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Archive for novembre 2011

Aux États-Unis, les shérifs se préparent à résister au gouvernement fédéral en s’appuyant sur leurs micro-armées de county (comté) et des milices constitutionnelles locales. Selon la Constitution américaine, le gouvernement fédéral n’a aucun pouvoir légal lui permettant de dicter quoi que ce soit aux shérifs (10e Amendement). Le shérif est une puissance souveraine (dans sa juridiction), élu et mandaté par son county. Cela implique qu’il a uniquement des comptes à rendre à son county (We the People) et à la Constitution, pas au Congrès de Washington. En fait ils sont les seuls « law enforcment officer » qui existent légitimement aux États-Unis. Récemment, y a eu plusieurs cas d’altercations militaires entre des swat de county et des agents fédéraux. Les county ont d’ailleurs l’autorisation légale de déployer des forces aériennes (drones et/ou hélicoptères) pour surveiller les intrusions (fédérales ou extra-nationales) sur leur territoire. Il y a quelques 900 county aux États-Unis et la majorité sont conservateurs & autonomistes. Un jour il suffira d’une étincelle pour que ça fasse boule de neige.

Si le vidéo ne joue pas il est archivé ici.

Pour plus de renseignements sur l’autorité constitutionnelle des shérifs et l’étendue de la juridiction des county (ou parish en Louisiane), consulter :

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Représentation des dragonnades dans un ancien manuel scolaire français :

L’histoire de l’humanité est jalonnée de progrès et de régressions. Le destin des populations se joue toujours soit par des développements de longue durée, soit par dans des commotions brutales. Le fondateur de l’historiographie contemporaine, Fernand Braudel, disait cependant que la progression vers l’idéal de la liberté est « une des tendances majeures de l’histoire d’Europe » (Grammaire des civilisations, p. 362). La Révolution française présente à ce niveau un cas d’étude particulièrement complexe et difficile. S’agit-il d’une avancée spectaculaire, louable pour sa sagesse brave et mesurée, telle qu’on nous la présente habituellement ? Ou bien d’une manifestation exemplaire d’excès et de démence humaine ? La question peut se poser en termes généraux : la Révolution fut-elle bonne pour la France ? Ou elle peut se poser de façon plus précise : Fut-elle avantageuse pour les protestants français ? C’est à cette seconde question que répondra cet article.

Révolution française jouit aujourd’hui, dans la plupart des milieux protestants français, d’une considération égalée par nul autre événement historico-politique. En effet, presque chaque fois que l’on aborde la Révocation de l’Édit de Nantes de 1598 par Louis XIV en 1685 et que l’on souhaite mentionner la date à laquelle les réformés français recouvrèrent leurs droits, la plupart des auteurs précisent soigneusement que se fut un siècle plus tard à la Révolution. C’est omettre — par partisanerie ou par méconnaissance — que deux ans avant le déclenchement de la Révolution, le roi Louis XV avait redonné un statut légal aux réformés du royaume.

Le Temple-État, ou l’échec annoncé de la Révolution

Certes, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen accordait aux protestants une liberté de conscience et de culte théorique jusqu’alors inégalée depuis l’Édit de Beaulieu de 1576. Cependant les acquis de 1789 furent très éphémères. Dès 1790, le Comité ecclésiastique de l’Assemblée constituante accoucha de la Constitution civile du clergé et décréta que les prêtres & évêques romains étaient obligés de prêter un serment d’allégeance à ladite « constitution » qui plaçait l’Église catholique gallicane sous le contrôle direct de l’État français (à vrai dire l’imbriquait à l’appareil gouvernemental séculier de façon presque indissociable, sans commune mesure avec le césaropapisme & la cléricocratie de l’Ancien régime). Les réformés se retrouvèrent donc sous la juridiction ecclésio-étatique d’officiants civils d’obédience papale. Les réformés, bien que non astreints à assister au culte catholique, étaient par force de loi incorporés dans le système électoral des épiscopes romains. Assurément, cette situation incongrue, qui contrevenait de façon flagrante à la liberté d’association pourtant proclamée un an plus tôt, avait de quoi déranger aussi bien les calvinistes que les papistes.

