, Trois-Rivières (Mauricie), 2016, pagination identique.

Dans la reproduction de ce chapitre, les textes des versets dont les références bibliques sont placées entre crochets sont reproduits en entier dans le texte source ; ils sont retirés dans le présent article afin de l’alléger ; les lecteurs ne connaissant pas les passages mentionnés sont invités à les consulter dans leur Bible. Les notes ou références placées entre accolades sont ajoutées par l’auteur du présent article.

CHAPITRE VIII – SUCCÈS DE LA RÉDEMPTION DURANT CE TEMPS DANS LEQUEL L’ÉGLISE CHRÉTIENNE SERA GÉNÉRALEMENT EN PAIX ET EN PROSPÉRITÉ

(1) Ce sera une époque de beaucoup de lumière et de connaissance. Les jours présents sont un temps de ténèbres en comparaison de ces jours-là [Zacharie 14:6-7]. […]

Il y a aujourd’hui une espèce de voile jeté sur une grande portion du monde, qui le maintient dans les ténèbres ; mais alors il sera ôté [Ésaïe, 25:7]. Alors toutes les nations et tous les pays, même ceux qui sont actuellement les plus ignorants, seront pleins de lumière et de connaissance. Une grande connaissance sera répandue partout. Il y a lieu d’espérer que beaucoup d’Africains et d’Indiens deviendront alors théologiens, et qu’on publiera d’excellents ouvrages en Afrique, en Éthiopie, en Tartarie {= Asie centrale}, et dans d’autres pays présentement très-barbares ; et non-seulement les hommes instruits, mais aussi d’autres, d’une éducation plus ordinaire, seront très-savants dans les choses religieuses [Ésaïe 32:3-4]. La connaissance de l’Évangile sera alors très-répandue parmi tous les peuples [Jérémie 31:34].

Des difficultés de doctrine s’expliqueront d’une manière admirable, et des contradictions apparentes disparaîtront. […] Les difficultés dans les Écritures disparaîtront, et on découvrira en elles des choses admirables qu’on n’avait jamais remarquées précédemment [Apocalypse 11:15]. L’augmentation de la connaissance sera si grande, dans ce temps-là, que les cieux seront en quelque sorte ouverts à l’Église de Dieu sur la terre.

(2) Ce sera un temps de grande sainteté. Une piété vivante prévaudra et règnera partout. Ces temps feront une exception à ce que Christ dit de l’état ordinaire de l’Église : qu’il n’y en aura que peu de sauvés ; car alors la sainteté deviendra une chose générale [Ésaïe 60:21]. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit plus y avoir de personnes non chrétiennes, mais l’impiété choquante aura disparu partout, et la vraie sainteté deviendra générale, sinon universelle. Ce sera un temps remarquable, non seulement par le grand nombre de personnes pieuses, mais par l’éminence de la grâce [Ésaïe 65:20, Zacharie 12:8].

Et tout portera en quelque sorte la marque de la sainteté ; elle apparaîtra dans les occupations et les emplois ordinaires des hommes ; on pourra lire son nom sur les instruments ordinaires, ils seront tous voués à Dieu et employés à de saints usages : tout sera fait alors à la gloire de Dieu [Ésaïe 23:18]. Et de même que le peuple de Dieu sera alors distingué par la sainteté de son cœur, il le sera également par celle de sa vie et de sa pratique [Zacharie 14:20-21].

(3) Ce sera un temps dans lequel la religion {= le christianisme, cf. Jacques 1:27} occupera à tous égards la première place dans le monde ; on l’estimera beaucoup et on en fera grand cas. Jusqu’à présent la plupart du temps les saints ont été méconnus et les méchants ont gouverné ; mais alors ils règneront : le royaume sera donné au peuple des saints du Souverain, « et ils règneront sur la terre » (Apocalypse 5:10).

Dans ces jours-là les places de confiance et d’autorité seront pour les personnes distinguées, pour les vrais prêtres {= les chrétiens, cf. 1 Pierre 2:9-10 et Apocalypse 1:6} et leur religion. La piété vivante prendra possession des palais et des trônes des rois, et ceux qui seront dans les places avancées se distingueront par leur sainteté [Ésaïe 59:23]. Les rois mettront leur puissance, leur gloire, leurs richesses, au service de l’Église de Christ, pour contribuer à son honneur et à sa gloire [Ésaïe 60:16, Psaume 45:13]. […]

(4) Ce seront des jours de grande paix et d’amour. […] Alors la paix et l’amour règneront entre les gouvernés et les gouvernants. Les gouvernants aimeront leurs peuples et feront tout leur possible pour procurer leur bonheur ; et le peuple aimera ses gouvernants, se soumettra à eux avec joie […]. C’est ainsi qu’il y aura une heureuse sympathie entre les pasteurs et leurs congrégations. « Il convertira le cœur des pères envers les enfants, et le cœur des enfants envers les pères » (Malachie 4:6). Alors fleuriront d’une manière remarquable ces vertus chrétiennes : La débonnaireté, le pardon des offenses, la longanimité, l’amabilité, la bonté, la bienveillance fraternelle, tous les fruits excellents de l’esprit. […] Toutes les portions de l’Église de Dieu s’assisteront les unes les autres, et concourront à leur bien-être commun [Ésaïe 32:5-8].

