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Archive for décembre 2014

Cet article a pour sujet la montée de l’environnementalisme qui veut sauver la planète terre. Les avis sur les changements climatiques divergent et le mouvement encourage le paganisme. Nous devons protéger l’environnement, non parce que la terre est sacrée, mais parce que Dieu a établi l’homme gérant de sa création.

Source d’origine : Cornelis Van Dam, « Saving Planet Earth », Clarion, Vol 57, No 3, février 2008, p. 50-52.

Traduction en français : Ressources chrétiennes

Nous assistons actuellement à une grande montée environnementaliste. Les avertissements se font de plus en plus stridents et le battage médiatique augmente de plus en plus. On nous dit que la planète Terre est en grave danger et à moins que nous n’agissions immédiatement, il est même peut-être déjà trop tard. L’action est concertée sur plusieurs fronts.

[…]

Selon des sondages récents, dans notre propre pays, les questions ayant trait à l’environnement et aux changements climatiques sont devenues des préoccupations majeures chez les électeurs. Les inquiétudes par rapport au climat surpassaient même les inquiétudes par rapport au terrorisme et à la nature fragile de la paix dans le monde. De plus, pour les plus jeunes, les inquiétudes par rapport au climat avaient plus d’importance que les possibilités d’avancement au travail. Que devons-nous penser de tout cela en tant que chrétiens?

Le mandat donné par Dieu à l’humanité

Dieu a confié le soin de la planète Terre au couronnement de la création, soit à l’humanité. Il a établi Adam et Ève, et par conséquent toute l’humanité, comme gérants du monde magnifique qu’il a créé. Il les a bénis et leur a donné le mandat d’être féconds et de se multiplier, de remplir la terre, de la soumettre et de régner sur toute la création (Gen. 1:26-28; Ps. 8:5-8). Cependant, l’homme ne devait pas accomplir cette tâche de manière égoïste; il devait prendre soin de ce qui lui avait été confié (Gen. 2:15) et il devait le faire dans la pleine conscience de sa responsabilité envers Dieu, qui lui avait confié cette tâche. Après tout, la terre et tout ce qu’elle contient appartiennent au Seigneur (Ps. 24:1). Les chrétiens devraient donc être pleinement conscients qu’ils sont responsables de bien gérer tout ce qui touche aux questions environnementales. En fait, les chrétiens devraient être les premiers à chercher à protéger les ressources limitées de la terre de l’abus et du gaspillage. Ils devraient également être les premiers à s’engager dans le combat contre la pollution.

Est-ce que tout cela signifie que nous devons considérer Al Gore comme notre héros et qualifier le partisan environnementaliste David Suzuki de « saint patron », comme certaines personnes l’ont fait? Pas vraiment. Il faut aller au-delà de la surface des choses. Un élément frappant dans toutes ces discussions au sujet des changements climatiques, c’est l’incapacité des scientifiques et des experts à parvenir à un avis commun sur des données cruciales et les conclusions qui en découlent. Par exemple, les experts ne sont même pas tous d’accord avec le fait que les émissions de bioxyde de carbone seraient réellement une cause de réchauffement de la planète. Un rapport du Comité de l’Environnement et des Travaux publics du Sénat des États-Unis, rendu public le 20 décembre 2007, expliquait en détail comment plus de 400 scientifiques renommés — des experts dans des dizaines de champs d’études un peu partout à travers le monde — disent que le réchauffement et le refroidissement de la planète constituent un cycle de la nature et qu’on ne peut établir un lien légitime entre ce cycle et l’activité humaine. De même, au moment de la rédaction de cet article, des scientifiques suédois rapportaient dans le prestigieux journal Nature que le climat plus doux de l’Arctique n’est pas le résultat d’un changement de climat provoqué par l’homme, mais qu’il vient plutôt de transferts d’énergie atmosphérique des latitudes plus au sud vers les latitudes plus au nord. C’est un phénomène cyclique qui s’est déjà produit auparavant.

Pourtant, en dépit du fait que les études scientifiques sont loin d’être unanimes sur les causes des changements climatiques, les médias les plus influents et les comités scientifiques des Nations Unies sont en train de susciter l’hystérie partout sur la planète, comme si leurs conclusions selon lesquelles les changements climatiques seraient provoqués par l’action de l’homme étaient incontestées.

[…]

Pourquoi le battage médiatique actuel est-il si émotif? Une des raisons semble être le fait que les environnementalistes qui cherchent à militer en faveur du scénario des changements climatiques sont très religieux dans leur conviction de sauver la planète Terre. Plusieurs en sont rendus au point où ce n’est plus la raison et les faits qui sont à la base d’une grande partie de leur discours, mais bien plutôt les émotions.

