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Légionnaire Chrétien

Selon les estimations que le sociologue des religions Rodney Stark déploie dans The Rise of Christianity publié par Princeton University Press en 1996 (compte rendu en français), en maintenant un taux de croissance de 40 % par décennie (natalité et conversions confondues) sur une période de trois cent ans, les chrétiens ont pu passer d’une minuscule communauté au milieu du premier siècle à une force démographique non négligeable au début du quatrième siècle. L’auteur estime la population chrétienne totale de dans l’Empire romain entre cinq et sept millions et demi vers l’an 300. En postulant un bassin initial d’un millier de chrétiens en l’an 40, l’auteur estime qu’en grossissant leurs rangs au rythme de 40 % à chaque dix ans, les chrétiens aurait été 7500 en nombre au tournant du second siècle, environ 218 000 au tournant du troisième siècle, puis 6 300 000 à l’aube du quatrième siècle.

Mais comment les chrétiens ont-ils pu maintenir un taux de croissance si rapide et soutenu alors qu’ils semblaient avaient toute la machine romaine contre eux ? Deux facteurs ressortent de la démarche de Stark : la cohésion sociale des chrétiens en temps de crise urbaine (d’épidémie notamment) et le respect inusité accordé aux femmes. À cela il faudrait ajouter le rôle des apologistes chrétiens, la visibilité accordée par les martyrs publics, la supériorité théologique du christianisme face au paganisme moribond et, bien sûr, la Providence de Dieu.

Voyez aussi sur Le Monarchomaque : La foi biblique de l’Antiquité jusqu’au Moyen Âge tardif

 

Analyse du récent jugement rendu par la Cour suprême du Canada dans l’affaire Whatcott c. Commission des droits de la personne du Saskatchewan par l’Association for Reformed Political Action (ARPA). Pour une analyse en français, voyez ici, et ici, puis ici.

Campagne de l’ARPA : We Need A Law !

Livres et livrets gratuits de l’ARPA :

1. Flat Tax, l’impôt à taux unique

L’impôt à taux unique  — c’est à dire proportionnel au revenu, plutôt que disproportionnel comme en régime socialiste — est communément appelée Flat Tax en anglais. Une quarantaine d’États indépendants ou autonomes dans le monde fonctionnent avec une Flat Tax (dont Hong Kong à un taux de 10%, la Russie à 13%, la Bolivie à 13%, et Madagascar à 22%), ainsi qu’une dizaine d’États fédérés en Amérique du Nord (dont l’Alberta à un taux de 10% et le New Hampshire à 5%). Ce système de taxation est particulièrement prisé dans les ex-États du Pacte de Varsovie. Voici le succès retentissant des États d’Europe de l’Est ayant adoptés la Flat Tax quelque temps après l’effondrement de l’Union soviétique :

Flat Tax en Europe de l'Est

En Estonie, la Flat Tax a produit des effets tellement spectaculaires que les économistes surnomment désormais ce pays le « tigre balte » (par analogie avec le « tigre celte », l’Irlande) :

La Flat Tax en Estonie

L’avantage principal de la Flat Tax est de simplifier considérablement la taxation. Tout le monde paye la même proportion d’impôts. Si un travailleur gagne cinquante fois plus d’argent qu’un autre travailleur, alors le premier travailleurs paye cinquante fois plus d’impôts que le deuxième travailleur. Aucune personne intellectuellement honnête ne peut contester la justice de ce type de taxation. On doit bien sûr mentionner les foyers pauvres ; or ceux-ci demeurent exemptés de taxes.

L’avantage secondaire de la Flat Tax est qu’elle permet de réduire considérablement les dépenses de l’État en coupant dans l’immense bureaucratie responsable de la perception des impôts sur le revenu. Ainsi moins d’argent est gaspillé à… collecter de l’argent.

2. Fair Tax, abolir l’impôt sur le revenu

La Fair Tax est une « Flat Tax version 2.0 ». Elle est encore plus dynamisante que son prototype. Dans un système de Fair Tax, l’impôt sur le revenu serait purement et simplement aboli et remplacé par une augmentation de la taxe de vente. Les avantages sont les mêmes que pour la Flat Fax, mais multipliés : les contribuables n’auraient plus à se casser la tête chaque année pour remplir leurs déclarations d’impôts (puisque ceux-ci n’existeraient plus), et l’État gaspillerait encore moins d’argent pour collecter l’argent puisque, en matière fiscale, il interagirait uniquement et directement avec les fournisseurs de biens & services plutôt qu’avec les millions de contribuables.

