
Timbre commémoratif émis par le service postal de l’État de la Cité du Vatican en 1987 à l’occasion du 16ème centenaire du baptême d’Augustin d’Hippone survenu lors de la nuit de Pâques en l’an 387
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Dans mon étude accompagnant ma compilation d’extraits commentés d’écrits patristiques sur le baptême, j’ai notamment observé que, contrairement aux pédobaptistes réformés modernes, les pédobaptistes de l’Antiquité chrétienne motivaient surtout – pour ne pas dire exclusivement – leur pratique & promotion du baptême des bébés sur la fausse doctrine de la régénération baptismale. Cette réalité historique est particulièrement criante chez Augustin d’Hippone (354-430). Afin de faciliter la consultation et le référencement des sources primaires pertinentes sur ce thème, j’ai réuni les passages les plus percutants issus des écrits de cette figure charnière de l’histoire du baptême dans deux documents plus concis, que voici.
N.B. Le code de couleurs utilisé dans la précédente compilation est réutilisé ici : Les mots en rouge identifient les segments textuels montrant qu’Augustin prône ici le pédobaptisme comme antidote salvifique au péché originel damnatoire. Les mots en bleu identifient les segments textuels exprimant une croyance en cette fausse doctrine de la régénération baptismale.
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{1} Le baptême des bébés serait motivé par la régénération baptismale selon Augustin
Ce document ↑ peut être téléchargé directement ici.
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{2} Le baptême des bébés n’est pas motivé par la filiation alliancielle parentale selon Augustin
Ce document ↑ peut être téléchargé directement ici.
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« In his application of the term [sacrament], Augustine does not fit neatly within either the Roman Catholic system of seven sacraments or the Reformation recovery of the biblical understanding of the two sacraments of baptism and the Lord’s Supper. […] It is undoubtedly the case that his and other patristic writers’ loose use of the term sacramentum did much to contribute to the multiplication of “sacraments” in the late patristic and medieval eras. »
« Augustine’s understanding of how the sacraments of baptism and the Lord’s Supper function was also problematic. Instead of seeing baptism as a sign and seal of the promises of the gospel in Christ, made effectual to the elect through the regenerating work of the Holy Spirit by the Word, Augustine held that in baptism, Christ works through the minister performing the sacrament so that every recipient of baptism both is regenerated by the Holy Spirit and receives forgiveness of sins. Baptism here functions in a way that prefigures the later Roman Catholic doctrine of ex opere operato : when baptism is carried out by a minister of the church, the grace of Christ always passes through to the recipient. »
« This, of course, raises a question : What about those who prove to have been hypocrites or who apostatize at some point after baptism ? Augustine’s answer was that regeneration and forgiveness through baptism do not necessarily coincide with eternal election unto salvation — someone could be born into the kingdom of grace only to perish eternally. Only those predestined unto salvation would be enabled to continue in a persevering faith and love through the additional gift of preserving grace. »
Source : William VanDoodewaard, “Where Augustine Went Wrong”, Tabletalk Magazine (Ligonier Ministries), février 2024, p. 18-19.