Des « Droits de l’Homme » à la dictature néo-païenne

En 1792, la monarchie parlementaire se transforma en instable république et la révolution libertaire se muta rapidement en totalitarisme néo-païen cherchant à imiter l’Antiquité (culte déïste abstrait de l’« Être suprême » et culte athée naturaliste de la « Raison », conversion des églises en « Temples de l’Être suprême » ou en « Temples de la Raison et de la Philosophie », instauration officielle d’un nouveau calendrier post-chrétien et de nouvelles fêtes religio-civiques). Se furent les catholiques qui se révoltèrent. Le pays éclata en guerre civile quand des régions entières firent sécession du pouvoir parisien (Vendée, Bretagne, Berry, etc.). À Paris, le parti des Jacobins — les révolutionnaires les plus radicaux et les moins scrupuleux — opéra un coup d’État le 2 juin 1793, ouvrant la phase la plus sanglante de la Terreur.

Un défenseur des réformés à l’échafaud

Il importe de noter qu’au moment où la France bascula sous la poigne du jacobinisme, le Président de l’Assemblée nationale était le réformé Rabaut Saint-Étienne. Pasteur nîmois, issu d’une famille ayant connu l’angoisse et l’insécurité constante du Désert huguenot, Rabaut Saint-Étienne était un révolutionnaire relativement modéré qui comprenait que la Révolution avait été suffisamment loin. Il dénonçait son évolution en tyrannie et défendait ardemment les droits des réformés (avec le marquis de La Fayette), debout au milieu de la tempête. Il prônait la décentralisation (l’autonomie régionale et locale) face aux Jacobins centralisateurs. Rabaut Saint-Étienne fut déclaré « ennemi du salut public » par les dictateurs jacobins, pourchassé, encerclé et arrêté, puis finalement mis à mort le 5 décembre 1793. Ses deux frères, Rabaut-Pommier et Rabaut-Dupuis, également députés réformés, furent l’un emprisonné et l’autre traqué. Ainsi la Révolution française guillotina un grand défenseur des réformés français.

La Terreur déchristianisatrice comme mode de gouvernement

La Terreur jacobine mit en place un régime de déchristianisation visant autant le catholicisme que le protestantisme. La Suspension du culte fut presque irréellement décrétée par le pouvoir pagano-déïste jusqu’en 1795. La célébration (publique comme privée) de toute forme de culte chrétien devint complètement illégale sur toute l’étendue du territoire français. Les pasteurs et les prêtres furent forcés d’abdiquer officiellement leurs ministères spirituels. Sur 215 pasteurs, 117 refusèrent d’obtempérer. Il y eut des cas de courageuse résistance dans les départements du Drôme et de l’Ardèche.

Pendant la décennie suivant la chute de la Bastille (une prison de luxe où n’étaient pas logés dix hôtes), les coups d’État perpétrés par différentes factions révolutionnaires se succédèrent à un rythme effréné. Pendant cette difficile période, les réformés français étaient pris entre deux feux entre-déchirant la France, subissant alternativement la Terreur rouge (républicains athées) et la Terreur blanche (royalistes catholiques).

Une répercussion néfaste sur les églises réformés

Pourquoi, dans ces circonstances accablantes, traite-t-on toujours la Révolution comme un phénomène mémorable marquant l’émancipation des réformés ? L’historien Daniel Robert signale qu’« En dépit de la complète liberté retrouvée [en 1795], la situation des églises réformées n’était en fait pas plus favorable — à beaucoup d’égards était même moins favorable — vers 1799 [coup d’État du Premier Consul] que dix ans plus tôt. » Seule la massive propagande républicaine des XIXe et XXe siècles permet d’expliquer l’aura doit jouit la Révolution chez les protestants actuels.