La nature religieuse du mouvement environnementaliste

Ce n’est pas un secret pour personne que la mentalité actuelle de notre société va à l’encontre des valeurs et des principes chrétiens. Les faits sont évidents, en particulier en ce qui a trait aux problèmes moraux tels que la tolérance — et même la défense — par la société des valeurs homosexuelles. Les racines du mouvement environnementaliste séculier ont pour cadre cette hostilité générale envers le christianisme. La chrétienté a été accusée d’avoir encouragé une utilisation destructrice de la création en faisant la promotion d’idées telles que la domination de l’homme sur le monde naturel ainsi que la désacralisation de la nature, c’est-à-dire l’enseignement selon lequel la nature n’est pas divine. Il ne fait aucun doute que [d]es chrétiens ont commis des fautes dans le passé en ne réalisant pas pleinement le besoin d’une meilleure gérance de l’environnement, mais de faire des reproches aux enseignements de la Parole de Dieu parce qu’on croit être au milieu d’une crise climatique va bien au-delà de ce que les faits nous révèlent.

En rejetant l’enseignement biblique selon lequel l’être humain occupe une place unique par rapport au reste de la création, le mouvement environnementaliste considère les humains comme une menace pour l’environnement et adopte les idées panthéistes au sujet du caractère sacré de la nature, qui doit être sauvegardée à tout prix. En fait, nous avons même atteint le point où l’on accorde parfois une plus grande priorité au bien-être des animaux et des plantes qu’à celui de l’être humain. Cette approche néo-païenne est de nature religieuse et aide à expliquer la ferveur des environnementalistes et des partisans des changements climatiques. Il est frappant qu’Al Gore, un baptiste [sic !], laisse malgré tout entendre qu’il est évident qu’une meilleure compréhension de l’ancien culte païen voué à la déesse de la terre nous éclairerait sur la nature de l’expérience
humaine et de notre relation avec l’environnement.

Une réponse chrétienne

En tant que chrétiens, nous rejetons tout principe néo-païen qui pourrait alimenter l’hystérie et les tendances alarmistes du mouvement environnementaliste actuel ou qui serait à la base de la vision du monde sous-jacente aux solutions proposées. En même temps, nous devrions faire tout notre possible pour protéger l’environnement. Si vraiment certaines activités humaines sont nuisibles, nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour limiter ou cesser ces activités.

Cependant, les raisons de nos actions seront radicalement différentes de celles des environnementalistes. Nous n’agirons pas parce que la terre ou la nature sont sacrées, mais parce qu’il s’agit de la création de Dieu et que celui-ci a confié à l’homme la responsabilité de la gérer et d’en prendre soin. Ainsi, nous aurons le désir d’être de bons gérants de ce don magnifique de la
nature que Dieu a mis à notre disposition. Nous le ferons en réalisant pleinement que le Seigneur notre Dieu est à l’oeuvre dans ce monde. C’est ce monde qui, délivré de ses souffrances et de ses gémissements présents, sera renouvelé (Romains 8:19-21).

La planète Terre est un endroit très spécial. Elle n’est pas juste un point dans l’univers. C’est le lieu où Dieu a placé l’humanité, le couronnement de sa création, qui est appelée à y régner. À cause de la rébellion de l’homme contre Dieu, la planète Terre est un lieu qui a besoin d’être sauvé. Mais, en fin de compte, ce ne sont pas les êtres humains qui pourront la sauver de ses problèmes. Par conséquent, la Terre est aussi le lieu où le Fils de Dieu est venu pour racheter toute la création, perdue dans le péché. C’est le monde que Dieu nous a confié pour que nous en prenions soin. Nous devons donc en prendre soin du mieux que nous pouvons, parce que c’est le lieu où descendront de nouveaux cieux.

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Article du Réseau Fraternel Évangélique Français. Référes-vous y pur les notes marginales.

Le deuxième article de la Confession de Foi du Réseau FEF déclare: «L’Écriture sainte, rédigée sans erreur dans les manuscrits originaux, exprime avec une parfaite fidélité ce que Dieu a voulu nous dire». L’article affirme «l’entière vérité jusque dans son détail» de la Bible et «l’inspiration plénière» de ses auteurs. Ces convictions proclament la doctrine de l’inerrance de l’Écriture.

En dehors des Églises évangéliques, la doctrine de l’inerrance paraît suicidaire. La Bible semble se composer d’éléments disparates, se contredire par moments, et regorger d’erreurs scientifiques et historiques. Nous devons donc établir les fondements de notre conviction et évacuer un certain nombre d’idées fausses pourtant largement répandues.

Fondements de la doctrine

La doctrine de l’inerrance trouve son fondement dans celle de l’inspiration. Nous affirmons que c’est Dieu qui a inspiré les auteurs de la Bible. Il ne l’a pas fait comme s’il utilisait de simples sténographes. Il s’est servi de la personnalité des différents auteurs pour qu’ils expriment chacun à leur manière la pensée que Dieu voulait communiquer aux hommes.