Même si la nouvelle taxe de vente globale serait plus élevée que l’ancienne taxe de vente, les consommateurs seraient en mesure de dépenser beaucoup plus d’argent puisqu’ils ne seraient aucunement taxés sur leurs chèques de payes. Similairement à la Flat Tax, les foyers dont les revenus sont situés sous le seuil de pauvreté recevraient un chèque mensuel de pré-remboursement des taxes de vente qu’ils payeraient durant le mois (de tels systèmes existent déjà dans de nombreuses juridictions, dont le Québec).

La Fair Tax possède aussi des avantage que la Flat Tax ne possède pas. D’abord, la Fair Tax encourage l’épargne et la productivité en prélevant les taxes au moment de la dépense plutôt qu’au moment de la rémunération. Ainsi, l’instauration de la Fair Tax cesserait l’ignominieuse pénalisation du travail. De plus, les citoyens ne se feraient pas usurper le fruit de leur labeur avant même de recevoir leur chèque de paye, mais ils devraient consentir consciemment, à chaque fois qu’ils effectueraient une transaction avec un marchand ou un détaillants, à verser une portion de leur patrimoine financier à l’État. En de telles circonstances, si l’État décide de surtaxer la population, celle-ci pourra aisément protester contre l’État surtaxeur en s’abstenant d’effectuer certaines transactions non-essentielles, privant ainsi l’État d’une part de ses revenus escomptés et le forçant à reculer.

Voici une publicité d’Americans for Fair Taxation en faveur du Fair Tax Act (actuellement déposé devant la Chambre des Représentants ainsi que le Sénat du Congrès des États-Unis d’Amérique) :

Capsule explicative par ce même organisme :

Voyez d’autres vidéos sur les différents volets de la Fair Tax en cliquant ici.

Documentation supplémentaire :

Imposture Impots

Plan britannique non-appliqué pour compenser les Juifs d’avoir donné 77 % de la Palestine aux Arabes en 1922 | cliquez pour élargir :

Proposition Britannique

Conséquences du non-respect du Plan de Partition de l’ONU par les Arabes :

Rejet 1947

Quasi-anéantissement d’Israël pendant la Guerre d’Indépendance de 1948-49 | cliquez pour élargir :

Guerre d'indépendance 1948-49

Communautés juives éradiquées par les Arabes pendant la Guerre d’indépendance en 1948 | cliquez pour élargir :

Pertes juives 1948

Territoires israéliens occupés illégalement par la Syrie de 1949 à 1967 | cliquez pour élargir :

Occupation syrienne en Galilée

Attaques terroristes arabes contre Israël de 1948 à 1967 | cliquez pour élargir :

Attaques Terroristes

Agressions des Fedayn (guerriers arabes) contre Israël de 1949 à 1956 :

Incursions Fedayn

Prise de contrôle du Sinaï et du Canal de Suez par une coalition israélienne & franco-britannique en 1956 | cliquez pour élargir :

Guerre Suez 1956-57

Encerclement d’Israël par les armées arabes menant au déclenchement de la Guerre de Six jours en 1967 | cliquez pour élargir :

Encerclement 1967

Frontières d’Israël en 1967-1975 | cliquez pour élargir :

Israël en 1967-1975

Retrait d’Israël du Sinaï en échange de la paix avec l’Égypte, 1975-1982 :

Evacuation Sinai 1975-82

Plan de Paix Allon de 1970 — offre d’Israël refusée par les Arabes | cliquez pour élargir :

Plan Allon 1970

Proposition territoriale du Camp David (juillet 2000) — compréhension israélienne | cliquez pour élargir :

Camp David 2000

Proposition territoriale du Camp David (juillet 2000) — compréhension américaine | cliquez pour élargir :

Carte Clinton 2000

Proposition territoriale du Sommet d’Eilat (mai 2000, reproposé en décembre 2000) — offre d’Israël refusée par les Arabes :

Propo Decembre 2000

Proposition territoriale de Taba (janvier 2001) — offre d’Israël refusée par les Arabes :

Propo Taba 2001

Retrait unilatéral de 4 implantations juives en Samarie du Nord, 2005 :

Samarie 2005

Retrait unilatéral de 21 implantations juives dans la Bande de Gaza (dont Gush Katif), 2005 :

Gush Katif 2005

Publications académiques de l’Institute for Studies of Religion de Baylor University (Waco, Texas) analysant l’impact positif qu’a la foi religieuse sur les individus et la société civile (cliquez sur l’image) :

Baylor ISR

Autres travaux en sociologie chrétienne via Le Monarchomaque :