(5) Dans ces jours-là, un ordre excellent règnera dans l’Église de Dieu. Le vrai gouvernement et la discipline de l’Église de Dieu seront arrêtés et mis en pratique. Le monde entier, dans ces jours-là, sera comme une seule Église, comme une belle société bien ordonnée et bien organisée. […] Alors seront réalisées ces paroles : « Jérusalem, qui est bâtie comme une ville dont les habitants sont fort unis » {Psaumes 122:3}.

(6) L’Église de Dieu sera dans ce temps-là belle et glorieuse, et apparaîtra dans la perfection de la beauté [Ésaïe 60:1 et 61:10]. Par cela même, l’Église sera alors la plus fidèle image du Ciel lui-même.

(7) Ce sera une époque de très-grande prospérité temporelle. Un état spirituel comme celui que nous venons de décrire a une tendance générale à favoriser la sainteté et une longue vie, et on voit, par Zacharie 8:4, que cela arrivera réellement […]. Cela a aussi la tendance à procurer le bien-être, le repos, la gaîté d’esprit, la richesse et la multiplication des enfants, comme on le voit par Zacharie 8:5 [ainsi qu’Ésaïe 65:21 et Michée 4:4]. Voyez aussi Jérémie 31:12-13 et Amos 9:13.

De plus, ils recevront alors toute espèce de marques de la présence, de l’acceptation et de la faveur de Dieu [Jérémie 33:9]. Les jours mêmes de Salomon n’étaient qu’une image de ces temps-là, pour ce qui est de la prospérité temporelle qui prévaudra.

(8) Ce sera aussi un temps de grande réjouissance [Ésaïe 51:11 et 12:3]. Ce sera le jour glorieux des noces de l’Agneau sur la terre [Apocalypse 19:7-9]. {NDLR : la chronologie eschatologique d’Edwards est anachronique sur ce point-ci à cause de son adhésion à l’« historicisme », une variante aujourd’hui archaïque & désuète du postmillénarisme ; les noces de l’Agneau n’auront lieu qu’à l’Eschaton selon Luc 22:14-18.}

(9) Les Saintes Écritures représentent partout cette prospérité comme devant être de longue durée ; les intervalles antérieurs de repos et de prospérité […] sont représentés comme de courte durée, mais cet état est représenté différemment [Apocalypse 20:4, Ésaïe 60:15].

Cela suffira pour ce qui concerne l’état prospère de l’Église pendant la plus grande portion de cette période, depuis la destruction du royaume visible de Satan dans le monde jusqu’à l’apparition de Christ sur les nuées des cieux pour le Jugement.

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3. Le combat des deux cités

→ Pierre Courthial, De Bible en Bible : Le texte sacré de l’alliance entre Dieu et le genre humain et sa vision du monde et de la vie, Éditions L’Âge d’Homme, Lausanne (Romandie), 2002, p. 187-199 sur 207.

« Le combat spirituel de la Cité de Dieu contre la Cité adverse devra être poursuivi ici-bas jusqu’à la victoire qui doit précéder, pour la préparer et la saluer, la venue en gloire de notre Seigneur. Ainsi s’étend et s’étendra, peu à peu, contre les ‹ Portes de l’Enfer › qui ne pourront prévaloir contre lui [Matthieu 16:18], mais s’écrouleront une par une sous sa poussée offensive, le Royaume de notre Seigneur.

Ce Royaume, bien au-delà des Églises, trop souvent infidèles, et des États, qui trop souvent s’auto-divinisent et s’accordent des droits exorbitants, avance inexorablement, à sa manière, qui n’est pas ‹ de ce monde ›. Le Christ l’a inauguré, lui, le Roi, et le conduira à son terme triomphal par sa Parole et par son Esprit, afin qu’il salue et acclame son Retour. »

« L’Église du Dieu vivant et vrai répond sans cesse à ces paroles, avec la prière du Seigneur :

QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ

 

QUE TON RÈGNE VIENNE     

SUR LA TERRE COMME AU CIEL !