Pour l’Ancien Testament, notre point de départ est la personne et l’enseignement de Jésus-Christ. Si nous pensons que les Évangiles nous en donnent un compte rendu historique relativement fiable, nous ne manquerons pas d’être frappés par l’importance que Jésus attachait à ce que nous appelons aujourd’hui l’Ancien Testament. C’était son pain quotidien ( MAt 4.4) . Il en a souligné la valeur jusque dans ses plus petits détails (Mt 5. 17-18). Dans ses controverses avec les autorités religieuses de son temps, il l’a constamment cité, allant parfois jusqu’à s’appuyer sur un seul mot du texte biblique 1. Ce recueil, comprenant la Loi, les Prophètes et les Écrits, était pour Jésus parole de Dieu. Il faisait autorité. Ainsi, ce qu’un prophète a dit, c’est Dieu qui l’a dit. Il est remarquable que Jésus a pu contester de nombreuses croyances de son temps – par exemple concernant le sabbat, les règles de pureté, la mission du Messie – sans jamais mettre en cause la foi de ses contemporains dans l’Écriture en tant que parole de Dieu. Il a affirmé que l’Écriture ne peut être anéantie 2. Un chrétien, donc, se voulant disciple de Jésus-Christ, ne peut pas adopter à l’égard de l’Ancien Testament une vision moins élevée que celle de son maître.

La pratique des apôtres reflète tout à fait celle de leur Maître. Notons en particulier combien souvent nous trouvons des expressions comme «Dieu dit», «l’Écriture dit», «afin que la prophétie s’accomplisse….». Ces prophéties qui se réalisent, ce sont parfois des prédictions précises, comme sur la naissance du Messie (Mt 1.23 ; 2.6, par exemple) ; ce sont parfois des analogies avec le parcours du peuple d’Israël (Mt 2.15)  ou de David( Jn 13.18). Mais la conviction des auteurs du Nouveau Testament, c’est que des passages précis de l’Ancien Testament s’accomplissent en Jésus.

Le témoignage interne de l’Ancien Testament confirme ces indications. De très nombreuses fois, nous y trouvons des expressions comme «Dieu dit», «oracle du Seigneur», «la parole de Dieu vint à untel.» Les prophètes et les Psaumes en appellent aux livres de Moïse comme étant «la Loi»  ou «la Loi du Seigneur.» Les prophètes savent qu’ils annoncent la parole de Dieu pour leur peuple, et c’est parfois à contre-cœur, comme pour Jonas et Jérémie. Ce n’est pas leur message, mais celui de Dieu qu’ils prononcent.

Pour le Nouveau Testament, la doctrine de l’inspiration repose sur le fait que Jésus a promis à ses apôtres l’assistance de son Esprit pour qu’ils enseignent tout ce qu’ils ont reçu de lui, Jésus ( Jn 14.26; 15.26-27; 16.13-14).  On rencontre dans plusieurs épîtres des indications montrant que les apôtres étaient bien conscients de leur autorité particulière et de l’inspiration de leurs écrits. Paul parle des bienfaits que Dieu accorde «non avec des termes qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseignent l’Esprit» (1Co 2.12-13). Pour l’apôtre Jean, ne pas recevoir l’enseignement des apôtres, c’est ne pas être en communion avec Dieu, ne pas connaître Dieu (1Jn 1.3 ; 4.6).

L’apôtre Paul résume la doctrine de l’Écriture par ces paroles célèbres : «Toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu ( 2Ti 3.16)». Cette affirmation concerne très clairement l’Ancien Testament, mais peut très légitimement être étendue au Nouveau. En effet, Paul cite un passage de l’Évangile de Luc comme étant au même plan qu’un texte du Deutéronome (1Ti 5.18, citant Dt 25.4 et Lc 10.7). Et l’apôtre Pierre n’hésite pas à qualifier «d’Écriture» les écrits de Paul, en les mettant sur le même plan que le reste de la Bible.

Nous pouvons maintenant aller au-delà de notre premier postulat. Les Évangiles ne nous donnent pas seulement un compte rendu historique relativement fiable de la vie et de l’enseignement de Jésus. Ils sont inspirés de Dieu, et à ce titre entièrement dignes de confiance, jusque dans le détail. Comme le reste de la Bible. (2P 3.16)

Si c’est le Dieu qui ne ment pas, qui ne trompe pas et qui ne peut pas se tromper qui a inspiré l’Écriture, alors il est logique de penser que l’Écriture ne va pas nous induire en erreur, qu’elle est fiable, qu’elle est sûre.

Dans les manuscrits originaux

La question se pose alors de savoir quelle Écriture, quelle Bible, est inerrante. Et là nous pouvons déjà écarter un premier faux problème. Nous ne disons pas que telle version, française ou autre, est sans erreur. Nous affirmons l’inerrance de la Bible «dans les manuscrits originaux», à savoir en hébreux, en araméen, et en grec.