Au bout du compte, la seule bonne chose que la Révolution apporta au protestantisme français, c’est l’autorisation accordée aux descendants de la diaspora huguenote dispersée à travers le monde (en Hollande, en Afrique du Sud, en Angleterre, aux États-Unis, en Prusse où le quart de la population berlinoise était alors calviniste française) depuis la Révocation de revenir en France et d’y recevoir la nationalité française avec tous les droits (et les non-droits) que cela inclut. Or ce retour se préparait depuis 1738 et la politique républicaine en la matière s’inscrivait dans la continuité logique et chronologique de la politique royale.

Napoléon puis la IIIe République: les réformés étroitement surveillés

Après la Révolution, Napoléon légalisa définitivement le protestantisme avec le Concordat de 1801, tout en empêchant à l’Église réformée de s’organiser à l’échelon national avec les Articles organiques de 1802 (il voyait le système presbytéro-synodal — démocratique et décentralisé — comme un contre-pouvoir potentiel). La IIIe République laïciste a maintenu cet interdit pesant sur les réformés pendant plus de trois décennies jusqu’à ce que la Loi de 1905 leur permette une marge de manœuvre moins inacceptable (tout en gardant les églises sous la sujétion passablement stricte de l’État). En fin d’analyse, les réformés français ne doivent pas grand chose à la Révolution païenne et liberticide de Marat, Danton et Robespierre.

Racines idéologiques de l’absolutisme et de la Révolution: bonnet blanc et blanc bonnet

Si les effets de l’absolutisme et de la Révolution furent également désastreux pour les réformées, on peut se questionner à savoir si ces deux formes de tyrannie, furent, dans leur essence, identiques. L’Ancien régime est né de la volonté d’une moitié de la noblesse française qui refusait d’obéir à la moralité biblique (embrassée par l’autre moitié de la noblesse d’allégeance calviniste) et qui utilisa le catholicisme comme un subterfuge masquant ses mœurs licencieuses. C’est la rébellion contre Dieu qui fut le moteur de l’absolutisme : François Ier subventionnait des prostituées à sa cour avec le trésor d’État, le Roi-Soleil (Louis XIV) s’identifiait symboliquement à la divinité païenne Apollon, l’ultra-débauché Louis XV attrapa des maladies vénériennes. Idem pour la Révolution : là aussi l’homme déchéant prétendit faire ses propres lois sans égard à Dieu afin de satisfaire ses pulsions immorales. En voulant contrôler toutes les parcelles de la vie, l’Ancien régime se solda par une perte de contrôle culturel sous la forme du libertinage et du rococo. Similairement, la Révolution française fut (et est toujours), en juxtaposant les autoritarismes jusqu’à l’anarchie institutionnelle, malgré ses prétentions, l’héritière idéologique directe de l’absolutisme monarchique.

Les historiens réformés ripostent

Heureusement, la mauvaise historiographie qui engourdit intellectuellement la communauté réformée & évangélique commence à avoir du plomb dans l’aile depuis la fin du siècle dernier. Cela en partie grâce à l’œuvre collective Révolution et christianisme — Une appréciation chrétienne de la Révolution française (Lausanne, Éditions L’Âge d’Homme, 1992, 230 pages).

En voici la quatrième de couverture :

Un ouvrage tonifiant qui tranche avec la monotonie du consensus d’éloges officiels suscité par les célébrations du bi-centenaire de la Révolution française. La tradition réformée en France s’est, depuis deux siècles, très largement engagée dans la voie ambiguë d’une complicité laïque avec la Révolution. Les études contenues dans ce livre – pour la plupart dues à des plumes protestantes – marquent un revirement historiographique capital. Ces historiens réformés ne perçoivent plus le phénomène révolutionnaire uniquement sous l’angle de la libération des Églises de la Réforme du joug persécuteur de l’alliance du trône et de l’autel, de la monarchie absolue et de l’Église catholique romaine. Ils ne considèrent plus la Révolution comme étant la marche triomphante du progrès des idées modernes. Sous des angles divers nos auteurs font clairement paraître la Révolution française et ses métastases dans le monde entier – phénomène fort différent de ses prédécesseurs anglais et américain – comme manifestant un caractère antichrétien. L’idéologie révolutionnaire est ici perçue comme l’expression d’une volonté religieuse, politique et culturelle qui cherche à s’affranchir du Dieu créateur et de ses lois. Car c’est le christianisme lui-même qui, avant tout autre, fit les frais de ce cataclysme spirituel. Par contraste avec l’action révolutionnaire, ces travaux démontrent explicitement que toute transformation féconde de la société doit nécessairement prendre le chemin d’un retour des hommes et des nations au respect de Dieu et de sa Parole.

