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Archive for juin 2014

Documentaire produit par l’organisme Family Watch International.

L’organisme Morality in Media a pour sa part compilé la recherche scientifique sur les effets néfastes de la pornographie : Porn Harms Research.

Pour du matériel en français sur cette pandémie, il y a cette émission et le site web StopPorn.fr.

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La théologie radicale des deux royaumes (Radical Two Kingdoms = R2K), telle que popularisée par les théologiens presbytériens Meredith Kline, Michael Horton, David VanDrunen et Matthew Tuininga dans la seconde moitié du XXe siècle et en ce début de XXIe siècle, insiste énormément sur la notion de droit naturel. Pour ces intellectuels, le droit biblique serait applicable par l’Église mais pas par l’État. Inversement, c’est le droit naturel – différent et séparé du droit biblique – serait applicable par l’État.

Cette position est strictement hétérodoxe. Le tableau ci-après démontre que les théologiens et jurisconsultes éminents de la Réformation du XVIe siècle n’adhéraient pas au concept de loi naturelle telle qu’aujourd’hui promue par la mouvance R2K (ni même à une forme embryonnaire de R2K). La synthèse de l’évidence historique conduit à ces deux observations :

  1. La majorité des dirigeants de la Réformation soutenait que la loi naturelle et la loi biblique sont distinctes, mais que ces deux lois sont identiques dans leurs principes généraux et qu’il s’agit – en substance – du même droit. {Aux érudits du tableau ci-dessous, il faut ajouter : {1} Niels Hemmingsen (1513-1600), le réformateur luthérien du Danemark ; {2} François du Jon (1545-1602), un huguenot professeur de théologie aux Universités de Heidelberg au Palatinat du Rhin et de Leyde aux Pays-Bas (cf. Franciscus Junius, The Mosaic Polity, p. 60-64) ; {3} Hermann Witsius (1636-1708), le recteur réformé de l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas (cf. Joe Boot, The Mission of God, p. 57.}
  2. La minorité des dirigeants de la Réformation soutenait que la loi naturelle et la loi biblique sont distinctes, mais que la Chute rend la loi naturelle insuffisante pour réguler les collectivités humaines et que c’est pour cela que l’Éternel a révélé à l’humanité un dispositif législatif complet dans la Bible.

Aucune de ces deux approches ne corrobore la théorie de la loi naturelle non-biblique telle qu’exaltée par ses théoriciens Meredith Kline, Michael Horton, David VanDrunen et Matthew Tuininga, pour lesquels la loi naturelle n’est qu’un prétexte servant à contourner l’autorité de la loi biblique révélée.

↓ Ce document est téléchargeable et imprimable. ↓

Aux nombreuses références du tableau ci-dessus, nous pouvons ajouter l’article Law, Liberalism, and Luther: Beyond the Myths de Korey Maas paru dans le journal académique Public Discourse du Witherspoon Institute le 21 février 2018 soulignant que le réformateur allemand Martin Luther arguait que « Moïse s’accorde étroitement avec la nature » et que « les lois naturelles ne furent jamais aussi bien écrites et ordonnées que par Moïse » (ce qui fait de Luther un tenant de la 1ère approche présentée précédemment).

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Voici ce que Normand Bédard, un ancien (presbyte) de l’Église réformée Saint-Paul à Repentigny (région de Lanaudière au Québec) enseigne à propos de la loi naturelle dans son article intitulé La loi de la nouvelle tolérance diffusé sur le site web des Publications chrétiennes de Trois-Rivières le 7 novembre 2013 :

L’ancienne loi [c-à-d la loi chrétienne] impliquait la foi en un Dieu créateur et normatif. La nouvelle loi relèverait d’une morale humaniste, naturelle. Mais qu’est l’humain, et que définit-on comme « naturel » ? À travers les civilisations de l’histoire du monde, il est facile de constater que le « naturel » a eu plusieurs visages, dont la terreur. Rien n’est pire qu’une morale « naturelle », car tout est alors remis au jugement personnel subjectif et, comme l’affirment les chrétiens, ce jugement est entaché du péché avec lequel tous sont nés… Mais justement, nos contemporains nient le péché. À leurs yeux, le seul vrai péché, c’est l’intolérance qu’il leur faut combattre. Dans ce contexte, quel est l’avenir de la société occidentale, et quel est l’avenir du christianisme occidental ?