On ne manque pas de nous reprocher ici de croire à une chimère, parce que personne ne détient des textes originaux, sortis tout droit de la main d’un Paul ou d’un Ésaïe.

Les éditions récentes de la Bible indiquent ici ou là dans des notes en bas de page que les différents manuscrits anciens diffèrent parfois entre eux. Lorsque ces différences sont importantes – et c’est rare – alors nous devons reconnaître que nous ne pouvons pas savoir avec certitude quel était le texte original à cet endroit-là. Mais la plupart du temps, ces différences sont mineures, et aucune n’affecte l’enseignement biblique dans son ensemble. Aucune doctrine biblique ne repose sur un seul texte, encore moins sur un texte qui ne serait pas sûr. L’abondance, la redondance même des textes, répartis dans plusieurs livres, garantissent pour nous la fiabilité de l’enseignement reçu.

Un cas concret illustrera ce propos. Dans la première phrase de l’Évangile de Marc, faut-il lire : «Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ» ou «Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu» ? Une note en bas de page nous dira que les manuscrits anciens divergent sur ce point. Mais sans même chercher ailleurs dans la Bible, l’Évangile de Marc affirme clairement que Jésus est Fils de Dieu : cf. son baptême, sa confrontation avec les démons, sa transfiguration, son procès, et la déclaration du centenier (Mc 1.11 ; 3.11 ; 5.7 ; 9.7 ; 14.61 ; 15.39). Dès lors, la question qui se pose sur le texte original de Marc 1.1 est un débat purement technique, sans incidence sur la théologie de Marc, et encore moins sur celle du Nouveau Testament.

La transmission du texte

A ceux qui s’inquiètent de ces variantes, et qui se demandent si le texte de la Bible nous est parvenu de manière fiable, il faut répondre par l’affirmative. Il suffit de comparer la transmission des livres bibliques à celle d’autres ouvrages de l’antiquité. La Guerre des Juifs de Flavius Josèphe nous est connue grâce à 130 manuscrits grecs, s’échelonnant du Xe au XVIe siècle, une traduction latine, avec 230 manuscrits, du VIIe au XVIe siècle, et une traduction en slavon, du XIIe siècle, qui subsiste en deux versions 3. Pour le Nouveau Testament, par contre, nous disposons de plus de 5000 manuscrits, dont plusieurs éditions complètes des IVe et Ve siècles, et de nombreux papyrus parfois incomplets du IIIe. Un petit fragment de l’Évangile de Jean est daté des environs de l’an 125. La comparaison de tous ces manuscrits entre eux, et avec des traductions anciennes et des citations d’auteurs anciens, permet aux spécialistes d’aboutir à un texte grec extrêmement sûr, à 90 voire à 99%.

Pour l’Ancien Testament, la situation est un peu différente, car il s’est constitué sur une période bien plus longue et plus reculée dans le temps. C’est un codex en hébreu de l’an 1009, conservé à Leningrad (Saint-Pétersbourg), qui sert encore de base à nos traductions. On savait avec quelle minutie les scribes juifs, appelés les massorètes, copiaient et recopiaient leurs écrits sacrés. Mais il n’était guère possible de remonter au-delà du Xe siècle pour le vérifier. Puis survint en 1947 la découverte des manuscrits de la Mer Morte, comprenant de très nombreux textes de la Bible, dont le célèbre rouleau d’Ésaïe. Et là, on s’est aperçu que sur environ 1000 ans le texte avait peu changé.

Mais il est également apparu qu’au 1er siècle de notre ère il existait des manuscrits assez divers. Pour la Loi, les divergences entre les manuscrits sont minimes ; pour Jérémie, elles sont importantes et peuvent remonter à différentes éditions autorisées par le prophète lui-même ainsi qu’aux conditions difficiles qui entouraient le recueil et la transmission de ses écrits. Avec la destruction de Jérusalem en l’an 70 et l’expulsion des Juifs de Judée, le texte de l’AT a été uniformisé pour l’ensemble du judaïsme dispersé. On a alors sélectionné un texte parmi d’autres et c’est à partir de là que les scribes ont redoublé de minutie pour éviter au maximum que ce texte reçu soit altéré.

Puisque nous avons moins de documents pour l’AT que pour le NT, la critique textuelle ne permet pas toujours de trancher entre les différentes variantes avec autant de certitude. Les incertitudes qui subsistent sont ainsi proportionnellement plus nombreuses que pour le NT. Mais il est toujours légitime de parler d’un texte globalement fiable.

Nous pouvons souligner ici la différence qualitative entre des copies imparfaites de textes originaux inerrants, et des copies, même très fiables, de textes originaux comportant des erreurs. Une erreur de copiste n’est pas la même chose que la présentation d’un événement qui ne s’est pas produit, ou d’une information erronée.

Dans sa providence bienveillante, Dieu à veillé à ce que sa parole parvienne jusqu’à nous, transmise avec une grande fidélité de siècle en siècle. À cet égard, le statut de la Bible est sans comparaison possible avec aucun autre document ancien.

