La position sotériologique du célèbre théologien d’Augustin d’Hippone (354-430) correspond exactement à la doctrine réformée du salut par la grâce :
Un film sur Augustin d’Hippone a été tourné récemment, en voici la bande-annonce :
·
« Concernant les divins mystères de la Foi, pas même une déclaration occasionnelle ne doit être livrée sans les Saintes Écritures. »
— Cyrille de Jérusalem (315-387), Catéchèses, volume 4, chapitre 17
« La véritable et parfaite manière de nous glorifier en Dieu est de ne pas nous applaudir de notre justice, mais de reconnaître que par nous-mêmes nous sommes privés de la justice véritable, et que nous ne sommes justifiés que par la foi en Jésus-Christ. »
— Basile de Césarée (329-379), Homélie sur l’humilité
« Soyez sans défiance ; c’est de la foi et non des œuvres que procède la justice. Ne fuyez point la justice de Dieu ; elle a un double avantage : elle coûte peu et elle est offerte à tout le monde. »
— Jean Chrysostome (344-407), patriarche de Constantinople, Homélie III sur l’Épître de Paul aux Romains
« Si l’on croit à la foi, pourquoi ferait-on appel à autre chose, comme si la foi ne suffisait pas ? Pourquoi s’asservirait-on, se soumettrait-on à la loi [au sens de loi talmudique] ? N’aurait-on pas confiance en la foi ? »
— Jean Chrysostome, Homélie sur l’Épître de Paul à Tite
·
Le christianisme biblique en Antiquité :
- Calvinism in the Early Church – By the Early Church Fathers [A Puritans Mind]
- Where Were the Lutherans Before Luther ? [Concordia Theological Seminary]
- L’Évangile en Orient : l’Église de Perse jusqu’en 431 [Blog Dei]
Le christianisme biblique dans la première moitié du Moyen Âge :
- Le proto-protestantisme byzantin au Haut Moyen Âge [Scribd]
- Le proto-protestantisme occidental au Haut Moyen Âge [Scribd]
- La papauté moderne condamnée par le pape Grégoire le Grand (540-604) [Blog Chrétien Confessant]
Le christianisme biblique dans la deuxième moitié du Moyen Âge :
- Pierre Valdo (1140-1217) et les Vaudois [Musée virtuel du protestantisme français]
- Les Vaudois [Encyclopédie Universalis]
- John Wyclif (1328-1384) et les Lollards [Musée virtuel du protestantisme français]
- John Wiclif [Encyclopédie Universalis]
- Jan Hus (1369-1415) et les Guerres hussites (1419-1436) [Musée virtuel du protestantisme français]
- Jan Hus + Frères moraves [Encyclopédie Universalis]
Carte proposant un aperçu de l’expansion vaudoise en Europe (leur berceau historique est surtout la Provence et le Piémont) :

Petite capsule sur le pré-réformateur John Wyclife :
Une brève étude retraçant la transition du baptême par immersion au baptême par aspersion dans l’Église occidentale : Les fonts baptismaux [Ministère de la Culture].
Un ouvrage capital sur l’évolution du concept de "tradition" au cours de l’histoire de l’Église chrétienne : The Shape of Sola Scriptura [Monergism Books].
Une prédication sur le christianisme celtique qui démontre que l’Église pré-latine au Pays de Galles, en Écosse et en Irlande au Haut Moyen Âge était passablement biblique : Christianity and the British Isle, 1st to 15th Centuries (à partir de 26:50). Précisons toutefois que l’étiquette "celtique" n’est pas une garantie d’orthodoxie car cet adjectif désigne non seulement la Chrétienté celtique authentique mais également subversions ultérieures, c’est-à-dire un syncrétisme christiano-païen d’influence druidique hiérarchiquement indépendant du christiano-polythéisme papal, puis plus tard une simple expression culturelle galloise/gaélique équivalente aux faux dogmes latins. Notons aussi que même si les collectivités celtes chrétiennes initiales étaient organisées autour de monastères, ces "monastères" étaient en réalité des centres familiaux communautaires où le célibat n’était aucunement prescrit.
Roma locuta. Causa finita est.
— St. Augustin.
L’idée que St. Augustin était un calviniste est ridicule au plus haut point. C’est lire sélectivement l’histoire de l’Église et s’aveugler aux preuves qui indiquent le contraire. St. Augustin était très soumis à Rome.
Augustin d’Hippone était calviniste sur le plan sotériologique, c’est indiscutable. Toutefois, comme la capsule de NiceneCouncil le dit, Augustin était plus proche de Rome en matière d’ecclésiologie et sur d’autres questions théologiques.
D’ailleurs si « Roma locuta, causa finita est » selon Augustin d’Hippone, on se demande pourquoi c’est à Carthage plutôt qu’à Rome qu’Augustin organisa le concile qui officialisa finalement le Canon néotestamentaire en 397, et pourquoi c’est l’évêque de Milan, Ambroise — plutôt que l’évêque de Rome — qui força Théodose Ier à se repentir du massacre de Thessalonique en 391.
D’autre part, ce n’est pas évident que « Roma locuta, causa finita est », parce que la position de « Roma » est sujette à changement. Par exemple, en 531, l’évêque de Rome endossa les actes du Concile d’Orange de 529, lesquels proclamaient la doctrine biblique/calviniste/augustinienne du salut par la grâce contre les semi-pélagiens, mais plus tard dans l’histoire le pontife de Rome altéra sa sotériologie et embrassa l’hérésie semi-pélagienne.
Vous n’avez aucune crédibilité de parler d’Augustin par le simple fait que vous n’est pas dans l’Église. Vous êtes un imposteur.
Revenez à l’Église et on vous écoutera peut-être. D’autres l’ont fait.
Tu parles d’un sophisme croustillant ! « Tu ne fais pas partie de notre faction donc tu ne peux pas parler de nous »… Au diable les vérités objectives !
Tiens : “Coup de grâce” augustinien dans la Response aux calomnies d’Albert Pighius de Jean Calvin