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Archive for mai 2017

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Monument de Maurice Duplessis (1890-1959) à l’Assemblée nationale du Québec

Cet article est reproduit avec l’autorisation de l’auteure. Voyez le billet original ici. J’y ai apporté quelques modifications mineures.

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Maurice Duplessis fut le plus grand homme politique du Québec. Il fut le plus grand Premier ministre que la province ait connu. C’est pourquoi il faut réhabiliter l’homme, et revoir son époque, non pas comme une « Grande Noirceur » mais plutôt comme un âge d’or des Canadiens-Français (cette thèse est soutenue par l’historien Jean-Claude Dupuis). Son réalisme s’exprime dans la cohérence de ses réalisations. En avance sur son temps, il avait prévenu la dépossession tranquille de la nation que nous subissons depuis la Révolution tranquille. Quinze années qui ont marqué le caractère social, familial et national de chez nous. Comme l’a dit Robert Rumilly : les faits parlent.

Petit résumé en quatre points de ses réalisations dans le domaine agricole.

{1} Institution du crédit agricole

La mise sur pied de l’Office du crédit agricole est toute première mesure adoptée par le gouvernement de l’Union Nationale en 1936. « L’agriculture doit être à la base de notre prospérité. Le cultivateur est le travailleur par excellence. La famille rurale est la véritable cellule de notre société canadienne-française. Nous sommes tous d’accord sur ces points » (Rumilly, p. 9).

Allocations aux mères nécessiteuses, pensions de vieillesse, prêts sur première hypothèque jusqu’à 75 % au taux d’intérêt de 2.5 % remboursables en trente et trente-neuf ans, 10 millions (équivaut à 175 M $ aujourd’hui) d’investissements à la disposition du crédit agricole provincial en 1936, quinze millions (262 M $) l’année suivante en 1937, vingt-cinq millions (437 M $) en 1938, trente-cinq millions (612 M $) en 1939 mises à la disposition de l’Office du crédit agricole en faveur des cultivateurs du Québec, toujours en augmentant les montants, en 1952 il fait voter 10 000 000 $ pour le crédit agricole, mesures qu’il répète toutes les années de son règne. L’Office divise ses prêts en trois, prêts d’établissement, prêts pour consolidation de dettes et prêts pour concordats, ainsi il s’assure que toutes les dettes de l’emprunteur seront acquittées selon un arrangement conclu entre créanciers et débiteurs. Dans un même élan, l’Office du crédit agricole règle les taxes municipales, scolaires et d’église, il a donc sauvé le crédit municipal, scolaire et paroissial des campagnes.

{2} Électrification rurale

Mise sur pied de l’Office d’électrification rurale en 1945. En 10 ans, l’Office de l’électrification rurale a provoqué la construction de 11 500 km de lignes électriques, desservant plus de 42 000 cultivateurs. Presque tous les comtés ruraux, de Bonaventure au Témiscamingue, ont bénéficié de son intervention. Les compagnies concurrencées par les coopératives se sont mises à desservir des territoires qu’elles négligeaient, car elles étaient non rentables pour le privé. Elles ont construit dans cette même période de 10 ans 17 400 km de lignes rurales, desservant plus de 73 000 clients. Pour un total tout près de 32 000 km, soit 115 000 foyers affectés, de la Beauce jusqu’aux Îles de la Madeleine.

« L’agriculture moderne a besoin d’électricité, comme toutes les industries. […] L’Office d’électrification rurale ne construit pas de lignes et ne distribue pas d’électricité. Il stimule l’initiative des cultivateurs, en encourageant la création de coopératives. Il consent des prêts à ces coopératives pour la construction des lignes et pour l’électrification des fermes ». (Rumilly, p. 24)

Inauguration de la Loi favorisant le drainage des terres

En 1945, Duplessis met en exécution le drainage à grande échelle pour augmenter le domaine cultivable de la province, assurer l’expansion du domaine agricole de la province, favoriser une saine politique de colonisation, augmenter les crédits affectés au drainage des terres, établir de nouvelles paroisses, etc. Les rivières sont nettoyées, creusées et redressées, les régions se transforment, l’humidité se dissipe grâce au travail de drainage dans soixante-neuf comtés sous l’égide du Ministère de l’Agriculture, augmentation et amélioration considérable de la superficie productive de la province et dans un même temps, autonomisation provinciale dans un domaine qui est propre aux mentalités régionales.

