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Archive for avril 2014

Aujourd’hui, les adversaires du christianisme — et même certains chrétiens — se plaisent à affirmer que la systématisation de la théologie chrétienne par les Pères de l’Église en Antiquité tardive trahit une influence de la pensée hellénique païenne sur le christianisme. Il convient d’adresser cette thèse répandue.

Dans son ouvrage Réfutation de toutes les hérésies, Hippolyte de Rome (pasteur de l’assemblée chrétienne dans la ville de Rome de l’an 217 à 235) déploie beaucoup d’énergie à exposer l’origine et le caractère non-biblique de plusieurs courants religieux de son époque qui se prétendaient chrétiens. Un thème récurrent de l’ouvrage d’Hippolyte est l’identification de différentes erreurs qui voulaient contaminer le christianisme avec les différents systèmes de croyances païens du monde antique.

Ainsi, le docétisme est pour Hippolyte un dérivé de la philosophie sophiste, le marcionisme est un recyclage des enseignements du philosophe grec Empédocle, la doctrine d’Hermogène (selon laquelle Dieu créa le monde à partir de matière pré-existante) a sa source dans le socratisme, la doctrine de Colarbasus (selon laquelle l’entièreté de la vérité spirituelle est contenue dans l’alphabet grec) découle du pythagorisme, les dogmes de différentes sectes gnostiques sont dérivés de l’aristotélisme, de l’astrologie chaldéenne, de la religion égyptienne, ou encore sont des plagiats de la cosmogonie homérique. En identifiant les hérésies pseudo-chrétiennes aux diverses philosophies antiques, on voit qu’Hippolyte rejetait ces philosophies, qu’il les considérait incompatible avec le christianisme, plutôt que d’essayer de les concilier avec le christianisme apostolique.

Source : Philip Schaff, Ante-Nicene Fathers, Volume 5 : Fathers of the Third Century – Hippolytus, Cyprian, Caius, Novatian, 1885. Christian Classics Ethereal Library, Calvin College, Grand Rapids (Michigan).

Dans deux de ses récents ouvrages, l’historien Michael Haykin (professeur au Southern Baptist Theological Seminary, Louisville, Kentucky) démolit la thèse selon laquelle la systématisation de la théologie chrétienne en Antiquité tardive trahit une influence de la pensée hellénique païenne sur le christianisme…

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Source : Michael Haykin, Rediscovering the Church Fathers : Who They Were and How They Shaped the Church, Wheaton (Illinois), Crossway, 2011, p. 160-162 sur 172.

« In many respects, Basil [of Caesarea]’s main contribution to the history of dogma is his pneumatological thought. Born into a long-standing Christian family — both sets of grandparents suffered during the brutal persecution of Diocletian (c.245-c.312) — Basil’s conversion in 356 had come in the context of the early monastic movement that introduced him to an environment in which there was a distinct interest in the sanctifying work of the Holy Spirit. Basil’s experience of the Spirit in the monastic life was definitely a key factor in a growing concern he had with the question of the nature and person of the Holy Spirit. This personal interest coincided with a rapid increase in the 360s and 370s of ontological questions about the being of the Spirit, of which Athanasius’s dispute with certain individuals in Thmuis in the late 350s appears to have been a forerunner.

Those who opposed an expansion of the Nicene Creed to include a confession of the Spirit’s deity during this era would become known as Pneumatomachi, “fighters against the Spirit,” a word coinage based on Acts 5:39.

Basil’s classic study of the deity of the Holy Spirit played a pivotal role in shaping the third article of the Niceno-Constantinopolitan creed, but only slowly did he concede that an expansion of the Nicene Creed was necessary so as to include a statement about the deity of the Holy Spirit. Eventually, though, he could note in a letter written in 376 or 377 to Epiphanius (c.315-403), the bishop of Salamis: “We are unable to add anything to the Nicene creed, not even the smallest addition, except the glorification of the Holy Spirit, because our fathers made mention of this part [of the faith] cursorily, since at that time no controversial question concerning it had yet arisen.” In the end this need to expand the article about the Holy Spirit involved the drafting of a new creedal statement at the Council of Constantinople, which was and still is a major landmark in Christian theological reflection.

Although some historians have argued that this fourth-century creedal statement and the earlier one at Nicaea represents the apex of the Hellenization of the church’s teaching, in which fourth-century Christianity traded the vitality of the New Testament church’s experience of God for a cold, abstract philosophical formula, nothing could be further from the truth. The Niceno-Constantinopolitan creed helped to sum up a long process of reflection that had its origins in the Christian communities of the first century. The New Testament itself provides clear warrant for the direction that theological reflection upon the nature of God took in fourth-century Christian orthodoxy. As Douglas Ottati, an American professor of theology once put it, “Trinitarian theology continues a biblically initiated exploration.”

Or, in the words of the early twentieth-century theologian, the American Presbyterian Benjamin B. Warfield: the “doctrine of the Trinity lies in Scripture in solution; when it is crystallized from its solvent it does not cease to be Scriptural, but only comes into clearer view.”

This biblical foundation of the creed is especially true of the third article that deals with the Holy Spirit. Technical theological terminology as found in the use of the term “one in being” (homoousios) about the Son is eschewed in favour of simpler biblical tones. In the words of the Creed, the Holy Spirit in whom the Church believes is:

The Lord and the giver of life, who proceeds from the Father [and the Son]. With the Father and the Son he is worshipped and glorified. He has spoken through the Prophets.

