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Archive for décembre 2013

Dans le film Cromwell (1970).

Un siècle plus tard, cet événement était encore célébré par les chrétiens calvinistes (cliquez sur l’image)…

Mayhew Discourse

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Le missionnaire sud-aficain (sud-rhodésien de naissance) Peter Hammond expose plus en détail le legs anti-chrétien & cultra-progressiste de Nelson Mandela sur Frontline Fellowship et Africa Christian Action.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=9PDX3-Qkx6Y]

Selon le rapport officiel de la Truth & Reconciliation Commission (un organe pro-Mandela), 21 000 personnes sont mortes causées par la violence politique en Afrique du Sud pendant la période de l’Apartheid de 1948 à 1994, dont 7000 avant 1990 (incluant les victimes des opérations militaires sud-africaines en Namibie et en Angola dans les années) et 14 000 pendant le processus de transition en 1990-94. Dans le livre A Crime Against Humanity : Analysing Repression of the Apartheid State, le South African Human Rights Committee (un autre organe pro-Mandela) a colligé des données permettant d’évaluer quelle part de responsabilité incombe à chaque ethnie. De juin 1990 à juillet 1993, 8580 des 9325 homocides — soit 92 % — résultent de meutres commis par des Noirs sur d’autres Noirs. Pendant le même laps de temps, les forces de sécurité blanches sud-africaines furent responsables du décès de 518 Noirs — soit moins de 6 %. Et la spirale de violence n’a pas cessée avec la fin de l’Apartheid. Selon les statistiques du South African Police Service (SAPS), 174 220 personnes (!) ont été assassinées en Afrique du Sud entre 1994 et 2000.

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Voyez aussi : Histoire de l’Afrique du Sud par Bernard Lugan

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Mélange de thèmes bibliques et helléniques (Arche de Noé, tour de Babel et siège de Troie) dans Compilation des chroniques et histoires des Bretons, vers 1480, Bibliothèque nationale de France

Mélange de thèmes bibliques et helléniques (arche de Noé, tour de Babel et siège de Troie) dans la Compilation des chroniques et histoires des Bretons, BnF, vers 1480

L’article suivant est théoriquement « paru » dans les Dossiers Histoire et civilisation (vol. 5, n° 1), la revue du programme Histoire et civilisation du Cégep de Sherbrooke, à l’automne 2011. Entendu que cette revue devait supposément être enregistrée aux Archive nationales du Québec et qu’elle ne l’est toujours visiblement pas, qu’un nombre très restreint d’exemplaires papiers de cette revue ont été imprimés, que les responsables de ladite revue ne rendent pas son contenu accessible sur la toile tel qu’annoncé, et que je suis l’auteur de cet article, je me suis autorisé à le mettre moi-même en ligne, en y apportant quelques modifications.

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C’est à la Renaissance que l’on attribue habituellement la redécouverte de la culture antique. On considère cette époque comme le triomphe de la haute culture sur l’obscurantisme aisément associé au Moyen Âge. Après ces mille ans de dormance, la réintroduction du savoir de l’Antiquité dans l’Europe chrétienne, doublée d’un essor de l’humanisme, aurait ouvert l’accès à un niveau de connaissance qui était en profonde rupture avec l’époque précédente. Les humanistes de la Renaissance se seraient efforcés de retrouver la pensée des anciens alors qu’au Moyen Âge, on se serait contenté de commentaires et d’adaptations qui auraient faussé la véritable pensée que tentaient de véhiculer les philosophes antiques. « Il semble donc entendu que notre civilisation, celle de l’Europe au sens large, ait vécu deux beaux âges […] D’abord cette Antiquité, capable d’administrer de si belles leçons. Puis longtemps après, passés un lourd sommeil et une interminable attente, la « Renaissance » où les hommes se sont enfin réveillés, ont complètement changés d’attitude devant la vie et pris en charge leur destin. » (Jacques Heers, Le Moyen Âge : une imposture, Paris, Perrin, 2008, p. 14.)

