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Archive for mars 2011

L’« Occident chrétien » fut assurément la civilisation la plus brillante de l’histoire de l’humanité. Le principal porte-étendard de la foi monothéiste trinitaire pendant un millénaire et demi (de l’Antiquité tardive jusqu’au début du XXème siècle) est malheureusement mourant. Se méprenant sur les succès qu’ils enregistrent récemment en Occident, les sécularistes occidentaux se permettent de fabuler sur la destruction totale de la religion chrétienne. Ils oublient que dans tous les autres espaces civilisationnels, le sécularisme décline, voire agonise, sauf en Corée du Nord et dans d’autres résidus marxistes tels le Vénézuela et la Bolivie. En Occident – c.à.d en Europe de l’Ouest, en Amérique du Nord – l’islam impose de plus en plus agressivement et ouvertement son hégémonie totalitaire. L’hindouisme jouit d’un regain de ferveur dans le sous-continent indien. Il en va de même avec le bouddhisme en Asie du Sud-Est ; celui-ci reprend même vigueur au Tibet. En Chine, les Analectes de Confucius et la Bible protestante se substituent discrètement au Petit livre rouge de Mao Zedong. Quel est le résultat, pour les chrétiens, de toute cette conjoncture ? Au plan démographique (et éventuellement économique, à l’échelle mondiale, les forces vives du christianisme ne sont plus majoritairement situées en Occident, mais plutôt en Amérique du Sud, en Europe de l’Est, en Russie, dans le Caucase, en Afrique sub-saharienne et, malgré tant de perfide persécution, en Chine. Regardons cela de plus près.

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La rechristianisation de l’Europe de l’Est

Pour la première fois en 90 ans, les élèves ukrainiens ont la possibilité d’étudier l’éthique chrétienne dans les écoles publiques de leur pays, depuis la prise de pouvoir par le Président Viktor Yushchenko suite à la Révolution orange de 2005 :

→ Christian Ethics Taught in Ukraine’s Public Schools [Current]

Saviez-vous qu’il y a plus de protestants baptistes en Ukraine qu’au Royaume-Uni ? (Étienne Lhermenault, Les Églises baptistes, p. 35.)

Dans le même ordre d’idées, en 2008, le christianisme a remporté une victoire importante en Roumanie sous l’impulsion du clergé orthodoxe oriental des plus convaincu et de diverses organisations para-ecclésiales. Cela fut annoncé presque 63 ans jour pour jour après le coup d’État communiste de mars 1945 ayant mit fin au gouvernement provisoire issu de la résistance anti-nazie. La dictature athée qui s’était alors abattue sur le pays a assassiné deux millions (!) de ses habitants au cours des quatre décennies suivantes :

→ Roumanie : la religion est de retour à l’école [Pour une école libre]

Des mouvements de masse en faveur de l’éducation religieuse chrétienne en milieu scolaire s’organisent également en Moldavie et en Bulgarie. Dans un registre connexe, celui de la dignité humaine des enfants à naître, en 2009, le Conseil national de la République slovaque a adopté une loi établissant des mesures visant à dissuader les femmes d’avorter en les informant sur les dangers d’un tel acte et sur les alternatives pro-vie qui s’offrent à elles. En 2011, le Ministre de la Santé de Slovaquie se prononça contre l’infanticide à l’occasion du dévoilement d’un monument public en mémoire des enfants avortés et de la douleur de leurs mères (souvent poussées à ce geste ignoble par la pression sociale ambiante).