The statement makes five distinct affirmations about the Holy Spirit:

1. He is Lord (kyrios).
2. He is the Giver of Life.
3. He proceeds from the Father [and the Son].
4. Together with the Father and the Son he is to be worshipped and glorified.
5. And he spoke through the prophets.

Let us look at each of these affirmations in turn, seeking to display the biblical roots of what is being affirmed. »

Source : Michael Haykin, The Empire of the Holy Spirit, Fayetteville (Arkansas), Border Stone Press, 2010, p. 5-8 sur 210. Lisez la suite gratuitement ici.

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La Confession de foi de Puylaurens est une curiosité historique. Elle a été découverte au XXe siècle dans une très vieille maison située dans ce qui est aujourd’hui la commune de Puylaurens dans le Tarn (Occitanie). Elle date de l’époque des Guerres des religions et présente à ce titre une particularité fort intéressante. Elle peut être en effet être lue de deux manières différentes : Lorsqu’elle est lue par colonne (à la verticale), c’est une confession de foi papiste pour converti huguenot exemplaire ; mais lorsqu’elle est lue par ligne complète (à l’horizontale), sans tenir compte des colonnes, c’est une confession qui devient « pas très catholique » !

Confession de Puylaurens

Source : Jacques Gradt, Bulletin de l’Oratoire, Numéro 776, 2008.

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Extrait d’une prédication de Paul Washer avec sous-titres français :

Prédication entière, également sous-titrée en français :

Voyez aussi sur Le Monarchomaque : Les femmes chrétiennes devraient-elles porter un couvre-chef pendant le culte collectif ?

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Dernière mise-à-jour : 22 novembre 2016.

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Dernière mise-à-jour : 9 octobre 2017.

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De gauche à droite (en omettant les militaires du haut) : Agrippa II roi de Judée « celui qui retient l'homme impie » (2 Th 2), sa soeur Bérénice, et l'apôtre Paul. Vitrail de la cathédrale Saint Paul, Melbourne, Australie

L’apôtre Paul plaidant sa cause et celle du christianisme devant Agrippa II roi de Judée (de facto) et sa sœur Bérénice à Césarée-Maritime en l’an 59 (Ac 25:23 à 26:32). Agrippa II prônait la libération de Paul et est identifiable à « celui qui retient l’homme impie » (2 Th 2:6-7) — Cathédrale Saint Paul, Melbourne, Australie.

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres... Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume » (Mt 24:6-7) — L'Année des Quatre empereurs vit l'Empire romain se scinder en quatre et sombrer dons une Guerre civile cocomitant à la Révols juive en Terre sainte.

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres… Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume » (Mt 24:6-7) — L’Année des Quatre empereurs (de juin 68 à décembre 69) vit l’Empire romain éclater en quatre et être secoué par une Guerre civile concomitante à la Révolte juive de 66-74 en Terre sainte.

Siège de Jérusalem par trois légions romaines en l'an 70 lors de la Révolte juive

Siège de Jérusalem par trois légions romaines en l’an 70 au paroxysme de la Révolte juive — par David Roberts (1850).

Des anges guident les chrétiens de Jérusalem en sûreté à Philadelphie (en actuelle Jordanie) tandis que les Romains dévastent la ville. — par Wilhelm von Kaulbach (1846)

Des anges conduisent les chrétiens de Jérusalem en sûreté à Philadelphie (en actuelle Jordanie) tandis que les Romains dévastent la ville — par Wilhelm von Kaulbach (1846) — Cette fuite salutaire est attestée par les sources antiques.

Bas-relief de l'Arche de Titus à Rome. Des hommes transportent les trésors du Temple de Jérusalem récemment détruit.

Bas-relief de l’Arche de Titus à Rome. Des hommes transportent les trésors du Temple de Jérusalem récemment détruit en l’an 70.

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Classement selon une eschatologie prétériste-partielle et postmillénariste.

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Matériel relié (hors-site) :

Matériel relié (Le Monarchomaque) :

Après deux siècles de croissance effrenée, cette suprématie judiciaire s’illustre très bien par la prétention illégale qu’à la Cour suprême américaine d’amender de son propre chef la Constitution des États-Unis…

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Le jugement de 1962 prétend avoir ajouté une « clause d’exception » au Premier amendement (qui protège le libre exercice de la religion au palier fédéral) à l’effet que l’on peut « adorer (Dieu), prier et lire la Bible excepté si nous sommes sur la propriété d’une école publique ». Outre l’invalidité de cette clause d’exception en droit moral, sa validité est également absente en droit positif. En effet, amender la Constitution avec une clause d’exception ne compte pas parmi les pouvoirs de l’aile judiciaire de l’État fédéral américain. L’Article 5 de la Constitution américaine définit le processus par lequel la Constitution peut être amendée : tout changement à la Constitution nécessite l’approbation d’au moins deux tiers (2/3) de la Chambre des Représentants et l’approbation d’au moins deux tiers du Sénat ou l’approbation d’au moins la majorité (50% +1) d’au moins trois quarts (3/4) des législatures des 50 États (donc 38 États minimum). Cela n’a évidemment jamais été respecté, et depuis 1962 le système judiciaire fédéral américain viole cette exigence constitutionnelle de façon permanente.
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Qui détruira la délinquance judiciaire de la Cour suprême américaine, et de tous les tribunaux s’arrogeant des prérogatives équivalentes partout ailleurs dans le monde ? Assurément, l’armée formée par les procureurs de Jésus-Christ, Roi des rois, Magistrat des magistrats, Juges des juges, enseigne 1 Corinthiens 15:24-26.

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