La table des matières est engageante :

  • Préface | Pierre Chaunu
  • Le veau d’or révolutionnaire | Jean Brun
  • Sociologie de la Révolution | François G. Dreyfus
  • Lecture et déconstruction du mythe révolutionnaire | Jean-Marc Daumas
  • L’idéologie antichrétienne de la Révolution française | Pierre Courthial
  • La théorie de la Révolution française et l’idée de révolution chez Marx et Lénine | Marc Sherringham
  • La Russie et la Révolution française | Alain Besançon
  • La Révolution française et les révolutions | Jean-Marc Berthoud
  • La fin de l’esprit révolutionnaire | William Edgar
  • Les fondements de l’ordre social selon le Nouveau Testament | Peter Jones
  • Perspectives chrétiennes pour un monde en révolution | Udo Middelmann
  • Postface | Roger Barlier

Une numérisation trouée de ce livre est disponible sur Google Books. Vous pouvez le commander sur le site web des Éditions L’Âge d’Homme ou de la Librairie CLC.

Si ces auteurs réformés français marquent un tournant avec leurs prédécesseurs nationaux, il faut rappeler que d’autres protestants européens avaient condamnés la Révolution française alors que celle-ci n’avais pas encore déchaînée toute sa folie meurtrière (l’anglican irlandais Edmund Burke, les réformés néerlandais Wilhelm Bilderdijk et Hieronymus van Alphen) ou qu’elle dictait encore la donne dans l’espace politique européen (le luthérien allemand Friedrich Julius Stahl, le réformé néerlandais Guillaume Groen van Prinsterer). Ce dernier soutenait qu’à l’esprit de la Révolution et à la devise : « Ni Dieu, ni Maître » doit être opposé l’esprit chrétien, l’esprit de la Réformation, l’esprit de la confession de la Vraie Foi : « Jésus-Christ est le Seigneur ». Van Prinsterer affirmait dans le huitième chapitre d’Apostasie et Révolution (1847) que « La Réformation n’a pas été la préparation mais bien plutôt l’antithèse véritable de la Révolution. » Et dans le premier tome des Archives de la Maison d’Orange-Nassau (1835) :

La Révolution part de la souveraineté de l’homme ; la Réformation de la souveraineté de Dieu. L’une fait juger la révélation par la raison ; l’autre soumet la raison aux vérités révélées. L’une débride les opinions individuelles ; l’autre amène l’unité de la foi. L’une relâche les liens sociaux et jusqu’aux relations domestiques, l’autre les resserre et les sanctifie. Celle-ci triomphe par les martyres ; celle-là se maintient par les massacres. L’une sort de l’abîme et l’autre descendit du ciel.

Des observateurs ont fait l’analyse suivante de la pensée de Van Prinsterer :

La Réformation comme antithèse de la Révolution

La Réformation serait-elle mère de la Révolution ? Pas du tout, dit Groen. En fait, la Réformation est l’antithèse même de la Révolution : la Réformation est fille de la Parole de Dieu et des six grands premiers Conciles œcuméniques ; la Révolution est la fille des Lumières du XVIIIe siècle, fille du rationalisme et de l’incrédulité.