Enseignement agricole

La législation de l’Union Nationale a complété l’enseignement agricole en 1947, au point de le rénover : elle a transformé l’École de Médecine vétérinaire et multiplié les écoles d’agriculture. Les frais de scolarité sont fixés à cinq dollars pour les étudiants de la province, soit le plus bas au monde dans le domaine vétérinaire. L’École se voit dans l’obligation de refuser des candidats devant la carence d’expertise des autres provinces. En 1939, le gouvernement duplessiste augmente les subventions aux nouvelles écoles d’agriculture. En 1946, de retour au pouvoir, il permet l’institution de l’École régionale d’agriculture de Sherbrooke, accorde une subvention l’année suivante à l’École régionale de Saint-Viateur à La Ferme en Abitibi. En 1948, il augmente les subventions. En 1951, 1952 et 1953 s’ouvrent les écoles d’agriculture de Saint-Barthélemi, Sainte-Croix et Mont-Laurier. Bilan : trois écoles supérieures, quatorze écoles régionales et quatre orphelinats agricoles.

Source : Robert Rumilly, Quinze années de réalisations : les faits parlent, Imprimerie Saint-Joseph, Montréal, 1956, p. 9-39 sur 237.

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Ce document est reproduit avec l’autorisation de l’hébergeur originel.

Pour lire des extraits traduits en français du livre L’espérance puritaine (The Puritan Hope) de Iain Murray (dont il est question dans ce document), dirigez-vous vers le site web La Sentinelle de Néhémie.

« Le dessein originel de Dieu était d’amener la création à son accomplissement ultime à travers les processus historiques. Seuls les postmillénaristes soutiennent que la rédemption incorpore la garantie de la réalisation de ce dessein. En reportant pratiquement tout accomplissement de ce dessein à la consommation, les amillénaristes et prémillénaristes permettent au péché et à Satan de gâcher efficacement le dessein édénique originel de Dieu. Ce dessein devait s’accomplir dans l’histoire ; seuls les postmillénaristes rendent possible un tel accomplissement dans l’histoire. »

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Pour le concept de tradition dans la Bible :

Pour la transition historique d’une révélation exclusivement orale à une révélation exclusivement écrite : Internaute Anonyme, De l’oral seul à l’Écriture seule, Blog Chrétien Protestant, 24 juin 2009.

Pour l’adéquation de la tradition avec les Saintes Écritures chez Irénée de Lyon : E.J. Hutchinson, Tradition is Scripture, The Calvinist International, 30 juillet 2014.

Pour la subordination des crédos aux Saintes Écritures chez Rufin d’Aquilée : Principium Patristicum de Sancta Scriptura, The Calvinist International, 9 octobre 2015.

Pour la Regula Fidei de Tertullien de Carthage : Bryan Litfin, Getting to Know the Church Fathers : An Evangelical Introduction, Brazos Press, Grands Rapids (Michigan), 2007, p. 115-117.

Pour une définition du biblicisme (descendre à l’intertitre « Biblicism ») : John Frame, In Defense of Something Close to Biblicism : Reflections on Sola Scriptura and History in Theological Method, Frame & Poythress, 4 juin 2012.

Pour une analyse et une réfutation du biblicisme (solo scriptura) « évangélique » contemporain :

Pour un une réflexion sur l’autorité pratique de la tradition dans l’Église : Étienne Omnès, Quelle est l’autorité de l’Église ?, Phileo-sophia, 16 mars 2017.

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