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Les quatre royaumes hellénistiques issus des Guerres des Diadoques, vers 275 av. J.-C.

La reconquête de la Terre sainte contre les Grecs Séleucides de Syrie par les Maccabées puis les Asmonéens, de 175 à 76 av. J.-C.

Je reproduis intégralement (et avec permission de l’auteur) deux articles parus sur le blogue Philochristos portant sur l’accomplissement historique des prophéties du Livre de Daniel, chapitres 8 et 11. Les versets bibliques sont cités d’après la traduction Louis Segond 1910 avec, juste en dessous, les évènements historiques auxquels ils se rapportent. Pour son interprétation, l’auteur s’appuie fortement sur le 1er Livre des Maccabées (texte ici) et le 2e Livre des Maccabées (texte ici) qui, bien qu’étant extra-canoniques (non-inspirés du Saint-Esprit et donc non-inerrants), contiennent quantité de renseignements historiques incontournables et très utiles dans l’interprétation de certaines prophéties de l’Ancien Testament. En préalable, je vous conseille de lire cette mise en contexte chronologique & politique sur le blogue Didascale : Israël durant la période grecque.

L’accomplissement historique de Daniel 8

 « Je levai les yeux, je regardai, et voici, un bélier se tenait devant le fleuve, et il avait des cornes; ces cornes étaient hautes, mais l’une était plus haute que l’autre, et elle s’éleva la dernière. Je vis le bélier qui frappait de ses cornes à l’occident, au septentrion et au midi; aucun animal ne pouvait lui résister, et il n’y avait personne pour délivrer ses victimes; il faisait ce qu’il voulait, et il devint puissant. »

Le bélier représente le royaume des Mèdes et des Perses (deux cornes).

Comme je regardais attentivement, voici, un bouc venait de l’occident, et parcourait toute la terre à sa surface, sans la toucher; ce bouc avait une grande corne entre les yeux. Il arriva jusqu’au bélier qui avait des cornes, et que j’avais vu se tenant devant le fleuve, et il courut sur lui dans toute sa fureur. Je le vis qui s’approchait du bélier et s’irritait contre lui; il frappa le bélier et lui brisa les deux cornes, sans que le bélier eût la force de lui résister; il le jeta par terre et le foula, et il n’y eut personne pour délivrer le bélier.

L’Empire [médo-perse] est conquis par les Grecs (le bouc) menés par Alexandre le Grand (la corne).

Le bouc devint très puissant; mais lorsqu’il fut puissant, sa grande corne se brisa. Quatre grandes cornes s’élevèrent pour la remplacer, aux quatre vents des cieux.

Alexandre commence la conquête du monde à 20 ans et meurt en pleine force de l’âge à 33 ans. Son empire est divisé entre ses « généraux » [les diadoques qui fondent les quatre royaumes hellénistiques].

De l’une d’elles sortit une petite corne, qui s’agrandit beaucoup vers le midi, vers l’orient, et vers le plus beau des pays. Elle s’éleva jusqu’à l’armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula.

Parmi ces généraux, il y a Séleucos, qui fonde la dynastie des Séleucides qui règne sur la plus grande partie de l’ancien Empire médo-perse.

Elle s’éleva jusqu’au chef de l’armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire.  L’armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises.

Un des séleucides, Antiochus IV, impose l’hellénisation de la Judée, ordonne l’arrêt du culte et dédie le Temple de Jérusalem à Zeus olympien.

Jusqu’à quand le sanctuaire et l’armée seront-ils foulés? Et il me dit: Deux mille trois cents soirs et matins; puis le sanctuaire sera purifié.

Soit 1150 jours ; 3 ans et demi, qui correspondent à la période allant de l’automne 167 (abolition du culte) jusqu’à décembre 164 (purification du Temple).

L’accomplissement historique de Daniel 11

La prophétie débute ainsi :

Maintenant, je vais te faire connaître la vérité. Voici, il y aura encore trois rois en Perse. Le quatrième amassera plus de richesses que tous les autres; et quand il sera puissant par ses richesses, il soulèvera tout contre le royaume de Javan.

Référence aux guerres médiques menées au Ve siècle. Javan étant le nom de la Grèce.