Le statut des traductions

Revenons à la question des traductions : quel est leur statut ? Notons d’abord que la Bible elle-même use de traductions. Jésus a parlé en araméen : mais ses propos sont rapportés la plupart du temps en grec. Les auteurs grecs du Nouveau Testament utilisent la traduction de la Septante ou, en citant parfois de mémoire, traduisent eux-mêmes l’Ancien Testament hébreu. Ces citations sont autant parole de Dieu que l’original, dans ce sens qu’elles expriment avec une parfaite fidélité ce que Dieu a voulu nous dire. S’il y a un écart entre la traduction grecque et l’original, il peut relever soit de divergences dans les manuscrits hébreux, soit d’une citation lâche, comme tout auteur peut se le permettre, soit encore de la volonté de souligner un aspect particulier du texte. Dès lors qu’il ne cherche pas à fournir une traduction minutieusement exacte, l’auteur ne peut pas être accusé d’erreur quand sa citation en grec diverge de l’original en hébreu, pourvu qu’il n’en trahisse pas l’intention et le sens. Si on modifie le texte pour souligner quelque chose qu’il n’enseigne pas, c’est une erreur : mais cela ne se produit pas.

Donnons un exemple : la citation du Psaume 40 dans Hébreux 10.5. Tu m’as formé un corps, dans l’épître aux Hébreux, reprend le texte de la Septante, alors que le texte hébreu du Psaume comporte : Tu m’a creusé des oreilles. Manifestement, les traducteurs de la Septante, s’ils n’avaient pas sous les yeux une variante textuelle, ont cherché à expliciter une expression jugée obscure. C’était peut-être une allusion au percement de l’oreille, signe de soumission volontaire (Ex 21.6 ; Dt 15.17), ou alors le creusement des oreilles, avec leur forme très particulière, est une façon de parler du façonnage du corps entier. On peut aussi considérer que Dieu a donné des oreilles au psalmiste pour qu’il entende sa parole et y obéisse (Cf. Es 50.4) ; et que la LXX a traduit que Dieu lui a donné un corps pour qu’il agisse en obéissance à la parole de Dieu : cela revient au même. Dans les trois options, l’utilisation de la version de la Septante ne pose aucun problème de cohérence ou de compréhension dans la suite du passage. 4

Les utilisateurs des traductions françaises peuvent être confiants. Les différents traducteurs ont travaillé consciencieusement en essayant de rendre au mieux le texte original. Aujourd’hui, la traduction se fait généralement en équipe, ce qui en améliore encore la fiabilité. Lorsque nous lisons donc une traduction française, nous sommes en présence de la parole de Dieu. Et si un doute surgit sur l’interprétation de tel passage, nous pouvons comparer les traductions entre elles, recourir aux textes hébreux et grecs, ou consulter les commentateurs qui le font.

Les auteurs humains

Notre doctrine de l’Écriture pourrait faire croire que nous voyons la Bible comme un document dicté du début jusqu’à la fin par Dieu. Ce n’est pas ainsi que nous concevons les choses. Nous reconnaissons que les auteurs bibliques ont chacun leur style propre et leurs centres d’intérêt. On ne confondrait pas 1 Jean avec Romains ou Matthieu, ni Job avec Esdras. Nous affirmons, non pas la dictée de l’Écriture, mais son inspiration.

La différence de style et des centres d’intérêt explique certaines contradictions apparentes. Ainsi, Paul et Jacques n’utilisent pas de la même manière les termes «foi», «œuvre», et «justifier». L’un va pouvoir dire que nous sommes «justifiés par la foi sans les œuvres» (Ro 3.28) et l’autre que «l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement» (Ja 2.24). Mais la contradiction réside uniquement dans les mots et non dans le sens voulu par les auteurs. Paul s’intéresse à notre statut devant Dieu. Pour lui, «justifier» équivaut à «mettre en règle devant la justice de Dieu.»  Jacques pense à ce qu’est la justice dans la vie. Paul met à l’honneur une foi personnelle en Christ, engagée, qui produit de bonnes œuvres. Jacques dénonce une foi qui serait, comme celle des démons, sans fruit. Leurs affirmations se complètent donc, car les œuvres sont le fruit nécessaire d’une foi authentique. (Ep 2.10)

Disparaissent de la même manière certaines prétendues contradictions historiques et chronologiques. À regarder superficiellement les trois premiers Évangiles, nous dirions que le ministère de Jésus n’a duré qu’un an. Mais l’Évangile de Jean note soigneusement plusieurs fêtes juives dont trois Pâques (Jn 2.13 ; 6.4 ; 11.55) , indiquant un ministère de trois ans. Les Évangiles ne se contredisent pourtant pas, car Matthieu, Marc et Luc simplifient leur présentation de la vie de Jésus pour la raconter en cinq étapes décisives et faciles à retenir : le ministère de Jean-Baptiste, le ministère de Jésus en Galilée, son ministère en Judée, sa mort et sa résurrection. Un regard plus attentif montre que leur récit couvre aussi plusieurs années, car en Marc 6, avec l’herbe verte, nous sommes manifestement au printemps, à l’époque d’une Pâque qui n’est pas la Pâque finale. La prétendue contradiction chronologique n’en est pas une.

