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Archive for the ‘Sociologie & Religion’ Category

Via Ligonier Ministries.

StateOfTheology

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Voici une série de tableaux tirés de l’étude Quinze ans plus tard : Les adultes canadiens diplômés de l’école-maison (synopsis en français | étude intégrale en anglais) produite par le Centre canadien pour l’école-maison. Ils démontrent que dans pratiquement tous les domaines importants de la vie, les diplômés de l’école-maison réussissent, à court et long terme, mieux que leurs homologues des écoles conventionnelles.

Synopsis1

Synopsis2

Synopsis3

Synopsis4

Synopsis5

Synopsis6

Études sociologiques similaires…

Tout est relié dans la vie, une chose en engendre une autre, alors j’en profite pour publier ce tableau des adultes mariés par rapport aux non-mariés :

HealthMarriageChart

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Publications académiques de l’Institute for Studies of Religion de Baylor University (Waco, Texas) analysant l’impact positif qu’a la foi religieuse sur les individus et la société civile (cliquez sur l’image) :

Baylor ISR

Autres travaux en sociologie (a)religieuse via Le Monarchomaque :

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Une récente étude conduite par l’Université du Texas comparant les effets sociologiques, psychologiques et économiques qu’ont les différents types de configurations familiales sur les individus démontre qu’en général, les adultes ayant grandis sous l’autorité de tuteurs homosexuels réussissent moins bien dans la vie — selon tous les critères objectifs retenus — que ceux éduqués dans les foyers dont les parents sont hétérosexuels. Cette étude, évaluée par les pairs, est nettement plus rigoureuse que toutes les études antérieures s’étant penché sur cette question, et cela tant la par la supériorité de sa méthodologie que par la qualité de son échantillonnage. Elle fut néanmoins contestée par le lobby LGBT, mais l’Université du Texas (située dans la ville progressiste Austin) a effectuée une enquête qui a confirmé l’intégrité scientifique de ce travail impeccable.

Présentation vidéo par Minnesota for Marriage :

On constate, parmi les nombreux résultats accablants de cette étude, que les individus ayant grandis avec des lesbiennes se font, en moyenne, beaucoup plus souvent violer et subissent beaucoup plus d’attouchements sexuels.

Viol selon la structure familiale :

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Attouchements sexuels selon la structure familiale :

Attouchements

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Une autre étude scientifique — effectuée par l’Université Simon Fraser (située à Burnaby en Colombie-Britannique) — arrive sensiblement aux mêmes conclusions : Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire [Pour une école libre]

Liens vers des méta-études sur ce sujet :

Manifestation en France pour le maintient légal du mariage traditionnel

Manifestation pour le maintient légal du mariage traditionnel en France

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Manif Pour Tous

Une récente enquête commanditée par les Associations familiales protestantes (communiqué vidéo | explication audio + feuillet numériquedocument complet) révèle que 84 % des protestants pratiquants en France adhèrent à une conception traditionnelle (monogamique hétérosexuelle) du mariage, que 53 % sont pour le décès naturel nonobstant des circonstances médicales, et que 76 % sont opposés à l’islamisation. De plus, 55 % des évangéliques pratiquants sont défavorables au vote des étrangers dans les élections locales, tandis que 46 % des luthéro-réformés pratiquants partagent cette opinion. Par ailleurs, ce sondage effectué selon des échantillonnages représentatifs fait ressortir que les protestants français proviennent de toutes les couches sociales (et non disproportionnellement de la prétendue « haute société protestante » parisienne bobo comme le veut la maxime), et confirme la démographie très alarmante de l’Église protestante unie (théologiquement libérale) qui annonce son futur déclin.