Ce regain d’intérêt pour l’Antiquité se serait accompagné d’une résurrection des divinités de la mythologie gréco-romaine (qui aurait été effacé par la religion chrétienne) et de la symbolique qui l’accompagne. La chute de Constantinople en 1453 aurait précipité l’arrivée de lettrés grecs fuyant l’offensive turque. Leur exil en terre occidentale aurait produit un vif intérêt pour l’étude des langues anciennes qui était jusqu’alors plutôt absente. Toutefois, la discipline historienne nous a permis au cours des dernières décennies de modérer cette vision des choses. Cette rupture n’en est pas réellement une. En effet, cette effervescence intellectuelle s’inscrit plutôt dans mouvement de crescendo qui trouve son apogée à la période que l’on appelle de façon méliorative « Renaissance ». Cela implique que les accomplissements que l’on alloue à la Renaissance ont leurs fondements dans la période médiévale. Cet article est consacré à la mise en lumière de cette amplification progressive sur trois axes :

  1. La montée de l’alphabétisme médiéval
  2. La mythologie gréco-romaine très présente au Moyen Âge
  3. La continuité de la culture hellénique au Moyen Âge
« Apollo Medicus », vers 800, Bibliothèque du Capitole, Verceil (Piémont, Italie)

« Apollo Medicus », Bibliothèque du Capitole, Verceil (Piémont, Italie), vers 800

Socrate et Platon, entre 1230 et 1259, Bibliothèque Bodléienne, Université d’Oxford

Socrate et Platon, Bibliothèque Bodléienne, Université d’Oxford, entre 1230 et 1259

Charles V ordonnant la traduction d'Aristote, vers 1380, Bibliothèque nationale de France

Charles V le Sage ordonnant la traduction d’Aristote en français, BnF, vers 1380

Sagittaire (signe zodiacal), vitrail de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, vers 1215

Vierge (signe zodiacal), vitrail de la cathédrale Notre-Dame de Paris, vers 1220

Balance (signe zodiacal), vitrail de la cathédrale Notre-Dame de Paris, vers 1220

Médaillons zodiacaux, cathédrale Notre-Dame d’Amiens (Picardie), vers 1225

Médaillons zodiacaux, cathédrale Notre-Dame d’Amiens (Picardie), vers 1225

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L’extrait d’article suivant est théoriquement « paru » dans les Dossiers Histoire et civilisation (vol. 5, n° 1), la revue du programme Histoire et civilisation du Cégep de Sherbrooke, à l’automne 2011. Entendu que cette revue devait supposément être enregistrée aux Archive nationales du Québec et qu’elle ne l’est toujours visiblement pasqu’un nombre très restreint d’exemplaires papier de cette revue ont été imprimés, que les responsables de ladite revue ne rendent pas son contenu accessible sur la toile tel qu’annoncé, et que je suis l’auteur de cet extrait d’article, je m’autorise à le publier ici.

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Antiquité jusqu’en 476, Moyen Âge jusqu’en 1492, puis Renaissance. Ce découpage anecdotique, que l’on connaît depuis notre enfance, nous apparaît inquestionnable. Pourtant, il n’a pas toujours existé. C’est Pétrarque qui, au milieu du XIVe siècle, inventa l’expression Moyen Âge (medium tempus) pour désigner un âge intermédiaire entre l’Antiquité et le retour à celle-ci. Oracle autoproclamé du bon goût, il dénigra systématiquement les siècles le précédant pour mieux magnifier l’Antiquité romaine qu’il revendiquait pour ses contemporains italiens. Homme engagé dans les controverses de son temps, Romain d’adoption, il fut d’abord impliqué dans une vive querelle contre la papauté d’Avignon  puis adhéra ensuite au rêve gibelin de l’Empire universel, héritier de la Rome antique. On comprend que le « retour à l’antique » fut, chez son premier et principal propagandiste, motivé par des préoccupations polémiques[1].