Dieu a parlé de plusieurs manières

On confond parfois l’inerrance avec le littéralisme. Or, traiter un texte poétique comme si tout devait être pris au pied de la lettre détruirait toute littérature. L’auteur de l’épître aux Hébreux dit que Dieu a parlé à bien des reprises et de bien des manières (Hé 1.1). Nous trouvons dans l’Ancien Testament des textes poétiques et des textes en prose, de l’histoire, des lois, des textes de sagesse, des prières, des hymnes, des textes prophétiques, des paraboles… La clé de la compréhension, c’est de traiter comme littéral ce que l’auteur a voulu comme tel – le récit de l’adultère de David en 2 Samuel 11, par exemple – et de reconnaître les différents mécanismes imagés et poétiques que l’auteur a pu choisir à d’autres endroits. L’adultère de David est raconté une deuxième fois sous forme de parabole en 2 Samuel 12. Bien sûr, il y a parfois débat sur l’intention de l’auteur. Mais ceci ne met pas en cause les doctrines de l’inspiration et de l’inerrance de l’Écriture.

La reconnaissance de styles différents va de pair avec la compréhension des textes dans leur contexte. Nous ne voyons pas la Bible comme un recueil d’oracles infaillibles qui ont de la valeur en dehors de leur cadre propre. La Bible rapporte les paroles d’insensés, de menteurs, de personnes mal informées comme les amis de Job, et même du diable. Ce ne sont pas là des paroles magiques à citer à tort et à travers, mais une petite partie de textes plus grands, poétiques ou historiques, qui pris ensemble nous livrent un message véridique.

Erreurs scientifiques ?

De nos jours, parler du soleil qui se lève (cf. Ps 19), ou des quatre coins de l’Hexagone, n’expose personne à être traité d’antiscientifique. Nous devrions user d’autant de bon sens à l’égard des auteurs bibliques. Dans un texte qui ne prétend pas être un traité de science, le langage de tous les jours suffit.

Des problèmes plus aigus surgissent lorsqu’il s’agit de récits de miracles qui, par leur nature, échappent aux lois habituelles de la nature. Nous avons affaire là à des événements uniques, que les témoins reconnaissent comme extraordinaires et qui ne pourront jamais être reproduits en laboratoire. Ici ce n’est pas le regard du scientifique qui est sollicité mais celui de l’historien, qui examinera la crédibilité des témoins et les faits qui entourent le miracle même. Parfois le fait est proprement inexplicable, comme l’eau changée en vin à Cana. Parfois, le fait reçoit un début d’explication.

[…]

Erreurs historiques ?

Les allégations contre l’inerrance biblique sont de deux sortes ici. D’une part, il est parfois affirmé que les récits historiques de la Bible se contredisent entre eux. Nous en avons déjà donné un exemple, en parlant de la chronologie de la vie de Jésus. Dans l’Ancien Testament, la chronologie des événements n’est pas toujours facile à suivre, et les dates données semblent n’être pas toujours cohérentes. Ainsi, et c’est le cas le plus flagrant, une lecture naïve des longueurs de règne attribuées aux rois bibliques nous laisse dans la plus totale confusion quand on les compare entre elles et avec les quelques points fixes de la chronologie ancienne. Depuis quelques décennies, on reconnaît que les rois de Juda en particulier nommaient parfois leur successeur de leur vivant, instaurant pour une période plus ou moins longue une co-régence. Selon que ces années de règne partagé sont comptées ou non par l’auteur biblique, la longueur du règne va être calculée différemment : sans que la Bible soit coupable d’une contraction interne.

Un deuxième type de difficulté provient d’allégations selon lesquelles les récits bibliques contrediraient ce que l’on sait de l’histoire de par des sources profanes et par l’archéologie. En fait, et malgré des sériés télévisées à succès, les spécialistes recourent de moins en moins à ce genre d’argument. Car d’innombrables découvertes archéologiques viennent confirmer que le texte biblique s’insère parfaitement dans le contexte historique et culturel qui est le sien. Pour les Actes des Apôtres, par exemple, le XXe siècle a vu un revirement spectaculaire, les spécialistes notant que Luc est extrêmement précis quand il donne le nom d’un officiel romain ou local, quand il mentionne des personnages connus de l’histoire profane, ou des villes et des régions. Il dispose d’une connaissance minutieuse qui n’aurait pas été accessible à un auteur plus tardif. Pour l’Ancien Testament, quand on recule dans le temps, les indices archéologiques deviennent bien sûr plus ténus, et davantage sujets à des interprétations divergentes. Mais la tendance est la même : une meilleure connaissance des civilisations anciennes renforce notre confiance en la fiabilité de la Bible. 7