Mais il s’élèvera un vaillant roi, qui dominera avec une grande puissance, et fera ce qu’il voudra.

Alexandre le Grand.

Et lorsqu’il se sera élevé, son royaume se brisera et sera divisé vers les quatre vents des cieux; il n’appartiendra pas à ses descendants, et il ne sera pas aussi puissant qu’il était, car il sera déchiré, et il passera à d’autres qu’à eux.

Tous les descendants d’Alexandre ont été éliminés, et ce sont ses « généraux », les « diadoques », qui se sont partagés le royaume. Leurs divisions et leurs guerres continuelles ont bien sur contribué à l’affaiblissement de ce royaume.

Le roi du midi deviendra fort. Mais un de ses chefs sera plus fort que lui, et dominera; sa domination sera puissante. Au bout de quelques années ils s’allieront, et la fille du roi du midi viendra vers le roi du septentrion pour rétablir la concorde. Mais elle ne conservera pas la force de son bras, et il ne résistera pas, ni lui, ni son bras; elle sera livrée avec ceux qui l’auront amenée, avec son père et avec celui qui aura été son soutien dans ce temps-là.

Il s’agit des dynasties des lagides (rois du midi) et des séleucides (rois du septentrion). Antiochus II se marie avec Bérénice, la fille de Ptolémée II. Ils sont empoisonnés, eux et leurs enfants, par la première femme d’Antiochus II (246).

Un rejeton de ses racines s’élèvera à sa place; il viendra à l’armée, il entrera dans les forteresses du roi du septentrion, il en disposera à son gré, et il se rendra puissant.  Il enlèvera même et transportera en Egypte leurs dieux et leurs images de fonte, et leurs objets précieux d’argent et d’or.

Ptolémée III (roi d’Egypte), le frère de Bérénice, pille la cité d’Antioche (capitale des Séleucides) en 246.

Puis il restera quelques années éloigné du roi du septentrion. Et celui-ci marchera contre le royaume du roi du midi, et reviendra dans son pays.  Ses fils se mettront en campagne et rassembleront une multitude nombreuse de troupes; l’un d’eux s’avancera, se répandra comme un torrent, débordera, puis reviendra; et ils pousseront les hostilités jusqu’à la forteresse du roi du midi.

Séleucos II reconquiert la Syrie (246-241). Campagne d’Antiochus III contre l’Egypte (220), il s’empare de la Palestine qui était auparavant aux Lagides (souverains égyptiens).

Le roi du midi s’irritera, il sortira et attaquera le roi du septentrion; il soulèvera une grande multitude, et les troupes du roi du septentrion seront livrées entre ses mains. Cette multitude sera fière, et le coeur du roi s’enflera; il fera tomber des milliers, mais il ne triomphera pas.

Victoire [en 217 av. J.-C.] de Ptolémée IV sur Antiochus III à la bataille de Raphia [aujourd’hui dans la Bande de Gaza]… qui ne servit pas à grand-chose [à cause des révoltes en Égypte].

Car le roi du septentrion reviendra et rassemblera une multitude plus nombreuse que la première; au bout de quelques temps, de quelques années, il se mettra en marche avec une grande armée et de grandes richesses.

Contre-offensive d’Antiochus III.

En ce temps-là, plusieurs s’élèveront contre le roi du midi, et des hommes violents parmi ton peuple se révolteront pour accomplir la vision, et ils succomberont.

Référence aux Judéens qui trahissent le roi lagide et soutiennent Antiochus.

Le roi du septentrion s’avancera, il élèvera des terrasses, et s’emparera des villes fortes. Les troupes du midi et l’élite du roi ne résisteront pas, elles manqueront de force pour résister.

Prise de Sidon.

Celui qui marchera contre lui fera ce qu’il voudra, et personne ne lui résistera; il s’arrêtera dans le plus beau des pays, exterminant ce qui tombera sous sa main.

Les Séleucides établissent leur domination en Judée-Samarie.

Il se proposera d’arriver avec toutes les forces de son royaume, et de conclure la paix avec le roi du midi; il lui donnera sa fille pour femme, dans l’intention d’amener sa ruine; mais cela n’aura pas lieu, et ne lui réussira pas.