Le concept de « Renaissance », telle que nous la concevons actuellement, pour désigner toute une époque, a quant à elle été fabriquée cinq siècles après que les courtisans italiens, pour flatter leurs mécènes, se targuaient de vivre des années d’exception[2]. Jules Michelet, historien français renommé du XIXe siècle, a pesé lourd dans l’accréditation de le la notion de Renaissance pour désigner le XVIe siècle en intitulant (en 1853) le tome de son Histoire de France couvrant cette période par ce qualificatif encenseur. Le terme existait avant lui, mais c’est surtout Michelet qui l’a transformé en concept historique : « nous sommes, encore aujourd’hui, les héritiers de la manière dont Michelet nomma le temps. […] La coupure dramatique que Michelet établit entre le Moyen Âge et la Renaissance s’explique à la fois par des raisons politiques et poétiques, éditoriales et personnelles[3]. »

Au niveau des arts et des belles-lettres, l’idée de renaissance est à l’ordre du jour « dès le XIVe siècle, notamment avec Pétrarque (mort en 1378), non seulement en Italie, mais aussi au nord des Alpes […] Du moins devrait-on considérer, comme y invite Jacques Chiffoleau, que les avancées créatrices ne cèdent pas aux sombres couleurs de la fin du Moyen Âge, mais qu’elles sont consubstantielles les unes aux autres[4]. » Ce constat d’une lente et progressive évolution conduit à reformuler l’articulation entre le Moyen Âge et la Renaissance en termes de longue durée.

L’on se rend compte que la plupart des accomplissements que l’on attribue à la Renaissance s’inscrivent plutôt dans un contexte de continuation de ce qui avait été amorcé au Moyen Âge, la Renaissance serait donc l’aboutissement d’un long processus entamé beaucoup plus tôt. Ceci nous permet de remettre en question le bien-fondé du découpage historique officiel. Assurément, il ne s’agit pas de faire abstraction des changements qui démarquent les deux périodes, mais l’on pourra à l’avenir s’interroger si ces discontinuités sont assez significatives pour justifier un « changement d’époque ». D’autre part, l’on peut se demander si le découpage en vigueur, apprécié pour sa commodité pédagogique, n’est pas en réalité devenu un encombrement, un obstacle à la réelle compréhension des phénomènes étudiés.

Il faut comprendre qu’il n’est pas gravé dans les cieux que les époques successives de l’histoire sont autre chose que la schématisation mentale que l’on s’en fait et qu’elles ne correspondent pas immuablement à la chronologie qu’on leur a assignée. Ce sont les hommes, qui, en étudiant leur passé, décèlent des traits qui semblent caractériser certains siècles plus que d’autres, et qui décident de compartimenter l’histoire de façon à la rendre plus intelligible. Or, si les générations ultérieures, en reprenant le travail de leurs prédécesseurs, réalisent que ce travail n’a peut-être pas été bien effectué la première fois (parce que les sources étaient lacunaires, la démarche biaisée et les préconceptions réductrices), il est adéquat qu’elles se dotent d’une historiographie renouvelée, ce qui peut impliquer le remplacement des découpages anciens par une nouvelle chronologie.

[…]


[1] Jacques HEERS, Le Moyen Âge : une imposture, Paris, Perrin, 2008, p. 55-58.

[2] Ibid., p. 77-83.

[3] Patrick BOUCHERON, « Il a inventé la Renaissance », L’Histoire, no 363, avril 2011, p. 64.

[4] Jérôme BASCHET, La civilisation féodale – De l’an mil à la colonisation de l’Amérique, Paris, Flammarion, 2004, p. 244.

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Le Monarchomaque présente l’étude L’unification de l’Allemagne (1806-1871), qui met en relief la construction d’un État national allemand qui s’étale de Napoléon à Bismarck, en passant par le nationalisme romantique, le pangermanisme, le Printemps des peuples, le Vormärz et l’impérialisme prussien. Téléchargez l’étude (rédigée par Scolaris Legisperitus) gratuitement sur Scribd :

Fête nationaliste au château de Hambach (Palatinat du Rhin) en mai 1832

Fête pangermaniste au château de Hambach, Palatinat, mai 1832

Barricades à Berlin, mars 1848

Barricades sur l’Alexanderplatz de Berlin, mars 1848

Diète de la Paulskirche de Francfort  en 1848

Première Diète nationale en la Paulskirche de Francfort, mai 1848

Confederation Germanique

Carte de la Confédération germanique (1815-1866)

Carte du Zollverein

Carte du Zollverein, l’union douanière (1828-1867)

Allemagne de Bismarck

Carte de la construction du IIe Reich sous Bismarck (1865-1871)

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L’article suivant vient de Libre avec Dieu.