Précisions apportées par la Déclaration de Chicago

En 1978, plus de 200 théologiens de premier plan se sont retrouvés à Chicago pour affiner la doctrine évangélique de l’Écriture. Leurs conclusions méritent d’être connues. Nous en citerons quelques-unes :

Article XI – Nous affirmons que l’Écriture, divinement inspirée, est infaillible, de telle sorte que, loin de nous égarer, elle est vraie et sûre sur tous les points qu’elle traite…

Article XII – Nous affirmons que l’Écriture dans son intégralité est inerrante, exempte de toute fausseté, fraude ou tromperie. Nous rejetons l’opinion qui limite l’infaillibilité et l’inerrance de la Bible aux thèmes spirituels, religieux, ou concernant la rédemption, et qui exclut les énoncés relevant de l’histoire et des sciences…

Article XIII – Nous affirmons que le mot d’inerrance convient, comme terme théologique, pour caractériser l’entière vérité de l’Écriture. Nous rejetons la démarche qui impose à l’Écriture des canons d’exactitude et de véracité étrangers à sa manière et à son but. Nous rejetons l’opinion selon laquelle il y aurait démenti de l’inerrance quand se rencontrent des traits comme ceux-ci : absence de précisions techniques à la façon moderne, irrégularités de grammaire ou d’orthographe, référence aux phénomènes de la nature tels qu’ils s’offrent au regard, mention de paroles fausses mais qui sont seulement rapportées, usage de l’hyperbole et de nombres ronds, arrangement thématique des choses racontées, diversité dans la sélection lorsque deux ou plusieurs récits sont parallèles, usage de citations libres.

Conclusion

On peut faire quelques reproches au mot – mais pas à la doctrine – de l’inerrance. Nos dictionnaires français l’ignorent. Il présente les choses négativement, alors que des mots comme «vérité», «sûreté», «autorité»,  ou «fiabilité» disent la doctrine positivement. Il génère peut-être des attentes irréalistes, car il semble supposer une exactitude mathématique qui ne laisse aucune place aux procédés ordinaires du langage. Il nécessite de nombreux commentaires pour expliquer ce qu’il ne veut pas dire. Dans des milieux mal informés, il peut prêter à confusion : nous en avons donné quelques exemples.

Mais il reste vrai, comme l’affirme la déclaration de Chicago, que «le mot d’inerrance convient, comme terme théologique, pour caractériser l’entière vérité de l’Écriture». Il est nécessaire à la précision de la pensée évangélique et il en définit l’une des limites. La doctrine de l’inerrance dit bien que la Bible est fiable dans toutes ses affirmations, les grandes comme les petites, c’est-à-dire sans erreur.

L’inerrance de la Bible ne signifie pas l’inerrance du lecteur ou du prédicateur. Nous ne connaissons qu’en partie… (1Co 13.9) ainsi devrions-nous aborder l’Écriture avec humilité. Nous ne l’instrumentalisons pas au profit de nos convictions : nous l’étudions pour les tester et éventuellement les réviser. Face aux désaccords possibles entre chrétiens respectueux du texte, nous restons dans une attitude d’écoute : de la Bible, et de nos frères. Ainsi, bien comprise, la doctrine de l’inerrance nous pousse à sonder davantage les Écritures, car c’est en elles que nous avons la vie. (Jn 5.39)

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« La cinquième année du règne de Roboam, Schischak, roi d’Egypte, monta contre Jérusalem. Il prit les trésors de la maison de l’Eternel et les trésors de la maison du roi, il prit tout. Il prit tous les boucliers d’or que Salomon avait faits. Le roi Roboam fit à leur place des boucliers d’airain, et il les remit aux soins des chefs des coureurs, qui gardaient l’entrée de la maison du roi. » (1 Rois 14:25-27)

« Lorsque Roboam se fut affermi dans son royaume et qu’il eut acquis de la force, il abandonna la loi de l’Eternel, et tout Israël l’abandonna avec lui. La cinquième année du règne de Roboam, Schischak, roi d’Egypte, monta contre Jérusalem, parce qu’ils avaient péché contre l’Eternel. Il avait mille deux cents chars et soixante mille cavaliers; et il vint d’Egypte avec lui un peuple innombrable, des Libyens, des Sukkiens et des Ethiopiens. Il prit les villes fortes qui appartenaient à Juda, et arriva jusqu’à Jérusalem. […] Schischak, roi d’Egypte, monta contre Jérusalem. Il prit les trésors de la maison de l’Eternel et les trésors de la maison du roi, il prit tout. Il prit les boucliers d’or que Salomon avait faits. » (2 Chroniques 12:2-4/9)

Ces données littéraires bibliques sont confirmées par l’archéologie égyptienne :

L’affiche de la ligne du temps égyptienne se vend par le Western Conservatory.