« L’Angleterre a deux livres : la Bible et Shakespeare. L’Angleterre a fait Shakespeare, mais la Bible a fait l’Angleterre. » (Victor Hugo)

« Il n’y aucun doute dans mon esprit que c’est la King James Bible et non Shakespeare qui a fixé cette langue [anglaise] sur sa voie pour devenir une langue universelle à une échelle sans précédent et jamais égalé. » (Melvin Bragg)

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Les traductions anglaises de la Bible avant la publication de la King James Version en 1611 :

Le processus de traduction académique de la King James Bible à Westminster, Oxford et Cambridge entre 1604 et 1610 :

L’influence littéraire de la King James Bible sur la culture de l’Anglosphère :

L’impact historique et actuel de la King James Bible sur tous les continents (ici en Océanie) :

Il importe de souligner que la King James Version est largement basée sur la Geneva Bible anglaise de 1560/1599, elle-même empruntant des annotations explicatives de la Bible d’Olivétan française publiée à Neuchâtel en 1535 (puis révisée en 1540/60/88) et adoptant la structure en versets de la Bible genevoise française de 1551 telle qu’établie par Robert Estienne)…

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Ressources supplémentaires :

Capsule récapitulative sur le débat sur le mariage en France.

Via Chrétiens pour la Vérité.

Liens alternatifs : clic | clic | clic | clic.

Quelques points-résumés :

  1. Le mariage n’existe pas d’abord pour satisfaire les désirs égoïstes des amoureux, mais pour perpétuer la société.
  2. Le mariage hétérosexuel stabilise et renouvelle la société, tandis que la relation homosexuelle est biologiquement stérile. Ces deux comportements n’ayant pas les mêmes conséquences sociétales, ils ne doivent pas recevoir le même traitement.
  3. En définissant le mariage comme étant une union hétérosexuelle monogamique, la loi traite également tous les citoyens, mais pas tous les comportements — ce qui est dans l’essence même de la loi !

science et religion

Sye TenBruggencate, rédacteur du site web Proof that God Exists (chapeauté par Crown Rights), explique dans cet épisode de l’émission On the Box (produite par le ministère Living Waters) qu’une vision du monde non-monothéiste ne peut aucunement rendre compte de la logique, puisque celle-ci est nécessairement éternelle (non-changeante), immatérielle et universelle (absolue), et que seul un Dieu éternel, immatériel, et universel (absolu) peut être la source de la logique. Conséquemment, tout argument (qui prétend s’appuyer sur la logique) formulé à l’encontre de Dieu est invariablement auto-réfutant dans son essence même. La logique et la raison procèdent donc de Dieu. À partir de cet axiome de base, le chrétien peut rationnellement présupposer que Dieu a créé le monde, qu’Il a révélé des instructions à l’humanité, qu’Il s’est incarné sur la terre en Jésus-Christ, lequel est ressuscité des morts, et que le système de croyances qui découle de ces présupposés est valide.

Ressources supplémentaires :

Exécution d'Anne du Bourg, un Conseiller au Parlement de Paris, le 23 décembre 1559

Exécution d’Anne du Bourg, un Conseiller au Parlement de Paris, le 23 décembre 1559

Massacre de Cahors (Quercy), le 18 novembre 1561

Massacre de Cahors (Quercy), le 18 novembre 1561

En hiver 1562, agissant sous la pression diplomatique, militaire et populaire qu’exerçaient les réformés français lassés de voir périr leurs coreligionnaires sur le bûcher, le jeune et fragile roi Charles IX promulgue l’Édit de Janvier qui accorde, pour la toute première fois, la liberté de conscience et de culte privé aux réformés à l’intérieur des cités & villages fortifiés ainsi que la liberté de culte public dans les faubourgs et les campagnes du Royaume de France. Or l’Édit n’est point respecté par le Duc de Guise, François Ier de Lorraine (1519-1563), un ardent papiste qui continue la persécution des calvinistes. Réagissant à cela, le Prince de Condé, Louis Ier de Bourbon (1530-1569), en sa qualité de premier Prince du Sang (membre de la maison royale le plus proche du trône à l’exception de la famille immédiate du roi), mobilise une armée huguenote et prends le contrôle d’Orléans le 2 avril 1562. Neuf jours plus tard, les dirigeants du parti réformé constituent une alliance défensive et couchent les dispositions d’icelle sur le document reproduit ci-dessous.