Antiochus III donne sa fille Cléopâtre en mariage à Ptolémée V pour annexer l’Egypte. Mais Cléopâtre s’attache à l’Egypte, refuse qu’elle soit annexée et demande l’aide des Romains.

Il tournera ses vues du côté des îles, et il en prendra plusieurs; mais un chef mettra fin à l’opprobre qu’il voulait lui attirer, et le fera retomber sur lui.

Antiochus III s’attaque aux régions est côtières [il s’empare de l’Ionie et de la Thrace en 198-196 av. J.-C.] mais est finalement vaincu par Lucius Scipion en 190.

Il se dirigera ensuite vers les forteresses de son pays; et il chancellera, il tombera, et on ne le trouvera plus.

Antiochus III meurt en pillant un temple en Élam (juillet 187).

Celui qui le remplacera fera venir un exacteur dans la plus belle partie du royaume, mais en quelques jours il sera brisé, et ce ne sera ni par la colère ni par la guerre.

Son successeur, Séleucos IV envoie son ministre Héliodore (« l’exacteur ») prendre le trésor du Temple (« la plus belle partie du royaume »). Mais ce même ministre se retourne contre son maître et l’assassine (175).

Un homme méprisé prendra sa place, sans être revêtu de la dignité royale; il paraîtra au milieu de la paix, et s’emparera du royaume par l’intrigue.

Antiochus IV, frère de Séleucos IV, vole la royauté au fils de celui-ci (qui aurait du succéder à son père).

Les troupes qui se répandront comme un torrent seront submergées devant lui, et anéanties, de même qu’un chef de l’alliance.

Onias III, le grand-prêtre, est éliminé.

 Après qu’on se sera joint à lui, il usera de tromperie; il se mettra en marche, et il aura le dessus avec peu de monde.

Intrigues menées par Antiochus.

Il entrera, au sein de la paix, dans les lieux les plus fertiles de la province; il fera ce que n’avaient pas fait ses pères, ni les pères de ses pères; il distribuera le butin, les dépouilles et les richesses; il formera des projets contre les forteresses, et cela pendant un certain temps.  A la tête d’une grande armée il emploiera sa force et son ardeur contre le roi du midi. Et le roi du midi s’engagera dans la guerre avec une armée nombreuse et très puissante;

Antiochus IV attaque Ptolémée VI.

mais il ne résistera pas, car on méditera contre lui de mauvais desseins. Ceux qui mangeront des mets de sa table causeront sa perte; ses troupes se répandront comme un torrent, et les morts tomberont en grand nombre.

L’eunuque Eulaeus conseilla à Ptolémée VI de s’enfuir à Samothrace.

Les deux rois chercheront en leur coeur à faire le mal, et à la même table ils parleront avec fausseté. Mais cela ne réussira pas, car la fin n’arrivera qu’au temps marqué.

Ptolémée VI est fait prisonnier par Antiochus IV.

Il retournera dans son pays avec de grandes richesses; il sera dans son coeur hostile à l’alliance sainte, il agira contre elle, puis retournera dans son pays.

En retournant chez lui, Antiochus IV pille le Temple de Jérusalem (169).

À une époque fixée, il marchera de nouveau contre le midi; mais cette dernière fois les choses ne se passeront pas comme précédemment.

Nouvelle campagne d’Antiochus IV contre l’Egypte (168).

Des navires de Kittim s’avanceront contre lui; découragé, il rentrera dans son pays.

Intervention de la flotte romaine. Le Sénat romain, par l’intermédiaire du légat Popilius Laenas, ordonne à Antiochus IV d’évacuer l’Egypte et Chypre.

Puis, furieux contre l’alliance sainte, il ne restera pas inactif; à son retour, il portera ses regards sur ceux qui auront abandonné l’alliance sainte. Des troupes se présenteront sur son ordre; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l’abomination du dévastateur.

Antiochus se venge sur les Judéens. Il envoie le mysarque Apollonius à Jérusalem pour construire la citadelle de l’Acra,  interrompre le culte (automne 167) et consacrer le Temple à Zeus olympien (décembre 167).