QUE TA VOLONTÉ SOIT FAITE

 

Ce que l’on ressasse un peu partout, dans les Églises d’aujourd’hui, en opposition au Mandat missionnaire [= la Grande commission donnée en Matthieu 28:18-20] et à la prière dominicale [= le Notre Père enseigné en Matthieu 6:9-13], c’est l’expression d’un incroyable pessimisme quant à l’avenir de l’Église et quant à l’épanouissement final de la Chrétienté sur la terre.

Comme si les Portes de l’Enfer devaient prévaloir dans l’histoire d’ici-bas [Matthieu 16:18] ! Comme si toutes les nations ne devaient pas devenir, un jour, [des] disciples, être baptisées, et observer les prescriptions du Seigneur inscrites dans le Texte sacré ! Comme si la Chrétienté ne devait pas l’emporter finalement sur la terre, sanctifiant le Nom de Dieu, se soumettant à son Règne, faisant sa volonté !

Alors que le Seigneur Dieu confirme aux Siens – aussi bien dans le Mandat missionnaire que dans l’oraison dominicale qu’il leur a enseignée – dans une vision de victoire et de réalisation pleine et entière de son dessein éternel, non pas au-delà de l’histoire et dans le Ciel, mais dans l’histoire et sur la terre !

Si, chaque fois que l’Église, la Chrétienté, traverse, comme aujourd’hui, un temps transitoire de ténèbres et de jugement divin bien mérité, les chrétiens fidèles se mettaient à désespérer et à céder au pessimisme, ce serait au mépris de la prophétie – de la promesse – du Christ lui-même. Ce qui doit compter pour nous d’abord, ce ne sont pas les événements d’actualité dont nous sommes (ou nous croyons être) les témoins, et qui arrivent par la volonté de Dieu notre juge, mais en priorité ce qui nous dit la Parole infaillible de Dieu.

Notre foi ne doit pas s’établir sur ce qui nous croyons voir mais sur ce que nous devons croire. ‹ Nous marchons par la foi et non par la vue ›, dit saint Paul (2 Corinthiens 5:7), disant aussi : ‹ Les souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire qui nous sera révélée › (Romains 8:18). Ce n’est pas en nous bornant à ce qui se passe aujourd’hui, mais en nous fiant sans réserve aux affirmations, commandements et promesses de Dieu, inscrites par l’Esprit dans le Texte Sacré, que nous serons fidèles et nous opposerons à l’Adversaire. »

« [C]ette Chrétienté, réunissant toutes les nations, y compris Israël, dans le même baptême, dans la même foi et dans le même repas de fête [sera] préparée et prête pour la venue en gloire du Christ, son chef, parée comme une Épouse pour son Époux. Nous ignorons la longueur qu’il faudra pour cet achèvement de l’histoire terrestre, comme aussi les combats à poursuivre, les souffrances à endurer et les croix à porter pour y arriver ; mais nous savons que cet achèvement se produira certainement à cause :

– De l’héritage de Dieu et du Christ promis à la sainte Église (Romains 8:17) ;

– De la soumission progressive de toutes choses à Jésus-Christ jusqu’à ce que Dieu soit tout en tous (1 Corinthiens 15:20-28) ;

– De l’excellence et de la puissance de Dieu (2 Corinthiens 4:7) ;

– De la puissance de la Résurrection du Christ (Philippiens 3:10). […]

La Cité située sur une montagne ne peut être cachée (Matthieu 5:11-16). Elle ne cesse et ne cessera d’apparaître sous des échafaudages préalables successifs jusqu’au jour où elle sera vue et réalisée dans notre histoire et pour la clore. Le jour vient où la plus petite de toutes les semences s’épanouira en un arbre immense où joueront les oiseaux du ciel ! Le jour vient où le [peu de] levain mis dans la pâte la fera toute lever (Matthieu 13:32-33). »

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Compléments :

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Ce document est reproduit avec l’autorisation de l’hébergeur originel.

Pour lire des extraits traduits en français du livre L’espérance puritaine (The Puritan Hope) de Iain Murray (dont il est question dans ce document), dirigez-vous vers le site web La Sentinelle de Néhémie.

« Le dessein originel de Dieu était d’amener la création à son accomplissement ultime à travers les processus historiques. Seuls les postmillénaristes soutiennent que la rédemption incorpore la garantie de la réalisation de ce dessein. En reportant pratiquement tout accomplissement de ce dessein à la consommation, les amillénaristes et prémillénaristes permettent au péché et à Satan de gâcher efficacement le dessein édénique originel de Dieu. Ce dessein devait s’accomplir dans l’histoire ; seuls les postmillénaristes rendent possible un tel accomplissement dans l’histoire. »

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Petit rappel historique : Le grand mouvement missionnaire du XIXème siècle – qui explique pourquoi des centaines de millions d’habitants de l’Afrique et de l’Asie sont aujourd’hui des chrétiens – fut crucialement motivé par les convictions postmillénaristes d’hommes tels William Carey et David Livingstone :

What Inspired the Greatest Century of Missionary Advance ? [Chalcedon Foundation]

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Dernière mise-à-jour : 12 décembre 2019.