Bien que nous savons que les mœurs sexuelles de Prince de Condé étaient loin d’être exemplaires (il semble que le passage de Louis au protestantisme était surtout motivé par des ambitions dynastiques, sa « conversion » apparaissant comme une forme de contestation du monopole du pouvoir exercé par les Guise), nous pouvons néanmoins tenir de traité (et le mouvement derrière celui-ci) en bonne estime puisqu’il est probable qu’il fut rédigé par le pasteur Théodore de Bèze, et nous savons qu’il fut admirablement mis en œuvre par des véritables chrétiens tels les trois frères Coligny (Gaspard, l’Amiral de France ; Andelot, le Colonel-Général de l’Infanterie ; et Odet, « Cardinal » de Châtillon).

Traité d’Association fait par Monseigneur le Prince de Condé

Avec les Princes, Chevaliers de l’Ordre, Seigneurs, Capitaines, Gentilshommes & autres de tous états, qui sont entrés ou entreront par après en ladite Association, pour maintenir l’honneur de Dieu & le repos de ce Royaume. […]

 « Seigneur, n’aurai-je point en haine tes haineux, et ne débattrai-je point avec ceux qui s’élèvent contre toi ? » (Psaume 193)

Nous soussignés, n’ayant rien en plus grande recommandation – après l’honneur de Dieu – que le service de notre Roy & la conservation de la Couronne [… Nous nous engageons à] employer corps & biens, et tout ce qui sera possible, jusqu’à la dernière goutte de notre sang ; et durera cette présente Association & Alliance inviolable. […]

Afin que chacun entende ladite présente Association être faite avec telle intention susdite, en toute pureté de confiance & crainte du Nom de Dieu, lequel nous prenons pour Chef & Protecteur d’icelle, nous entendons & jurons qu’en notre Compagnie nous ne souffrirons qu’il soit fait chose qui déroge aux Commandements de Dieu & du Roy, comme idolâtries, superstitions, blasphèmes, paillardises, violences, ravissements, pillages [… et] autres choses défendues par Dieu, ou par l’Édit de Janvier ; desquelles au contraire nous pourchasserons [afin] que punition & justice soit faite. Et pour être conduits sous l’obéissance de la Parole de Dieu, nous entendons avoir en nos Compagnies de bons & fidèles Ministres de la gloire de notre Dieu, qui nous enseignerons Sa volonté, et auxquels nous porterons audience tel qu’il appartient.

Nous avons compris & associés en ce présent Traité d’alliance toutes les personnes du Conseil du Roy, exceptés ceux qui portent les armes contre leur devoir [… ceux-là] nous les tenons avec juste occasion pour coupables de lèse-majesté & perturbateurs du repos public de ce Royaume.

Et pour parvenir à la fin & accomplissement de cette dite Association […] un chacun de nous en son égard, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, jurons & promettons devant Dieu & ses Anges, nous tenir prêts de tout ce qui sera en notre pouvoir, comme d’argent, d’armes, chevaux de service, et toutes autres choses requises, pour nous trouver au premier Mandement dudit seigneur Prince – ou autre ayant charge de lui – équipés pour l’accompagner partout où il lui plaira nous commander, et fidèlement lui faire service pour les fins susdites, et rendre tout devoir de corps & de biens jusqu’au dernier soupir.

Cas advenant qu’en quelque lieu ou endroit de ce Royaume, entendions que d’aucun [un quelconque individu] compris en cette présente Association reçoive outrage ou violence par les dessus-dits ou d’autres, contre l’Édit du Roy du mois de Janvier dernier, nous jurons & promettons tous le secourir promptement & nous employer à ce que tel tord soit réparé comme si le dommage était particulier à chacun de nous. […]

Davantage, s’il advient (ce que Dieu ne veuille) que d’aucun de nous, ayant oublié son devoir et son Serment, eut quelque intelligence avec les ennemis, ou commis acte de lâcheté ou de trahison […] nous jurons & promettons – sur la part que nous prétendons avoir au Paradis – le révéler incontinent audit seigneur Prince, ou autre [dirigeant] qu’il appartiendra, et le tenir & traiter comme ennemi, traître & déloyal : car ainsi a-t-il été accordé d’un franc & irrévocable consentement.

Fait, arrêté & publié à Orléans, l’an de notre Seigneur mil cinq cent soixante deux, l’onzième jour d’avril.

Louis de Bourbon, avec autres Princes, Chevaliers de l’Ordre, Seigneurs, Capitaines, Gentilshommes & plusieurs autres de tous les états & toutes les contrés de ce Royaume, en grand nombre, comme il appert par le Registre étant devant ledit seigneur.

Source : Mémoires de Condé, Tome III, Paris, Rollin, 1743, p. 258-262 sur 700. Orthographe française modernisée.

Lisez également :

Via American Vision.

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Ressources connexes :