À ce titre, il apparaît pour Groen qu’avant même d’être un phénomène politique et social, la Révolution est un phénomène religieux, une prise de position d’ordre philosophique et religieux à l’encontre du christianisme historique. Pour Groen, la Révolution est avant tout, non un bouleversement politique ou social, mais l’histoire de la philosophie irréligieuse, de l’incroyance systématique, qui détruisent fatalement les fondations de l’Église et de l’État, de la famille et de la société, et qui engendrent le désordre sans jamais aboutir à la vraie liberté. Le principe de cette Révolution, c’est le culte idolâtre de l’humanité, où l’homme ne reconnaît de souverain que lui-même, de lumière que sa raison, de règle que sa volonté.

Groen van Prinsterer n’était certainement pas un avocat du statu quo, il n’était pas opposé à certaines révolutions. Ainsi s’exprimait-il au milieu du XIXe siècle :

La situation de la France et de l’Europe appelait à grands cris une Réforme. Mais cette situation ne rendait ni désirable, ni même inévitable, le contraire d’une Réforme : une Révolution dans les idées fondamentales de l’ordre social, une Révolution anti-religieuse, renversant sous le nom d’abus, jusqu’aux institutions les plus utiles, et niant, sous le nom de préjugés, jusqu’aux principes les plus sacrés.

Faut-il donc renoncer aux espérances de 1789 ? Envelopper la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance, l’humanité, le progrès dans une réprobation systématique ? N’y-a-t-il rien de vrai dans ces idées ? Il serait absurde de le supposer. Elles répondent, en partie, aux aspirations les plus nobles et aux désirs légitimes du cœur humain ; mais, pour assurer notre bonheur, il ne suffit pas de répandre à profusion les belles maximes, en les séparant de la vérité suprême qui seule peut les rendre efficaces. La Révolution qui les proclame les frappe de stérilité, ou, pour parler plus exactement, les dénature. Rameaux détachés de l’arbre évangélique, ces idées que la sève révolutionnaire empoisonne, ne portent que des fruits mortels. Mis au service d’une philosophie anti-chrétienne, la panacée ne fait qu’aggraver le mal au lieu d’amener la guérison.

Corruptio optimi pessima. Les grandes idées de 1789, passionnément accueillies et qui par leur contraste avec tant de petitesse et d’immoralité donnèrent à cette époque, tristement mémorable, une apparence de désintéressement et de grandeur, les idées de 1789, irréprochables en elles-mêmes et en rapport avec la source dont toute Vérité émane [Dieu], devaient cependant, dans leur liaison avec l’incrédulité qui prédominait dans les esprits, devenir funestes. Elles devaient, précisément à cause de leur bonté relative, allumer un fanatisme qui se croirait en droit de tout immoler, pour parvenir à réaliser ses conceptions sublimes. Après avoir, en poursuivant des projets chimériques, même par des moyens atroces, produit les forfaits de la Terreur, cette obstination sanguinaire devait se briser contre un sceptre de fer. À la dictature de Robespierre devait définitivement succéder le régime arbitraire de Bonaparte.

[…]

L’écrivain qui a si admirablement popularisé, en Amérique et en Europe, les souvenirs des grands événements qui firent naître, sous les auspices d’un héros et d’un martyr, la République des Provinces-Unies, monsieur Lothrop Motley, proclame la différence entre les révolutions dans le sens ordinaire et la Révolution dans l’acception exceptionnelle du mot, entre un déplacement de pouvoirs et un renversement de principes. Il montre, réunis dans un même amour des libertés nationales et historiques, Guillaume Ier [d’Orange-Nassau], Guillaume II et Washington ; il oppose à la Révolution [française] systématiquement anarchique les révolutions salutaires et légitimes des Pays-Bas, de l’Angleterre [sous Guillaume III] et des États-Unis.

Source : Van PRINSTERER, Le Parti anti-révolutionnaire et confessionnel dans l’Église réformée des Pays-Bas, Amsterdam, 1860 ; cité par Pierre COURTHIAL,  « Un critique réformé de la Révolution française : Guillaume Groen van Prinsterer (1801-1876) », La Revue Réformée, Numéro 155, juin 1988, pages 29-39.

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