Quelques planches :

Sondage Homo

·

Sondage Euthanasie

·

Sondage Islam

·

Sondage Étrangers

Voyez aussi sur Le Monarchomaque :
Le mythe de l’allégeance à gauche des protestants français

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La Revue réformée a rassemblée des données sur les affiliations théo-idéologiques des dirigeants réformés en France. En se basant sur les critères de Jean-Paul Willaime dans Profession pasteur (Genève, Labor & Fides, 1986, chapitre 4 : Orientations et clivages idéologiques au sein du corps pastoral, p. 125-192), François-Georges Dreyfus classe les allégeances des pasteurs et des conseillers presbytéraux (membres « laïcs » composant les petits gouvernements locaux des paroisses réformées) en quelques catégories nous permettant peut-être d’y voir un peu plus clair dans le paysage politique du milieu réformé.

J’ai allégé ces chiffres et voici les résultats. Je compte comme conservateurs ceux qui s’identifient comme orthodoxes, barthistes et évangéliques (ce dernier terme peut avoir plusieurs sens mais est historiquement synonyme de conservateur dans le contexte réformé), tandis que je compte comme libéraux ceux qui s’identifient comme tel ou qui se revendiquent de la « théologie politique » (comprendre les « protestants athées » à la Lionel Jospin).

Les conseillers de l’Église réformée de France (ERF) à Paris :

  • 50 % conservateurs
  • 22 % libéraux
  • 28 % indécis

Les conseillers de l’Église réformée de France (ERF) en province :

  • 24.5 % conservateurs
  • 15 % libéraux
  • 60.5 % indécis

Les pasteurs de l’Église réformée de France (ERF) :

  • 61 % conservateurs
  • 39 % libéraux

Les pasteurs de l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine (ERAL) :

  • 57 % conservateurs
  • 11 % libéraux
  • 32 % indécis

Les pasteurs des Églises réformées évangéliques indépendantes (EREI) :

  • 100 % conservateurs
  • 0 % libéraux

Dreyfus cite également un sondage de 1995, selon lequel 39 % des pasteurs de l’ERF se réclament du libéralisme ou de la « théologie de la sécularisation » (sic), et en conclut :

On retrouve cette tendance dans Église et pouvoirs, le « manifeste encyclique » de la Fédération protestante de France en 1971, qui nous offrait comme modèle de société la RDA [Allemagne de l’Est communiste].

[…]

Leur libéralisme théologique a sans doute largement accéléré la sécularisation du protestantisme français réformé et du luthéranisme alsacien depuis une trentaine d’années. En 1965, il y avait en France 470 000 réformés et 300 000 luthériens : il n’y a plus aujourd’hui [en 2000] que 350 000 réformés et moins de 250 000 luthériens.

Pour revenir aux données de Willaime, à première vue, les orthodoxes semblent nettement majoritaires sur les libéraux. Mais la proportion fulgurante d’« indécis » ne cache-t-elle pas beaucoup de libéraux inconscients ou inavoués ? Les pasteurs et conseillers « indécis » s’abstiennent de répondre aux questionnaires qui leur parviennent, tellement ils veulent plaire à tous et rester politiquement corrects, ou bien car leur manque de conscience sociopolitique les empêche de s’aligner. Or l’inculture sociopolitique rime souvent avec l’incrédulité théologique.

Cependant la situation n’est peut-être pas si grave que cela. Au plan social, selon le sondage mentionné plus haut, 47 % des fidèles estiment qu’il faut « limiter le nombre des étrangers ». 42 % pensent qu’il faut « retrouver le sens des valeurs morales » et 77 % sont convaincus que « l’institution familiale est une valeur fondamentale ». De ces chiffres discordants, se dégage encore la séparation floue 50/50.

Voyez aussi sur Le Monarchomaque :

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La revue L’Actualité posait la question en février 2009, et c’est la proposition révolutionnaire de Robert Epstein, l’ex-rédacteur en chef du magazine Psychology Today, longuement étayée dans sa brique de 500 pages intitulée The Case Against Adolescence — Rediscovering the Adult in Every Teen que je me suis tapée pour mon cours de psychologie. Il n’est pas le seul contestataire de premier plan. Newt Gingrich, l’ex-Président de la Chambre des représentants américaine (chambre basse du Congrès), réclame lui aussi l’abolition de l’adolescence en tant qu’institution sociale, la qualifiant de « modèle culturel raté ».