Voici d’autres chroniques de la rechristianisation de l’Europe de l’Est :

La rechristianisation de la Russie

Ce qui vaut pour l’Europe de l’Est vaut également pour la Russie (dont le territoire, couvre, en réalité, 40 % du continent européen). L’écroulement du communisme athée y a entraîné un retour impressionnant du christianisme orthodoxe oriental. Ce renouveau spirituel traverse toutes les couches de la société et est d’une ampleur telle qu’il n’y a soudainement plus assez d’églises pour desservir tous les croyants ! Voir ce documentaire de la chaîne KTO-TV :

Ce retour en force du christianisme dans la société russe s’accompagne de son retour sur la place publique. Notamment, l’Église de Russie envisage autoriser les prêtres à se présenter à tous les niveaux aux élections. En réaction au déshabillé excessif de nombreuses femmes russes, l’une des principales têtes pensantes de l’Église orthodoxe russe, l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, a récemment demandé l’instauration d’un code vestimentaire pour la circulation dans les lieux publics à l’intention des femmes en Russie, estimant à bon escient que « certaines d’entre elles confondent la rue avec un club de strip-tease ».

{Commentaire du 10 mai 2019 : Les deux anecdotes relatées ci-dessus sont loin d’être les plus convaincantes ou significatives mais, la réalité de la rechristianisation sociétale de la Russie étant devenue tellement évidente dans la décennie ayant suivie la publication initiale du présent article (pensons au redressement exemplaire de sa natalité ou à sa contre-révolution face au dérèglement LGBTQ+), il n’est pas nécessaire de l’allonger avec davantage d’illustrations.}

La rechristianisation du Caucase

En Géorgie :

Documentaire de la chaîne KTO-TV sur le retour en force du christianisme en Géorgie, intitulé La Croix du Caucase :

En Arménie :

Documentaire de la chaîne KTO-TV sur l’histoire et l’actualité du christianisme en Arménie, intitulé Arménie l’invaincue :

Un basculement démographique

Encore plus remarquable sont les changements s’opérant en Afrique et en Chine. J’aborderai d’abord l’Afrique puis me pencherai sur la Chine plus loin. L’Afrique du Nord est arabo-musulmane, c’est bien connu. Dans son essai Le Choc des Civilisations écrit en 1993, l’historien Samuel Phillips Huntington classait l’Afrique subsharienne  (sans la Corne de l’Afrique) simplement comme « Civilisation africaine », qu’il jugeait inaboutie car il n’y avait pas de religion dominante, mais seulement un ensemble de pratiques animistes. Pour cet observateur, l’existence d’une grande religion unificatrice est une condition préalable à l’existence d’une grande civilisation.

Les importants progrès des différentes dénominations chrétiennes en Afrique noire au cours de la décennie suivante ont permis d’invalider partiellement cette catégorisation d’Huntington. En 2002, un autre historien, Philip Jenkins, a signé l’ouvrage The Next Christendom : The Coming of Global Christianity, anticipant que les chrétiens d’Afrique et d’Asie allaient bientôt rompre avec leur passé païen, établir le christianisme dans leurs sociétés qui se constitueront en blocs régionaux relativement unitaires, lesquels deviendront très puissants et joueront un rôle majeur dans la géopolitique mondiale. Il argumente correctement que le christianisme d’Afrique et d’Asie est jeune, fort, visionnaire, militant et revendicateur. Surtout, il met l’emphase sur le caractère conservateur et traditionaliste de cette culture chrétienne naissante. Si cet auteur voit cela d’un mauvais œil, nous chrétiens avons toutes les raisons de s’en réjouir.

Jenkins insiste que dans le futur, les chrétiens d’Afrique, d’Asie, forts de leur récente supériorité numérique, vont éventuellement peser plus lourd que les chrétiens d’Occident dans les relations internationales…

Demographic Shift

The most important reason is demographic shift. While in the liberal North and West the number of Christians is rapidly shrinking, Christianity in the global South and East is experiencing a phenomenal growth. Jenkins notes that of the 18 million Catholic baptisms recorded in 1998, eight million took place in Central and South America, three million in Africa, and about three million in Asia. In the Philippines alone, the number of baptisms annually was higher than the totals for Italy, France, Spain and Poland combined. It is projected that by 2025, 50 percent of the Christian population will be in Africa and Latin America, and another 17 percent will be in Asia. In the Catholic Church, by the same year, three quarters of all Catholics will be in the same three continents.