Voyez aussi : La rigueur historique de l’Ancien Testament [Foi et Érudition].

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Via Le Bon Combat.

Si vous êtes prémillénariste, dispensationaliste ou non, il y a plusieurs choses que vous devez croire :

  • Vous devez nécessairement croire que la mort physique continuera d’exister après le moment de la deuxième venue de Christ.
  • Vous devez nécessairement croire que même après la deuxième venue de Christ, la création toute entière continuera d’être impactée par la malédiction imposée par la chute d’Adam.
  • Vous devez nécessairement croire que les Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre ne seront établis que 1000 ans après le retour de Christ.
  • Vous devez nécessairement croire que les incroyants auront toujours l’opportunité d’être sauvés par Christ, après son retour, et ce pendant au moins 1000 ans.
  • Vous devez nécessairement croire que les incroyants ne ressusciteront que plus de 1000 ans après le retour de Christ.
  • Vous devez nécessairement croire que les incroyants ne seront finalement jugés et jetés dans le feu éternel que plus de 1000 ans après le retour de Christ.

“Et quoi croire en ces choses est problématique ?” pourrait demander un prémillénariste. Ce qui est problématique, c’est que toutes ces choses auxquelles les prémillénaristes doivent croire (à cause de la façon dont ils interprètent les Écritures), est explicitement contredit par le Nouveau Testament. Contrairement aux croyances que le prémillénarisme requiert :

  • La mort est détruite et engloutie dans la victoire au moment même de second retour de Christ (1 Corinthiens 15:24-26, 50-58).
  • La création est délivrée de la malédiction lors de la parousie (Romains 8:18-25, comp. 1 Jean 3:2, etc.).
  • Les Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre sont immédiatement créés à la suite de la parousie (2 Pierre 3:10 ss ; comp. 1 Pierre 1:13 et 2 Pierre 3:12-13, etc.).
  • La possibilité de recevoir Christ s’achève à la parousie, et la résurrection finale tout comme le jugement éternel des incroyants arriveront lors de la parousie (Matt. 24:36-44 ; Jean 5:28-29 ; Daniel 12:2 ; Actes 24:15, etc.).

Pour exprimer les choses plus simplement, les descriptions que le Nouveau Testament fait de la seconde venue du Christ nous forcent à conclure qu’une ère du millenium établie à la suite du retour de Christ, telle que proposé par le prémillénarisme, est impossible.

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Par Thomas Babington Macaulay (1800-1859).

Via Roman Roads Media.

Inspiré par la Bataille d’Ivry (14 mars 1590).

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Media Gratiae a produit une série d’études bibliques sur l’être de Dieu, amenées dans une thématique historique : il y est expliqué comment dix hommes et une femme de Dieu ayant marqués l’histoire de l’Église ont vécus leur réunion avec Dieu, et quelles furent les conséquences et les applications concrètes de cette réunion.

Site web : Behold your God

Survol de la série :

Le vidéo et le matériel afférent de la première semaine est disponible gratuitement ici.

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« Il existe, dans les Écritures, douze occurrences narratives de baptêmes ayant eu lieu durant la période apostolique [Dix d’entre-elles se trouvent dans les Actes : 2:41 ; 8:5-13 ; 8:36-39 ; 9:18-19 ; 10:47-48 ; 16:13-15, 16:33 ; 18:8, 19:1-5 ; 22:14-16. Les deux autres sont dans 1 Corinthiens 1:14-16]. Si l’on se pose quelques questions simples à la lecture de chacun de ces textes, alors les conclusions suivantes s’imposent :

  • Qui était baptisé ? Des individus ayant fait profession de foi.
  • Qui baptisait ? Celui ou ceux ayant annoncé l’Évangile.
  • Comment étaient-ils baptisés ? Par immersion, comme l’indique le sens premier du terme original [baptizō (βαπτίζω), littéralement ‹ plonger ›, ‹ immerger ›].
  • Quand étaient-ils baptisés ? Immédiatement après la profession de foi.
  • Où étaient-ils baptisés ? Là où l’on trouvait suffisamment d’eau pour le faire.

Ces conclusions semblent sans appel. […] Les 12 occurrences narratives de baptêmes du Nouveau Testament constituent donc un faisceau d’arguments solides en faveur du crédobaptisme. » (source)

Évolution des installations baptismales au travers les siècles (tiré de Frédéric Bühler, Le baptême : aspects historique, archéologique, et biblique, Centre de Recherches d’Information et d’Entraide (CRIE), Mulhouse, p. 54-55) :

EvolutionBapteme

Photographies de baptistères chrétiens et de mosaïques antiques et médiévales confirmant le crédobaptisme :

Articles sur ce sujet sur le blogue Le Bon Combat :

Article sur l’autre sacrement réformé qu’est le repas du Seigneur :

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