Articles dans la même veine sur Le Monarchomaque :

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« Si vous ne combattez pas là où la bataille fait rage, vous feriez aussi bien de laisser tomber votre épée. » — Martin Luther

Un chrétien ne peut pas envoyer ses enfants à l’école gouvernementale en toute bonne conscience. Le Québec devient de plus en plus hostile aux valeurs chrétiennes. Les professeurs sont les prêtres d’une nouvelle religion d’État: l’humanisme. L’école est leur temple. Les salles de classes sont un champ de bataille, symboliquement mais aussi parfois littéralement! C’est une bataille entre deux visions du monde totalement opposées. Une est centrée sur Dieu et sa Parole, l’autre sur l’homme et ses opinions. C’est une bataille pour l’âme de vos enfants. Satan est un serpent rusé. Il a un plan, une équipe et un arsenal en place. On ne peut espérer le vaincre avec rien. Beaucoup de chrétiens ont abandonné le combat car ils ont cru le mensonge que Satan règne présentement sur le monde.

La Bible affirme clairement que Christ a reçu le pouvoir sur toutes autorités, autant spirituelles que terrestres.1 Jésus nous promet que les portes de l’enfer ne prévaudront point contre l’Église.

2 Corinthiens 10:3-6 Car quoique nous marchions dans la chair, nous ne combattons point selon la chair. En effet, nos armes de guerre ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes en Dieu, pour renverser les forteresses. Pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ; Et nous sommes prêts à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète.

Paul utilise ici un langage militaire. Il ne s’agit pas ici de chasser les démons, tel des ghostbusters ou des exorcistes armés de crucifix et d’eau bénite. Selon Paul, La bataille se livre au niveau de la pensée, et de la connaissance de Dieu.

Karl Marx prônait l’établissement d’écoles publiques dans son Manifeste Communiste (1848). Son but était de détruire le Christianisme en détruisant la famille. Aleister Crowley, sataniste, déclara que l’ennemi numéro un était la famille. Voyez comme cette institution est importante pour Dieu pour que Satan la déclare ennemi numéro un! La responsabilité de l’éducation repose sur la famille, et plus particulièrement sur le père, le chef de la famille.

Ephésiens 6:4 Vous, pères, n’exaspérez pas vos enfants, mais élevez–les en les éduquant et en les conseillant d’une manière conforme à la volonté du Seigneur.

Les humanistes veulent vous enlever vos enfants le plus tôt possible. Un moyen d’y parvenir fut de ridiculiser le rôle de la mère au foyer tout en valorisant la place de la femme sur le marché du travail. De ce fait, les parents envoient leurs enfants très tôt dans des « centre de la petite enfance », des garderies industrielles financées par nous, payeurs de taxes. Ensuite, on garde loin de la famille les enfants 40 heures par semaine à l’école gouvernementale.

Pour avoir le maximum de contrôle, le gouvernement adopte des lois obligeant les enfants à se présenter à l’école. Pourquoi obliger et imposer quelque chose si c’est ce qu’il y a de mieux pour les enfants? Daniel C. Dennett est un évolutionniste convaincu. Voici ce qu’il a à dire aux chrétiens à propos de l’enseignement:

Si vous persistez à enseigner des faussetés à vos enfants – que la Terre est plate, que l’Homme n’est pas le produit de l’évolution par la sélection naturelle – alors attendez-vous, à tout le moins, à ce que ceux d’entre nous qui avons la liberté d’expression allons nous sentir libres de décrire vos enseignements comme un étalage de faussetés, et allons tenter de démontrer cela à vos enfants aussitôt que nous en avons l’opportunité. Notre future bien-être – le bien-être que chacun sur la planète – dépend de l’éducation de nos descendants.2

Les athées comprennent très bien que le combat se livre dans les salles de classes. Qu’est-ce que ça va prendre aux chrétiens pour allumer? Dennett et sa gang veulent croire à la liberté d’expression seulement quand ça fait leur affaire. C’est la rencontre de deux idéologies, voir même deux religions complètement contradictoires.