La nouvelle Chrétienté africaine

Symbolique de cette nouvelle Chrétienté d’Afrique noire, le préambule de la Constitution de la République de Zambie (1996) énonce :

We, the people of Zambia, by our representatives assembled in our Parliament ;
Acknowledge the supremacy of God Almighty ;
Declare the Republic a Christian nation ;
While upholding the right of every person to enjoy that person’s freedom of conscience or religion.

Charl van  Wik, un missionnaire réformé d’origine néerlandaise qui travaille en Zambie, précise :

Due to the free market opening up in this Christian nation, 200 farmers moved from communist Zimbabwe to Zambia. The results : They’ve provided jobs for the locals, boosted the economy and turned a net food importer into a net exporter. According to a U.S. based research group, 70 percent of Zambian Christians believe that God’s law must be applied in their civil law.

The proposed new constitution (2010) further makes abortion illegal, homosexual marriages banned and pornography no longer tolerated. Case in point, a South African businessman was incarcerated when trying to import illegal sexually explicit material. Dr John Jere, who founded Zambia United Christian Action (ZUCA), served on the National Constitutional Conference (NCC) of Zambia, a body re-writing the national constitution.

Cette réforme de la constitution zambienne fut possible grâce à la mise sur pied de l’Oasis Forum, un comité servant à coordonner l’action de groupes de juristes, du Conseil chrétien de Zambie, de l’Association évangélique de Zambie et de la Conférence épiscopale catholique de Zambie. En 2007, cette alliance mena une bataille constitutionnelle contre le gouvernement laïcard en place dans le but de faire adopter une nouvelle constitution nationale. L’Oasis Forum mobilisa l’opinion publique en organisant des manifestations et d’autres activités.

Peu de temps avant les élections présidentielles, les évêques de Zambie firent circuler une note pastorale intitulée La vérité vous rendra libre pour insister sur l’importance des élections pour l’avenir de la démocratie de leur pays. Dans leur lettre, ces évêques ont exhorté les électeurs chrétiens à exercer leur droit de vote d’une façon informée et responsable. Les évêques ont affirmé que : « Voter est non seulement un droit mais aussi un devoir envers la nation, pour aider à identifier et à élire des personnes crédibles en mesure de faire fonctionner le pays pour le bien commun. » Charl van Wik (cité plus haut), qui par ses voyages et ses nombreuses connexions a accès à certaines informations privilégiées venant de nombreux théâtres d’opérations, affirme ceci :

University, Hospital and League of Christian Nations

Bishop Lamba in the Congo has a vision to see the building of a League of Christian Nations in Africa — and this is no small vision by any means. He and his team have started both a Christian radio and television station, as well as many Christian schools and planted around 1000 congregations. A Christian university and hospital are on the agenda […] Africa is moving forward and getting a small glimpse of God’s will “being done on earth as it is in Heaven”.

Un argument avancé par certains laïcistes est que le christianisme, dans le tiers-monde et les pays émergents, est l’acabit des pauvres, la drogue des démunis, le refuge irrationnel des primitifs en détresse. Mais un rapide survol de l’Afrique subsaharienne permet de réfuter cet argument. En Afrique noire, les pays les plus bordéliques sont justement ceux qui sont les moins christianisés, nommément la Somalie, le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le gros Congo (ex-Zaïre), le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, qui sont massivement gangrénés par l’animisme, le marxisme et le mahométisme.

Mentionnons, au passage, qu’en Afrique, 60 % des chrétiens sub-sahariens croient que la Bible devrait devenir la loi reconnue par l’État dans leur pays (comparé à seulement 21 % aux États-Unis !), comme je le signale dans mon article La théonomie a plus de sympathisants qu’on le croit sur Le Monarchomaque.