Il séduira par des flatteries les traîtres de l’alliance. Mais ceux du peuple qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté,  et les plus sages parmi eux donneront instruction à la multitude. Il en est qui succomberont pour un temps à l’épée et à la flamme, à la captivité et au pillage.

Certains Judéens soutiennent Antiochus, d’autres résistent et sont persécutés.

Dans le temps où ils succomberont, ils seront un peu secourus, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie. Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu’ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué.

Début de la Révolte des Maccabées.

Le roi fera ce qu’il voudra; il s’élèvera, il se glorifiera au-dessus de tous les dieux, et il dira des choses incroyables contre le Dieu des dieux; il prospérera jusqu’à ce que la colère soit consommée, car ce qui est arrêté s’accomplira.

Antiochus IV, prend le surnom « d’Epiphane », qui veut dire « Dieu manifesté ».

Il n’aura égard ni aux dieux de ses pères, ni à la divinité qui fait les délices des femmes; il n’aura égard à aucun dieu, car il se glorifiera au-dessus de tous.

Antiochus abandonne les cultes traditionnels syriens (« de ses pères ») et celui d’Adonis-Tammouz (« la divinité qui fait les délices des femmes »).

Toutefois il honorera le dieu des forteresses sur son piédestal; à ce dieu, que ne connaissaient pas ses pères, il rendra des hommages avec de l’or et de l’argent, avec des pierres précieuses et des objets de prix. C’est avec le dieu étranger qu’il agira contre les lieux fortifiés; et il comblera d’honneurs ceux qui le reconnaîtront, il les fera dominer sur plusieurs, il leur distribuera des terres pour récompense.

Le dieu des forteresses est Zeus olympien.

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Ressources supplémentaires sur le thème de l’eschatologie du Livre de Daniel :

Unstoppable

Quelques scènes du documentaire Unstoppable (2013) de Kirk Cameron :

Vidéos apparentés sur Le Monarchomaque :

 

ConcileEphese_431

Représentation artistique du Concile d’Éphèse en 431

Aujourd’hui, les adversaires du christianisme – et même certains chrétiens – se plaisent à affirmer que la systématisation raisonnée de la théologie chrétienne par les Pères de l’Église en Antiquité tardive et au Haut Moyen Âge trahirait une influence de la pensée hellénique païenne sur le christianisme. Ce faisant, les tenants de cette idée visent ici surtout les conclusions doctrinales trinitaires du Concile de Nicée (tenu en 325), du Concile de Constantinople I (tenu en 380-381), du Concile d’Éphèse (tenu en 431), du Concile de Chalcédoine (tenu en 451), du Concile de Constantinople II (tenu en 553) et du Concile de Constantinople III (tenu en 680-681). Il convient d’adresser cette thèse répandue ; c’est ce qu’entreprend de faire cet article.

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Dans son ouvrage Réfutation de toutes les hérésies, Hippolyte de Rome (pasteur de l’assemblée locale chrétienne dans la ville de Rome de l’an 217 à 235) déploie beaucoup d’énergie à exposer l’origine et le caractère non-biblique de plusieurs courants religieux de son époque qui se prétendaient chrétiens. Un thème récurrent de l’ouvrage d’Hippolyte est l’identification de différentes erreurs qui voulaient contaminer le christianisme avec les différents systèmes de croyances païens du monde antique.

Ainsi, le docétisme est pour Hippolyte un dérivé de la philosophie sophiste, le marcionisme est un recyclage des enseignements du philosophe grec Empédocle, la doctrine d’Hermogène (selon laquelle Dieu créa le monde à partir de matière pré-existante) a sa source dans le socratisme, la doctrine de Colarbasus (selon laquelle l’entièreté de la vérité spirituelle est contenue dans l’alphabet grec) découle du pythagorisme, les dogmes de différentes sectes gnostiques sont dérivés de l’aristotélisme, de l’astrologie chaldéenne, de la religion égyptienne, ou encore sont des plagiats de la cosmogonie homérique. En identifiant les hérésies pseudo-chrétiennes aux diverses philosophies antiques, on voit qu’Hippolyte rejetait ces philosophies, qu’il les considérait incompatible avec le christianisme, plutôt que d’essayer de les concilier avec le christianisme apostolique. Or Hippolyte est l’un des Pères du IIIe siècle dont nous disposons de la plus grande quantité d’écrits, et nous observons, grâce à cet auteur, que la réflexion théologique structurée et systématique provient du christianisme scripturaire et non de la culture gréco-romaine antique.