Voici deux passages clairs des Écritures qui devraient inciter les chrétiens à ne pas envoyer leurs enfants à l’école publique:

2 Timothée 6:20-21 20 Ô Timothée, garde intact ce qui t’a été confié. Évite les discours creux et les arguments de ce que l’on appelle à tort «la connaissance», car ils sont contraires à la foi. 21 Pour s’y être attachés, plusieurs se sont égarés très loin de la foi. Que la grâce soit avec vous!
1 Corinthiens 10:31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

Les fruits de l’école publique

Jésus nous a dit que nous pouvons reconnaître un arbre à ses fruits. L’école gouvernementale ne porte pas de bons fruits. L’humanisme est une religion destructrice. Elle veut tout d’abord détruire le christianisme, la fondation de la société occidentale. Le président américain Barack Obama confirme: « Peut importe ce que nous avons déjà été, nous ne sommes plus seulement une nation chrétienne; nous sommes aussi une nation Juive, une nation Musulmane, une nation Bouddhiste, une nation Hindou, et une nation de non-croyants. »3 Quel effet aura un enseignement destructeur dépourvu de moralité sur les enfants?

  • Suicide (C’est un fléau chez les jeunes, l’humanisme est vide de sens et de but).
  • Drogue (L’avertissement sur les paquets de cigarettes n’empêche rien, imaginez les cours sur la drogue!).
  • Grossesse non désirée, hors mariage (l’abstinence est la solution, non un cours sur la sexualité).
  • Pragmatisme (Le Christianisme est la seule vision du monde qui fonctionne vraiment, qui peut bâtir une société stable et en santé, pourquoi donc le rejeter?).
  • Mauvaise éthique du travail (tout devient un jeu, notation des résultats vague et imprécis afin de ne pas affecter l’estime de soi des enfants.).

L’idée même de progrès vient d’une croyance en un Dieu qui contrôle tout et qui veut que l’homme domine sur la terre. Sans but et sans direction dans l’univers, l’homme est réduit au niveau d’un animal, combattant pour sa survie. La survie elle-même devient discutable. Un humaniste a dit : « La Terre est atteinte d’un cancer, et ce cancer, c’est l’homme. » L’école gouvernementale ne pourra en aucun cas être productive sur une longue période de temps avec ses fondations humanistes. Ce sont des fondations de sable qui ne peuvent soutenir une civilisation. Trop peu de chrétiens réalisent que nous sommes en guerre contre l’humanisme. Pire, ils envoient leurs enfants chez l’ennemi afin qu’il les éduque! Incroyable.

Le rôle de la femme

L’école gouvernementale est hostile à la famille, comme nous l’avons déjà vu. On y encouragera donc le féminisme, la débauche et la rébellion envers les parents. Les jeunes filles doivent dès leur jeune âge être enseignées à devenir des femmes de Dieu, selon ce que Paul recommande à Timothée et à Tite. Timothée lui-même fut un grand homme de foi, ayant été élevé par sa mère et sa grand-mère, dans les voies de Dieu.4 C’est là toute la force du ministère de la femme. Ce sont elles qui forment les générations futures de croyants.

1 Timothée 5:14 Je veux donc que les plus jeunes se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles gouvernent leur ménage, et ne donnent à l’adversaire aucun sujet de médire.
Tite 2:3-5 Que les femmes âgées aient de même l’extérieur qui convient à la sainteté; qu’elles ne soient ni médisantes, ni sujettes aux excès du vin; qu’elles enseignent le bien; Afin qu’elles apprennent aux jeunes à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants; A être sages, chastes, à garder la maison; à être bonnes, soumises à leurs maris; afin que la parole de Dieu ne soit point calomniée.