Le texte qui suit est le résumé suivi d’une brève critique du dernier chapitre de l’ouvrage du psychologue de renom Epstein.

ABOLIR L’ADOLESCENCE

1. Résumé

Dans le chapitre final de The Case Against Adolescence, intitulé Why Some Will Resist (pages 351-376), Robert Epstein explique pourquoi plusieurs éléments puissants de la société nord-américaine s’opposeraient à une éventuelle mise en application du projet d’abolition de l’adolescence qu’il propose dans son livre. Nous nous pencherons brièvement sur chacun de ces éléments.

Les agences gouvernementales

Les agences gouvernementales sont les pires agents d’infantilisation pour la simple raison que nous exigeons que le gouvernement règle quasiment tous les problèmes que nous confrontons. Lorsque les adolescents sont violents, sexuellement imprudents, ou prennent trop de drogues, nous nous attendons à ce que le gouvernement s’empare du problème, et il le fait habituellement d’une manière simpliste et/ou restrictive. Nous savons que les jeunes arrêtent de faire la fête presque immédiatement après qu’ils entrent dans le monde du travail. Si l’intégration dans la société adulte commençait à un âge plus bas, les jeunes gens ne s’embêteraient probablement pas avec les drogues. Mais au lieu de cela, le U.S. Departement of Labor interdit aux jeunes d’occuper un emploi, et pendant ce temps le National Youth Anti-Drug Media Campaign, un sous-organisme du Office of National Drug Control Policy, dépense des centaines de millions de dollars pour essayer de dissuader les jeunes de consommer des drogues illégales.

Les institutions religieuses

Entre 1880 et 1900, les communautés religieuses ont adoptées le nouveau concept d’adolescence qui a balayé l’Occident : les adolescents sont faibles et incompétents, ils ont besoin d’une supervision adulte stricte. Comme jamais auparavant, les églises ont tentés de s’accaparer tout le temps libre des jeunes et sont devenues obsédées à enseigner les principes de la pureté, de la chasteté et de la tempérance. Cela se poursuit aujourd’hui.

Les médias

Plusieurs chaînes de télévision sont dirigées exclusivement vers les adolescents. MTV est la plus importante et la plus ancienne de celles-ci. MTV est tellement arrogante que ses porte-paroles ont déjà déclaré qu’ils « possèdent cette génération » ! La programmation de ces chaînes nous répète de manière univoque que les adolescents sont des gros enfants irresponsables. Les équivalents québécois de cette chaîne sont VrakTV et MusiquePlus. Leurs émissions mettent en scènes des adolescents et des jeunes adultes irrespectueux, insouciants, nonchalants et gâtés. Au moment où cet ouvrage a été écrit, un seul des quarante-neuf programmes diffusés sur MTV dépeignait les adolescents comme étant compétents d’une quelconque manière. À ces chaînes s’ajoutent une panoplie de films tout autant pernicieux dont American Pie, EuroTrip et Hangover sont peut-être les plus grands « succès ». Finalement, des douzaines de magazines – produits principalement pour les filles – tels que Seventeen (ou Cool au Québec) contribuent à perpétuer la mythologie et la culture adolescente. Ces médias ont tout à perdre de l’abolition de l’adolescence : leur auditoire disparaîtrait.

L’industrie

En 1990, l’industrie américaine a dépensé quelque 100 millions de dollars en publicité visant les jeunes gens ; par 2000, ce chiffre a augmenté 20 fois, à deux milliards. En 2004, les adolescents ont générés 25 pourcent des revenus de l’industrie de la téléphonie cellulaire (six ans plus tard, ce nombre est probablement déjà désuet). Quelque 22 pourcent de la musique enregistrée est achetée par les jeunes. Les produits électroniques et pharmaceutiques spécifiquement pour adolescents se multiplient – en faire la liste serait trop long. Les adolescents constituent une clientèle si considérable qu’une remise en question sérieuse de cette période de la vie serait vigoureusement découragée par l’industrie. Le néologisme suivant démontre efficacement l’importance de l’industrie dans l’alimentation de l’adolescence (page 361) :

The editors of the ubiquitous Merriam-Webster Collegiate Dictionary recently announced that their next edition will include the word “teensploitation” – the exploitation of teens by industries such as the movie industry. In an Associated Press article about Merriam-Webster’s decision to canonize this term, lexicographer John Morse, president of the company, reminds us that “language is a window into our culture and history.”