Source : Philip Schaff, Ante-Nicene Fathers, Volume 5 : Fathers of the Third Century – Hippolytus, Cyprian, Caius, Novatian, 1885. Christian Classics Ethereal Library, Calvin University, Grand Rapids (Michigan).

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Dans deux de ses récents ouvrages, l’historien Michael Haykin (professeur au Southern Baptist Theological Seminary de Louisville au Kentucky) démolit la thèse selon laquelle la systématisation de la théologie chrétienne en Antiquité tardive trahit une influence de la pensée hellénique païenne sur le christianisme…

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Source : Michael Haykin, Rediscovering the Church Fathers : Who They Were and How They Shaped the Church, Wheaton (Illinois), Crossway, 2011, p. 160-162 sur 172.

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« In many respects, Basil [of Caesarea]’s main contribution to the history of dogma is his pneumatological thought. Born into a long-standing Christian family — both sets of grandparents suffered during the brutal persecution of Diocletian (c.245-c.312) — Basil’s conversion in 356 had come in the context of the early monastic movement that introduced him to an environment in which there was a distinct interest in the sanctifying work of the Holy Spirit. Basil’s experience of the Spirit in the monastic life was definitely a key factor in a growing concern he had with the question of the nature and person of the Holy Spirit. This personal interest coincided with a rapid increase in the 360s and 370s of ontological questions about the being of the Spirit, of which Athanasius’s dispute with certain individuals in Thmuis in the late 350s appears to have been a forerunner.

Those who opposed an expansion of the Nicene Creed to include a confession of the Spirit’s deity during this era would become known as Pneumatomachi, “fighters against the Spirit,” a word coinage based on Acts 5:39.

Basil’s classic study of the deity of the Holy Spirit played a pivotal role in shaping the third article of the Niceno-Constantinopolitan creed, but only slowly did he concede that an expansion of the Nicene Creed was necessary so as to include a statement about the deity of the Holy Spirit. Eventually, though, he could note in a letter written in 376 or 377 to Epiphanius (c.315-403), the bishop of Salamis: “We are unable to add anything to the Nicene creed, not even the smallest addition, except the glorification of the Holy Spirit, because our fathers made mention of this part [of the faith] cursorily, since at that time no controversial question concerning it had yet arisen.” In the end this need to expand the article about the Holy Spirit involved the drafting of a new creedal statement at the Council of Constantinople, which was and still is a major landmark in Christian theological reflection.

Although some historians have argued that this fourth-century creedal statement and the earlier one at Nicaea represents the apex of the Hellenization of the church’s teaching, in which fourth-century Christianity traded the vitality of the New Testament church’s experience of God for a cold, abstract philosophical formula, nothing could be further from the truth. The Niceno-Constantinopolitan creed helped to sum up a long process of reflection that had its origins in the Christian communities of the first century. The New Testament itself provides clear warrant for the direction that theological reflection upon the nature of God took in fourth-century Christian orthodoxy. As Douglas Ottati, an American professor of theology once put it, “Trinitarian theology continues a biblically initiated exploration.”

Or, in the words of the early twentieth-century theologian, the American Presbyterian Benjamin B. Warfield: the “doctrine of the Trinity lies in Scripture in solution; when it is crystallized from its solvent it does not cease to be Scriptural, but only comes into clearer view.”

This biblical foundation of the creed is especially true of the third article that deals with the Holy Spirit. Technical theological terminology as found in the use of the term “one in being” (homoousios) about the Son is eschewed in favour of simpler biblical tones. In the words of the Creed, the Holy Spirit in whom the Church believes is:

The Lord and the giver of life, who proceeds from the Father [and the Son]. With the Father and the Son he is worshipped and glorified. He has spoken through the Prophets.

The statement makes five distinct affirmations about the Holy Spirit:

1. He is Lord (kyrios).
2. He is the Giver of Life.
3. He proceeds from the Father [and the Son].
4. Together with the Father and the Son he is to be worshipped and glorified.
5. And he spoke through the prophets.