Le ministère de la femme selon Dieu est très noble et très important. C’est pourquoi je suis convaincu que la femme ne devrait pas aller sur le marché du travail. Bien sûr, c’est un sujet qui mérite un livre complet.5 Mon point est que l’école publique forme des travailleurs, on n’y enseigne pas à être une mère, une épouse et une gestionnaire du foyer. Je n’ai rien contre une femme qui poursuit des études supérieures, mais il faudrait que ce soit dans le but de parfaire son rôle de mère et d’épouse, et non pour poursuivre une quête égoïste d’accomplissement de soi alimentée par des mensonges féministes anti-bibliques. Les femmes d’aujourd’hui ne veulent plus être mères, elles ont oublié comment, personne ne leur a enseigné.

L’école à la maison

Nous nous retrouvons donc devant 2 options: Faire l’école à la maison ou envoyer nos enfants dans une école Chrétienne. Les deux sont valables, mais en l’absence d’une bonne école chrétienne ou de moyen financier pour nous le permettre, l’option de faire l’école à la maison semble donc s’imposer. Voici quelques avantages que procure l’école à la maison.

Avantage sociologique

Il faut comprendre ce qui fait que nous sommes des êtres sociaux. Nous déterminons qui nous sommes par notre relation avec notre entourage et notre place dans la société. L’enfant doit développer un sentiment d’appartenance et trouver sa place et son but dans la famille.

Proverbes 13:20 Celui qui fréquente les sages, deviendra sage; mais le compagnon des fous se perdra.

Les jeunes, lorsque placés trop longtemps dans un milieu non supervisé et où ils sont influencés par leurs camarades, dépenseront leur énergie à se conformer au niveau qui les entoure, plutôt que de prendre une maturité qui vient du dessus. C’est une très mauvaise chose de séparer les groupes par catégorie d’âge, indépendamment de leur degré de maturité ou même de leurs résultats académiques. Même les églises font cela avec l’école du dimanche et la jeunesse. Par contre, à la maison, les plus vieux aident les plus jeunes, et les plus jeunes apprennent par l’exemple et aspirent à grandir. Beaucoup de jeunes aujourd’hui refusent de grandir, de prendre des responsabilités d’adulte. En prolongeant la période de l’enfance à l’adolescence comme une période de jeu et d’innocence, nous retardons la maturité, et cela peut avoir un impact très néfaste sur le reste de la vie de la personne. Les juifs ont la Bar Midsva, une fête où on célèbre le passage de l’enfance à la vie adulte. Il n’y a pas d’étape intermédiaire. L’école à la maison nous permet d’enlever cette fausse conception moderne de l’adolescence, qui tire d’ailleurs ses origines dans la théorie de l’évolution.6

Avantage académique

Les parents sont beaucoup mieux placés que n’importe qui pour s’adapter au rythme d’apprentissage de leurs enfants. C’est un mensonge humaniste que seuls les enseignants professionnels sont qualifiés pour élever vos enfants. Les parents sont les mieux placés pour trouver une méthode d’enseignement appropriée à leurs enfants. Rien n’empêche non plus d’avoir parfois recourt à des professionnels. Nous pouvons leurs demander conseil sans avoir besoin de leur confier nos enfants.

Il n’y a aucune raison de croire que l’enfant qui est en 2e année en français le sera aussi en mathématique. Il est donc possible de passer plus de temps dans une matière où l’enfant a le plus de difficultés. Au publique, on fait passer au niveau suivant un enfant qui ne maîtrise que 60% de la matière. Il lui faudra débuter l’année suivante avec un déficit de 40%, un retard qu’il est presque impossible à rattraper.

Aussi, les enfants doués sont pénalisés et retardés dans les classes du gouvernement. Les enseignants s’adressent à la majorité, passe beaucoup de temps avec les moins bons et ne donnent que peu d’attention aux meilleurs. Il est prouvé que les enfants éduqués à la maison obtiennent de meilleures performances académiques.