La nouvelle Chrétienté chinoise

En Chine, le christianisme est illégal en dehors de l’étroite surveillance étatique, ce qui n’empêche pas plus de 100 millions de chrétiens de pratiquer dans des églises souterraines « illégales ». Le taux de conversions est très élevé – environ dix mille par jour (!) – et le christianisme n’est pas seulement la religion des pauvres mais aussi celle de la classe moyenne émergente et de l’élite universitaire. Au rythme où vont les choses, la Chine pourrait très bien devenir une civilisation chrétienne d’ici le milieu du siècle…

Chinese Calvinism Flourishes

I spent some time on Monday talking to the Rev May Tan, from Singapore, where the overseas Chinese community has close links with mainland China. The story she told of the spread of Calvinist religion as an elite religion in China was quite extraordinary.

In China, the place where Calvinism is spreading fastest is the elite universities, fuelled by prodigies of learning and translation. Wang Xiaochao, a philosopher at one of the Beijing universities, has translated the two major works of St Augustine, the Confessions and the City of God [La Cité de Dieu], into Chinese directly from Latin. Gradually all the major works of the first centuries of the Christian tradition are being translated directly from the original languages into Chinese.

All of this is happening outside the control of the official body which is supposed to monitor and supervise the churches in China. Instead, it is the philosophy departments at the universities, or the language departments and the departments of literature and western civilisation that are the channel. Chinese Christianity using Chinese to do Christian thinking has become a very interesting movement.

Though the communists stigmatised Christianity as a foreign religion, they also and still more thoroughly smashed up the traditional religions of China : « The communist, socialist critique of traditional religion, and of Confucianism has been effective », she (Dr Tan) says : « The youngsters think it is very cool to be Christian. Communism has removed all the obstacles for them to come to Christianity. »

In China now, this kind of Christianity (Calivism) is seen as forward-looking, rational, intellectually serious, and favourable to making money. « Very soon », said Dr Tan, « Christians will become the majority of university students, that could happen. » It would be astonishing if China were to become a great power in the Christian world, as well as in the economic one.

Compléments à propos de la lente et périlleuse christianisation de la Chine sur Le Monarchomaque :

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Fichiers alternatifs : clic | clic | clic.

Le 1er mars 1562, six semaines après que l’Édit de Janvier ait autorisé le culte calviniste à l’extérieur de toutes les villes françaises, quelque 200 protestants célèbrent dans une grange de Wassy en Champagne. Le Duc de Guise, archi-catholique, passe par là et entend résonner leurs cantiques. Il s’irrite et ordonne à sa troupe de châtier ces renégats. Elles s’exécutent brutalement, assassinent et humilient collectivement les pratiquants… on décompte une cinquantaine de morts et 150 blessés avant que les soldats ne permettent aux survivants de se disperser. Cette commotion marque le début des Guerres de Religion qui vont déchirer la France pendant 30 ans et causer — directement ou indirectement (par famine et épidémie) — la mort d’un millions d’habitants, soit  le huitième de la population du royaume. En rétribution aux exactions de Guise, le prince protestant Louis de Condé attaque Orléans le 2 avril 1562, puis s’ensuit un cycle incessant d’épiques et sanglantes prises d’armes entrecoupées d’édits de cessation des hostilités…

Environ 15 % des Français adoptent entre-temps la foi nouvelle qui s’articule autour d’un corps de doctrines solidement établi : rapport personnel et direct au Créateur, lecture par tous  les chrétiens de la Parole de Dieu (Saintes Écritures), sacerdoce de tous les croyants, salut par la foi, adoration de la Trinité seule (et non pas de Marie et d’une ribambelle de saints quasi-déifiés). Mais cette minorité est disproportionnellement répartie entre les classes. En chiffres ronds, le protestantisme rallie 10 % de la paysannerie, 50 % de la bourgeoisie et 50 % de la noblesse.  Comment expliquer cette disparité ? C’est que les membres de l’élite lettrée, qui avaient la chance de lire la Bible eux-mêmes et y redécouvrir ses trésors, étaient beaucoup plus enclins à passer à la Réforme que les paysans analphabètes qui dépendaient entièrement d’un curé pour leur nourriture spirituelle. Les cultivateurs et les éleveurs des villages où il pré-existait une école communale qui enseignait les rudiments de la lecture et de l’écriture aux enfants acceptèrent généralement avec beaucoup d’enthousiasme la Réforme, comme dans le Vaucluse, les Cévennes et le Vercors.