Let us look at each of these affirmations in turn, seeking to display the biblical roots of what is being affirmed. »

Source : Michael Haykin, The Empire of the Holy Spirit, Fayetteville (Arkansas), Border Stone Press, 2010, p. 5-8 sur 210. Lisez la suite gratuitement ici.

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Autres ressources sur la relation entre le christianisme et l’hellénisme :

La Confession de foi de Puylaurens est une curiosité historique. Elle a été découverte au XXe siècle dans une très vieille maison située dans ce qui est aujourd’hui la commune de Puylaurens dans le Tarn (Occitanie). Elle date de l’époque des Guerres des religions et présente à ce titre une particularité fort intéressante. Elle peut être en effet être lue de deux manières différentes : Lorsqu’elle est lue par colonne (à la verticale), c’est une confession de foi papiste pour converti huguenot exemplaire ; mais lorsqu’elle est lue par ligne complète (à l’horizontale), sans tenir compte des colonnes, c’est une confession qui devient « pas très catholique » !

Confession de Puylaurens

Source : Jacques Gradt, Bulletin de l’Oratoire, Numéro 776, 2008.

Extrait d’une prédication de Paul Washer avec sous-titres français :

 

Dernière mise-à-jour : 28 janvier 2024.

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Ressources connexes sur Le Monarchomaque :

Dernière mise-à-jour : 13 février 2022.

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De gauche à droite (en omettant les militaires du haut) : Agrippa II roi de Judée « celui qui retient l'homme impie » (2 Th 2), sa soeur Bérénice, et l'apôtre Paul. Vitrail de la cathédrale Saint Paul, Melbourne, Australie

L’apôtre Paul plaidant sa cause et celle du christianisme devant Agrippa II roi de Judée (de facto) et sa sœur Bérénice à Césarée-Maritime en l’an 59 (Ac 25:23 à 26:32). Agrippa II prônait la libération de Paul et est identifiable à « celui qui retient l’homme impie » (2 Th 2:6-7) — Cathédrale Saint Paul, Melbourne, Australie.

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres... Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume » (Mt 24:6-7) — L'Année des Quatre empereurs vit l'Empire romain se scinder en quatre et sombrer dons une Guerre civile cocomitant à la Révols juive en Terre sainte.

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres… Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume » (Mt 24:6-7) — L’Année des Quatre empereurs (de juin 68 à décembre 69) vit l’Empire romain éclater en quatre et être secoué par une Guerre civile concomitante à la Grande Révolte juive de 66-74 en Terre sainte et à des incursions destructrices de barbares Daces dans les Balkans.

Siège de Jérusalem par trois légions romaines en l'an 70 lors de la Révolte juive

Siège de Jérusalem par trois légions romaines en l’an 70 au paroxysme de la Grande Révolte juive — par David Roberts (1850).

Des anges guident les chrétiens de Jérusalem en sûreté à Philadelphie (en actuelle Jordanie) tandis que les Romains dévastent la ville. — par Wilhelm von Kaulbach (1846)

Des anges conduisent les chrétiens de Jérusalem en sûreté à Pella (en actuelle Jordanie) tandis que les Romains dévastent la ville — par Wilhelm von Kaulbach (1846) — Cette fuite salutaire est attestée par les sources antiques.

Bas-relief de l'Arche de Titus à Rome. Des hommes transportent les trésors du Temple de Jérusalem récemment détruit.

Bas-relief de l’Arche de Titus à Rome. Des soldats romains transportent les trésors du Temple de Jérusalem après sa destruction en l’an 70.

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Voyez aussi sur Le Monarchomaque :

Voyez aussi hors-site :

 

Classement des textes eschatologiques selon une eschatologie prétériste orthodoxe (aussi dite « modérée/partielle ») et postmillénariste (c’est-à-dire optimiste & victorieuse).

« Le combat spirituel de la Cité de Dieu contre la Cité adverse devra être poursuivi ici-bas jusqu’à la victoire qui doit précéder, pour la préparer et la saluer, la venue en gloire de notre Seigneur.