Le système de santé mentale et le système de justice juvénile

Lorsque les psychologues et les « sauveurs des enfants » ont fait de l’adolescence une institution il y a un siècle de cela (pendant la Révolution industrielle), ils ont aussi créé des nouveaux emplois pour des armées de travailleurs sociaux et de travailleurs de la justice juvénile. Ces travailleurs sociaux ont transformé la pure délinquance en pathologie : l’Oppositional Defiant Disorder (« Désordre d’opposition et de défiance ») est défini comme un « schéma de comportement négativiste, hostile et défiant ». Pour diagnostiquer un patient, le thérapeute a simplement besoin de conclure que son client « argumente fréquemment avec les adultes », « énerve délibérément les gens » ou « est souvent irritable » ; des millions d’adolescents sont ainsi « soignés » (ou plutôt contrôlés) avec des médicaments chaque année.

Le système de justice judiciaire s’acharne à catégoriser les adolescents comme des êtres incapables de réfléchir et ne devant pas être tenus responsables de leurs actes. En 2005, la Cour Suprême des États-Unis a renforcé ce système en rendant illégal l’exécution des personnes pour leurs crimes commis avant l’âge de 18 ans. Se faisant, elle a accepté cet âge magique comme un indicateur de maturité et d’habileté à raisonner, même si les supposées différences entre adolescents et adultes sont fréquemment inexistantes lorsque l’on compare d’individu à individu.

Les centrales syndicales

Les syndicats de travailleurs sont bien connus pour leur dédain de la concurrence entre générations. Les adultes sont les pourvoyeurs, et toute menace à la sécurité économique des membres des unions sera sans aucun doute farouchement résistée. Si seulement quelques millions de jeunes individus devenaient soudainement disponibles pour entrer sur le marché de l’emploi nord-américain, les syndicats n’hésiteraient pas à brandir les arsenaux de lois anti-travail des « enfants » pour se débarrasser de cette compétition, et conséquemment s’efforceraient à garder les jeunes travailleurs potentiels dans l’adolescence.

Les organisations non-gouvernementales (ONG)

Des organisations comme la Parent Television Council montent des campagnes coordonnées dans le but de stopper la diffusion de matériel indécent sur les ondes publiques. D’autres ONG, tels la Child Labor Coalition, qui semble considérer presque toute forme de travail effectué par les jeunes gens comme étant mauvais et comme une forme d’exploitation, la Children’s Defense Fund, qui considère les enfants comme étant intrinsèquement sans défense, et tel la Parent Music Resource Center qui a fait ses débuts avec un agenda de censure puis qui a désormais pour objectif d’obliger les compagnies des disques compactes d’apposer des collants d’avertissement sur leur marchandise qui peut corrompre les jeunes et fragiles consommateurs.

[Ce résumé omet malheureusement de mentionner le rôle majeur du système d’éducation publique dans la perpétuation artificielle du concept d’adolescence. Epstein argumente en faveur d’une cession de l’obligation de scolarité dès la moitié du secondaire pour permettre aux jeunes de se familiariser avec le marché du travail plus rapidement, et d’une modification en profondeur de notre mentalité quant à l’éducation supérieure afin de permettre de faire concorder travail professionnel et études plutôt que d’attendre de devoir être bardé de diplômes avant de décrocher un véritable emploi. Nous pourrions ajouter qu’au secondaire, les connaissances transmises devraient inclure des choses pratiques qui sont utiles dans notre vie et non seulement des connaissances purement théoriques inutiles que les jeunes oublient immédiatement après les examens. Dans son récent livre After America, l’écrivain Mark Steyn a aussi dénoncé les effets pervers de la « sur-univertisation » de la jeune génération qui retarde indéfiniment l’entrée de celle-ci dans la vie adulte.]