Avantage du mode de vie

L’enfant aura la possibilité de gagner un peu d’argent en faisant des travaux pour des gens à l’extérieur du foyer. Cela leur donnera un sens d’être utile au bien être de la famille et renforcera leur sens des responsabilités. L’école à la maison nous rend libre par rapport aux horaires exigeants de l’école gouvernementale. On passe plus de temps en famille, et l’enfant peut s’adonner à d’autres activités constructives: musique, lecture, recherche, bricolage, jeux éducatifs. La famille est séparée de toutes parts par la demande extérieure. Même dans l’église conventionnelle, on organise des matinées pour hommes, des soirées pour femmes et des fins de semaines pour jeunes. Rarement on organise des activités impliquant toute la famille. Je crois qu’il faut servir le Seigneur en famille, comme une équipe.

Une objection habituelle est que l’enfant manquera de sociabilité. Rien n’est plus faux. Au contraire, ces enfants seront plus actifs socialement. Ils auront l’occasion d’apprendre la vraie vie, en suivant maman à l’épicerie, au marché, à la banque, etc. Ils fréquentent déjà les autres enfants de l’assemblée et apprendront les commandements du Seigneurs concernant les relations avec les autres: le pardon, le partage, la réciprocité, le respect et bien d’autres. La sociabilité de quelqu’un dépend surtout de sa personnalité. Beaucoup sont passés par l’école publique sans avoir acquis une vie sociale active. Certaines personnes sont tout simplement plus réservées que d’autres.

Conclusion

Donner la responsabilité de l’éducation de vos enfants au gouvernement n’est vraiment pas la meilleure chose à faire. Je dirais même que c’est une grave erreur. Ne mettez pas vos enfants en danger spirituellement, et même physiquement. Il faut que le chrétien soit prêt à faire le sacrifice financier nécessaire afin d’éduquer ses enfants selon Dieu. C’est aussi important que ça. C’est la seule façon que nous avons de combattre efficacement l’humanisme. L’éducation à la maison (ou dans une école chrétienne) fait partie de la grande commission d’aller prêcher l’évangile et de faire de toutes les nations des disciples.

NOTES

1 Mt 28:18.
2 Dennett, Darwin’s Dangerous Idea, p. 519.
3 Barack Obama, The Audacity of Hope : Thoughts on Reclaiming the American Dream, Crown Publishers, 2006.
4 2 Timothée 1:5.
5 Suzanne Venker, 7 Myths of Working Mothers.
6 Alex et Brett Harris, Do Hard Things.

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John_Winthrop_1

« Il y a deux libertés, la naturelle (compte tenu, j’entends, de la corruption de notre nature), et la civile ou fédérale [alliancielle]. La première est commune à l’homme est aux bêtes sauvages et autres créatures. Par elle, l’homme, en tant simplement qu’il est en rapport avec l’homme, a licence de faire ce qu’il lui plaît ; c’est une liberté capable de mal comme de bien. Il y a incompatibilité et contradiction logique entre l’autorité de cette liberté qui ne saurait souffrir la contrainte de l’autorité la plus juste. L’exercice et la défense de cette liberté poussent les hommes à devenir plus méchants, et bientôt pires que des bêtes féroces : onmes sumus licentia deteriores [trop de liberté nous abaisse]. Telle est cette grande ennemie de la vérité et de la justice, cette bête féroce que toutes les ordonnances divines dénoncent afin de l’entraver et de la soumettre.

L’autre genre de liberté, je l’appellerai civile ou fédérale [alliancielle] ; elle mérite également le nom de morale, par référence au covenant [alliance] entre Dieu et l’homme qui est inscrit dans la Loi morale et les covenant [pactes] ou constitutions politiques que les hommes passent entre eux. Cette liberté est la fin propre de l’autorité et ne saurait subsister sans elle ; et c’est une liberté qui ne reconnaît que le bon, le juste et l’honnête. C’est cette liberté qu’il vous faut défendre, au péril si besoin et non seulement de vos biens, mais aussi de vos vies. Tout ce qui s’y oppose n’est pas autorité, mais maladie de celle-ci. Cette liberté est exercée par voie de sujétion à l’autorité ; c’est de cette liberté que Christ nous a fait libres. »

John Winthrop, mai 1645, cité dans Jean-Pierre Martin, Le puritanisme américain en Nouvelle-Angleterre (1620-1693), Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 1989, p. 146 sur 261.

John_Winthrop_2

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