Ainsi s’étend et s’étendra, peu à peu, contre les ‹ Portes de l’Enfer › qui ne pourront prévaloir contre lui, mais s’écrouleront une par une sous sa poussée offensive, le Royaume de notre Seigneur.

Ce Royaume, bien au-delà des Églises, trop souvent infidèles, et des États, qui trop souvent s’auto-divinisent et s’accordent des droits exorbitants, avance inexorablement, à sa manière, qui n’est pas ‹ de ce monde ›. Le Christ l’a inauguré, lui, le Roi, et le conduira à son terme triomphal par sa Parole et par son Esprit, afin qu’il salue et acclame son Retour. »

— Pierre Courthial, De Bible en Bible : Le texte sacré de l’Alliance entre Dieu et le genre humain et sa vision du monde et de la vie, Aix-en-Provence, Éditions Kerygma, 2002, p. 187 sur 203.

Produit par Soomo Publishing.

Matériel relié (hors-site) :

Matériel relié (Le Monarchomaque) :

Après deux siècles de croissance effrénée, cette suprématie judiciaire s’illustre très bien par la prétention illégale qu’à la Cour suprême américaine d’amender de son propre chef la Constitution des États-Unis…

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Le jugement de 1962 prétend avoir ajouté une « clause d’exception » au Premier amendement (qui protège le libre exercice de la religion au palier fédéral) à l’effet que l’on peut « adorer (Dieu), prier et lire la Bible excepté si nous sommes sur la propriété d’une école publique ». Outre l’invalidité de cette clause d’exception en droit moral, sa validité est également absente en droit positif. En effet, amender la Constitution avec une clause d’exception ne compte pas parmi les pouvoirs de l’aile judiciaire de l’État fédéral américain. L’Article 5 de la Constitution américaine définit le processus par lequel la Constitution peut être amendée : tout changement à la Constitution nécessite l’approbation d’au moins deux tiers (2/3) de la Chambre des Représentants et l’approbation d’au moins deux tiers du Sénat ou l’approbation d’au moins la majorité (50% +1) d’au moins trois quarts (3/4) des législatures des 50 États (donc 38 États minimum). Cela n’a évidemment jamais été respecté, et depuis 1962 le système judiciaire fédéral américain viole cette exigence constitutionnelle de façon permanente.
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Qui détruira la délinquance judiciaire de la Cour suprême américaine, et de tous les tribunaux s’arrogeant des prérogatives équivalentes partout ailleurs dans le monde ? Assurément, l’armée formée par les procureurs de Jésus-Christ, Roi des rois, Magistrat des magistrats, Juges des juges, enseigne 1 Corinthiens 15:24-26.

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L’École de droit de l’Université Emory (Atlanta, Géorgie, États-Unis d’Amérique) se consacre à l’étude de la dimension religieuse du droit, de la dimension légale de la religion, ainsi que de l’interaction entre les idées et les institutions légales et religieuses. Son Center for the Study of Law and Religion (CSLR) – « Centre pour l’étude du droit et de la religion » en français – offre des programmes de spécialisation religieuse à la maîtrise en droit (LL.M.) ainsi qu’au doctorat en droit (LL.D.). Le paragraphe présentatif ci-dessous figure dans plusieurs matériaux promotionnels du CSLR et de ses programmes susdits. Je l’estime mûrement réfléchi :

La religion donne au droit son esprit et inspire son adhésion au rite et à la justice. Le droit donne à la religion sa structure et encourage sa dévotion à l’ordre et à l’organisation. Le droit et la religion partagent des idées telles que la faute, l’obligation et l’alliance (ou contrat), ainsi que des méthodes telles que l’éthique, la rhétorique et l’interprétation textuelle. Le droit et la religion s’équilibrent aussi en balançant la justice et la miséricorde, la règle et l’équité, la discipline et l’amour. Cette interaction dialectique donne à ces deux disciplines et dimensions de la vie leur vitalité et leur force. Sans le droit, la religion glisse lentement dans un spiritualisme superficiel. Sans la religion, le droit pourrit graduellement dans un formalisme vide.

Voici une brève sélection d’ouvrages académiques produits par les érudits du Centre pour l’étude du droit et de la religion de l’Université Emory :