Conclusion

Epstein argumente que divers éléments puissants de notre société (soit les agences gouvernementales, les institutions religieuses, les médias, l’industrie, le système de santé mentale et le système judiciaire juvénile, les syndicats et les organisations non-gouvernementales) participent à entretenir artificiellement cette période de la vie pour des motifs idéologiques ou car ils en tirent profit.

2. Critique

Dans ce chapitre, l’auteur commet l’erreur de catégoriser comme « ennemis » des éléments de la société qui pourraient être favorables à son idée. Malgré cela, Epstein a atteint son objectif qui est de démontrer que plusieurs éléments sociétaux bloqueraient tout changement de la situation actuelle.

Critique négative

L’Église n’a jamais été imperméable au monde qui l’entoure. Si des églises ont mis sur pied des organisations de jeunesse où les jeunes sont séparés des adultes et incités à « être des jeunes », c’est simplement car la culture populaire ambiante a pénétré ces églises. D’autre part, si certaines églises mettent beaucoup d’emphase sur la transmission de valeurs morales strictes aux jeunes, c’est justement pour contrer la culture progressiste – celle-là même qui a produit l’adolescence.

Robert Epstein fustige la droite religieuse car elle participe, selon lui, à maintenir artificiellement l’adolescence, mais il devrait plutôt regarder les chrétiens conservateurs comme une « force de changement » puisque ceux-ci ont toujours défendu des valeurs incompatibles avec l’adolescence telles que la maîtrise de soi et la responsabilité individuelle, sans oublier qu’ils accordent beaucoup plus d’importance à garder des bonnes relations parents-enfants (ce qui inclut « mélanger » les adultes et les adolescents dans des fréquentes activités communes) que ne le fait la société postmoderne.

Similairement, Epstein critique les organisations non-gouvernementales en s’attardant surtout sur celles qui ont des positions conservatrices et en jugeant moins sévèrement les ONG progressistes qui jouent elles aussi un rôle dans la perpétuation de l’adolescence. Là encore, l’auteur perçoit ces différents groupes ayant des idéaux différents comme formant une conspiration pour faire la vie dure aux jeunes gens (Epstein les appelle carrément « les ennemis des adolescents »). L’auteur ne se rend pas compte que les ONG conservatrices souhaitent censurer le contenu inconvenant de la télévision publique justement car ce contenu est immature, infantilisant et nuisible au bon développement moral et intellectuel des jeunes. C’est d’autant plus intéressant qu’Epstein lui-même critique vigoureusement les médias télévisés qui abrutissent la jeunesse ! S’il avait un peu plus de sens stratégique, l’auteur regarderait d’un bon œil les objectifs de ces organisations et endosserait leurs causes… d’un point de vue légal, la seule raison pour laquelle nous pourrions censurer les émissions indécentes est qu’elles portent atteinte à la pudeur publique.

Critique positive

Ce chapitre est généralement bien étayé avec maints exemples concrets. Il s’appui sur un grand nombre de références, ce qui lui assure une bonne crédibilité. L’auteur parvient à faire réfléchir le lecteur sur le bienfondé de l’attitude de la société moderne vis-à-vis de ceux qu’on appelle les « adolescents ». Epstein fait bien de souligner la perfidie des chaînes comme MTV et de pointer du doigt le mercantilisme immoral de l’industrie.

Conclusion

En somme, même si l’idée de l’auteur est radicale, il est certain qu’une part importante de la population nord-américaine ne peut qu’approuver, au moins en partie, sa dénonciation de la situation actuelle ainsi que les différents éléments de la société qui entretiennent cette situation malsaine.

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