(Les deux institutions mentionnées plus haut ↑ ne sont aucunement associées au  Monarchomaque et les opinions exprimées sur ce blogue ne les engagent pas.)

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Ressources supplémentaires sur le thème de la loi naturelle et de la théologie radicale des deux royaumes (R2K) :

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Selon le juriste, philosophe et historien Michel Villey – un homme d’obédience catholique romaine et de sentiment thomiste & jusnaturaliste – la doctrine moderne du droit naturel fut largement érigée par les théologiens papistes de la Contre-Réforme (!) qui visaient à contre-carrer le droit biblique mobilisé par les protestants en invoquant une source de droit étrangère aux Écritures Saintes. Voici ses principales œuvres en cette matière…

 

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L’Église médiévale a introduit le principe du respect des non-combattants lors des conflits armés et instaura une dynamique de paix sociale qui évita à l’Occident de sombrer dans le chaos et qui anticipait la primauté du droit. La « Paix de Dieu » fut reprise par les souverains capétiens et devint la « Paix du Roi ».

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Lisez aussi sur Le Monarchomque :

Le rejet de la superstition idolâtrique que constitue l’adoration des icônes lors des grands débats théologiques de l’époque carolingienne témoigne d’une certaine volonté dans l’Église biblique d’Occident de résister aux dérives païennes menaçant le temple vivant de Jésus-Christ.

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Consultez aussi sur Le Monarchomaque :

Le rejet des superstitions idolâtriques (telles que l’adoration des icônes, le culte des saints et le célibat du clergé) lors des iconoclasmes byzantins témoigne de la volonté de l’Église biblique d’Orient de résister aux dérives païennes menaçant le temple vivant de Jésus-Christ au Haut Moyen Âge.

D’ailleurs les iconoclastes byzantins étaient parfaitement fidèles à l’héritage juridique & spirituel de leur civilisation, comme en témoigne l’article I:VIII:I du Code Justinien :

« Les empereurs Théodose et Valentinien à Eudoxe, préfet du prétoire. | Comme il appartient à nous de veiller à tous égards à la défense de la religion, nous commandons spécialement qu’il ne soit permis à personne de peindre ou de graver l’image du Sauveur Jésus-Christ sur la terre, ou sur de la pierre, ou du marbre posé à terre ; qu’il soit effacé si on l’y trouve, et que celui qui aura tenté de faire quelque chose de contraire à la présente loi soit puni sévèrement. | Fait le 12 des calendes de juin, sous le consulat d’Hiérius et d’Ardaburius [en l’an de grâce] 427. »

Traduit dans P.-A. Tissot, Les douze livres du Code de l’empereur Justinien, Metz, Behmer, 1807, p. 114 sur 535.

« Dans l’empire assiégé, soumis à la plus intense offensive de l’islam, on se demande avec inquiétude comment trouver, dans une société condamnée à un état de mobilisation perpétuelle, des signes de ralliement bien visibles pour un peuple baptisé. […] Les empereurs qui résistent le plus efficacement à la pression munulmane affirment au contraire que les images sont la cause du courroux de Dieu contre son peuple — comme dans l’Ancien Testament — et recommandent de n’admettre que des symboles aussi incontestés que la croix. »

Jérôme Baschet, La civilisation féodale : De l’an mil à la colonisation de l’Amérique, 3e éd., Paris, Flammarion, 2006, p. 692 sur 865.

Bien entendu, le protestantisme ne prône pas une interdiction totale des images — elles sont légitimes à des fins pédagogiques — mais nous comprenons que cette interdiction complète se justifiait dans le contexte particulier de Byzance où le paganisme s’était déguisé en culte des saints et où les âmes non-affermies pouvaient facilement se méprendre sur la nature des images.

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Voyez aussi sur le blogue Foi et Érudition :

Cette étude présente puis analyse les sources primaires païennes et juives des deux premiers siècles qui attestent l’existence historique de Jésus-Christ. Les auteurs antiques qui les rédigèrent étaient hostiles à Jésus, mais ils ne mirent aucunement en doute sa réalité historique. Les objections sceptiques quant à la valeur de ces sources existent. Les plus sérieuses sont ici abordées et systématiquement réfutées.

Ce document est téléchargeable et imprimable.

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