Si la moitié des nobles de l’ensemble des provinces embrassent le protestantisme (même dans des régions massivement catholiques comme la Bretagne), les fidèles calvinistes sont nettement concentrés dans le sud et l’ouest. En 1562, on compte déjà quelque 1400 paroisses réformées « dressées » à la genevoise (c’est-à-dire organisées autour d’un pasteur et d’un consistoire) en territoire français :

Plusieurs métropoles régionales comme Montauban, Nîmes et Montpellier deviennent des bastions réformés, la cité de La Rochelle se transforme pratiquement en république calviniste indépendante. Lyon est une capitale protestante en 1562-1563 ; le Quatrième Synode national des Églises réformées du Royaume de France s’y tient en 1563 sous l’autorité du respecté pasteur Pierre Viret.

Lyon devient le deuxième plus important centre d’imprimerie de France et un foyer de réflexion considérable, au point où l’on a pu parler de Lyon comme de la « capitale intellectuelle du royaume » (source). C’est dire l’influence de la ville pendant cette période.

La Paix d’Ambroise rend la ville à la Ligue catholique, mais le parti réformé en redeviendra maître en 1594. En 1570, Jeanne d’Albret fait de la foi réformée la religion d’État du Béarn dont voici la localisation dans l’Hexagone :

En réaction au mariage « d’apaisement » entre le Roi de Navarre huguenot, Henri de Bourbon, et l’officiellement catholique fille du Roi Henri II de France, Marguerite de Valois (la « reine Margot »), le massacre parisien de la Saint-Barthélémy du 24 août 1572 est reproduit à Bordeaux et  Toulouse le 3 octobre, faisant environ une dizaine de milliers de morts (incluant le chef  des Huguenots, l’amiral Gaspard de Coligny) et rallumant les Guerres de Religion.

La régente Catherine de Médicis observe avec satisfaction les résultats de l’hécatombe criminelle :

Après une tentative de meurtre contre lui par Catherine de Médicis en 1576, Henri de Navarre prend la tête du parti protestant et prépare la contre-offensive avec le surnom de « Roi de Gascogne », titre qui n’était pas tout à fait inapproprié si l’on compare les frontières de son domaine avec celles de la Gascogne.

Carte des domaines d’Henri de Navarre dans le Sud-Ouest de la France :

Carte de la Gascogne dans le Sud-Ouest de la France :

Dans la décennie 1570, catholiques et protestants s’organisent en territoires quasi-souverains dans les parties du royaume qu’ils contrôlent. Le calvinisme est porteur d’une théorie politique selon laquelle le tout système étatique doit s’appuyer sur le peuple qui est indirectement souverain (via la petite noblesse dans ce contexte). Les Huguenots créent ainsi dans le sud de la France une république fédérative où chaque province jouit d’une grande autonomie face au pouvoir central. L’autorité est confiée au « pays », c’est-à-dire à des États-Généraux. Les Provinces-Unies du Midi sont fondées à Anduze en février 1573. Ce régime perdurera une bonne vingtaine d’années. Les Provinces-Unies du Midi constituent un précédent à la monarchie constitutionnelle.

Le 20 octobre 1587, l’armée royale catholique est écrasée par les calvinistes des Provinces-Unies du Midi à Coutras en Gironde (Aquitaine),  ce qui prélude à la marche de l’héritier du trône, de la couronne et sceptre sur Paris et à la conclusion de la 8ème guerre de religion.

Voir également sur Le Monarchomaque :

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