Cette étude sera éventuellement améliorée avec  l’ouvrage Postmillennialism : An Eschatology of Hope de Keith Mathison.

Voyez aussi sur Le Monarchomaque :

↓ Ce document est téléchargeable et imprimable. ↓

Complément — Article sur Ligonier Ministries :

Preterist Approach to Revaletion

Complément — Articles de #DatPosmil :

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Unstoppable

Quelques scènes du documentaire Unstoppable (2013) de Kirk Cameron :

Vidéos apparentés sur Le Monarchomaque :

 

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Voyez aussi : Domination de l’école-maison : ces enfants vous déclasseront

Le franc succès de l’école-maison ces dernières décennies réfute le pessimillénarisme (une eschatologie erronée voulant que tout aille toujours toujours plus mal plus l’on s’approche de la Fin des temps)…

Homeschooled: How American Homeschoolers Measure Up

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1. Le postmillénarisme soutient que le Seigneur Jésus-Christ a fondé son Royaume messianique sur la terre durant son ministère terrestre et à travers son œuvre rédemptrice. L’établissement du « Royaume des Cieux » est l’accomplissement des attentes prophétiques de l’Ancien Testament concernant le Royaume à venir [Hébreux 11:13a]. Le Royaume que Jésus prêche et présente n’est pas autre chose que ce qu’espéraient les saints de l’Ancien Testament. Dans la vision postmillénariste, l’Église est l’Israël transformée et accomplie. Elle est même appelée « l’Israël de Dieu » (Galates 6:16).

2. La nature fondamentale du Royaume est essentiellement rédemptive et spirituelle, plutôt que politique et temporelle. Même si elle a des implications dans le domaine politique, la vision postmillénariste n’est pas politique, elle n’offre pas un Royaume pouvant entrer en compétition avec les nations géopolitiques pour obtenir le règne gouvernemental. Christ règne spirituellement sur son Royaume parmi et à travers son peuple aussi bien que par sa providence universelle. [Le Royaume de Dieu ne se confond pas aux juridictions temporelles, il se superpose à elles, il les subordonne et les transforme.]

3. C’est grâce au pouvoir et au dessein intrinsèques à la rédemption de Christ que son Royaume exercera une influence socio-culturelle régénératrice dans l’histoire. [J’ai omis la suite de ce paragraphe que j’estime trop individualiste.]

4. La vision postmillénariste s’attend donc à une expansion graduelle du Royaume de Christ au fil du temps, sur terre, avant qu’il ne revienne mettre fin à l’histoire. Ce sera possible grâce au ministère de la Parole, de la prière fervente du croyant et du travail consacré par le peuple de Dieu habité du Saint-Esprit. Cette croissance du Royaume est dirigée par un Christ toujours présent, depuis son trône dans les cieux où il est assis à la droite de Dieu.

5. Le postmillénarisme anticipe avec confiance un moment dans l’histoire (en continuité avec le présent) où ce même Évangile qui agit maintenant remportera la victoire sur [presque] toute la terre et accomplira ainsi la Grande Commission. Ce qui distingue alors le postmillénariste biblique de l’amillénariste et du prémillénariste, c’est sa conviction que la Bible enseigne le succès de la Grande Commission durant cet âge de l’Église. L’écrasante majorité des hommes et des nations seront christianisés, la justice se sera accrue, les guerres cesseront, et la prospérité et la sécurité s’épanouiront. Il sera marquée par la réception [quasi] universelle de la vraie religion, et de la soumission [presque] illimitée au sceptre du Christ. Il y aura un temps de paix universelle, caractérisé par une grande prospérité.

6. Nous espérons un grand âge d’or où la prospérité spirituelle se poursuivra au fil des siècles, voir même des millénaires, et pendant lequel le christianisme sera triomphant sur [presque] toute la terre. Après cette période de prospérité évangélique, l’histoire de la terre en viendra à sa fin par le retour personnel, visible et corporel de Jésus Christ. Il y aura alors une résurrection littérale ainsi qu’un jugement général. Christ fera entrer le peuple qu’il a acheté avec son sang dans la forme achevée et éternelle du royaume. Et nous serons alors pour toujours dans la présence du Seigneur.

Auteur : Kenneth Gentry | Traduction : Libre avec Dieu.

Autres œuvres de Kenneth Gentry :

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