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Archive for janvier 2013

Trois Pères Fondateurs américains : Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et George Washington

J’ai déjà souligné que le christianisme est largement à l’origine du droit politique occidental (voir ici) ainsi que de multiples autres branches de notre droit (voir ici). Conséquemment, il est normal que les citoyens chrétiens soient préoccupés par l’érosion graduelle de nos libertés et garanties juridiques fondamentales face à la tyrannie des appareils étatiques centralisateurs (voir ici ainsi qu’ici). Aux États-Unis, des magistrats et des simples citoyens ont décidés de prendre le taureau par les cornes au lieu de faire l’autruche. La bande-annonce du documentaire Last Line of Defense produit par l’Association des shérifs et officiers de paix constitutionnels nous livre un aperçu de ce mouvement organisé :

Extraits − Richard Mack (shérif à la retraite du comté de Graham en Arizona) sur la souveraineté des États composant l’Union fédérale (du latin feodus, alliance) :

Extraits − Ken Ivory (député à la Chambre des Représentants de la Législature de l’Utah) rappelle que les États peuvent et doivent défendre la droiture et la liberté face au despotisme du Fédéral :

Extraits − Le shérif Mack sur le devoir constitutionnel du shérif :

À consulter également sur Le Monarchomaque :

Et hors-site : Oath Keepers − Guardians of the Republic

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Jean Calvin

Pour le juriste et théologien picard Jean Calvin, ne faut pas réputer « la police comme une chose polluée et n’appartenant en rien aux chrétiens. Il est bien vrai que les fantastiques, qui ne cherchent qu’une licence débridée, ont aujourd’hui cette manière de parler : c’est à savoir, que “puisque nous sommes morts par Christ aux éléments du monde, et translatés au royaume de Dieu entre les célestes, c’est une chose trop vile pour nous et indigne de notre excellence de nous occuper à ces sollicitudes de négoces de ce monde desquels les chrétiens doivent être complètement éloignés et étrangers.” Mais comme nous avons naguère averti cette espèce de régime [politique] être différente du règne spirituel et intérieur de Christ, ainsi il nous faut savoir d’autre part qu’elle n’y répugne nullement [la politique au règne de Christ]. Car ce règne spirituel commence déjà sur la terre en nous quelque goût de royaume céleste, et en cette vie mortelle et transitoire quelque goût de la béatitude immortelle et incorruptible ; mais le but de ce régime temporel est de nourrir et entretenir le service extérieur de Dieu, la pure doctrine et religion, garder l’état de l’Église en son entier, nous former en toute équité requise à la compagnie des hommes pour le temps qu’avons de vivre avec eux, d’instituer nos mœurs à une justice civile, de nous accorder les uns avec les autres, d’entretenir et conserver une paix et tranquillité commune. »

Source : Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne, tome IV, chapitre 20, article 2, 1560.

« Mais de condamner le glaive public, lequel Dieu a ordonné pour notre protection et en notre faveur, pour réprimer et empêcher la violence des méchants. Et que pour cette cause le glaive lui est donné en main afin de punir les maléfices. Puis que Dieu lui ordonne de ce faire, qui sommes nous pour l’empêcher ? Semblablement, puisque Dieu nous présente une telle sauvegarde, pourquoi ne sera-il loisible d’en user ? »

Source : Jean Calvin, Brève instruction pour armer tous bons fidèles, 1544 ; réédité chez Droz, Genève, 2007, p. 65.

« Ils se montrent en cela ennemis de Dieu et du genre humain […] Et on ne saurait mieux machiner la ruine du monde, et introduire comme une briganderie partout, qu’en tâchant d’abolir le gouvernement civil ou la puissance du glaive. Laquelle est bien mise bas, s’il n’est licite à un homme chrétien de l’exercer. »

Source : Jean Calvin, ibid, p. 82 ; reproduit dans Neal Blough, « Calvin et les anabaptistes », Théologie évangélique, Vol. 8, No. 3, 2009, p. 197-208.

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carte_expansion_confucianisme_chine

La semaine dernière, nous avons vu comment le protestantisme — et notamment le calvinisme — progresse très rapidement en Chine. Nous avons aussi glissé un mot sur le retour en force du confucianisme qui est soutenu par l’État toujours officiellement communiste qui cherche à récupérer à son profit les notions confucéenne d’harmonie civique et d’obéissance aux divers pouvoirs établis. Il appert donc que le calvinisme et le confucianisme seront deux forces sociales majeures qui entreront bientôt en contact dans la prochaine première superpuissance (si cela n’a pas déjà commencé). Cela générera sans doute des frictions (comme la controverse à propos de l’édification d’une imposante église protestante dans la ville natale de Confucius, Qufu) et potentiellement certaines collaborations ou causes communes. Afin de permettre aux chrétiens francophones d’entrevoir comment ces deux systèmes de croyances pourraient interagir dans le futur, je rends disponible une étude comparative des théologies politiques du confucianisme et du calvinisme, qui est téléchargeable à cette adresse :

Comparaison des théologies politiques du confucianisme et du calvinisme [YouScribe]

J’y expose, sources académiques à l’appui, comment les confucéens et les calvinistes voient l’ordre juridique des collectivités humaines au regard de leurs principes spirituels respectifs.

Voici également le tableau schématique de cette comparaison :

COMPARAISON ENTRE CONFUCIANISME ET CALVINISME

DIFFÉRENCES

CONFUCIANISME

CALVINISME

Concentrer ou diffuser le pouvoir ? Pro-centralisation Pro-décentralisation (principes de subsidiarité et de suppléance)
Type de régime modèle Monarchie absolue « éclairée » République ou monarchie constitutionnelle
Fonctionnement Fonction publique méritocratique accessible à l’élite intellectuelle de l’aristocratie par un rigoureux système examinatoire Gouvernement collégial à composantes électives
Autorité terrestre suprême Règne des « sages » Primauté du droit
En cas de dysfonctionnement… Résistance quasi-illégitime Résistance légitime

RESSEMBLANCES

CONFUCIANISME + CALVINISME

Caractéristiques des gouvernants Gouvernance par des hommes compétents, excellemment éduqués et pieux plutôt que par des simples bien-nés
Justice économique Accessibilité équitable aux leviers de création de richesse pour l’ensemble de la population sans sombrer dans le communisme
Légèreté de la taxation Taxation limitée et non abusive ; cela ne fut pas respecté en Chine impériale confucéenne
Distinction homme-femme La famille est un prototype de l’État, les sexes sont crées complémentaires et le rôle des femmes n’est pas en politique
Communautarisme Société holiste, familialiste et moralement exigeante sans effacer les individus
Emphase sur l’état moral des gens Favorise la régénération spirituelle et la droiture volontaire plutôt que la coercition répressive (mais ce faisant, l’objectif des calvinistes est de glorifier Dieu tandis que celui des confucéens est de perfectionner leur personne ad infinitum)


Lire aussi : Les Instituts Confucius, un outil au cœur de la stratégie de Soft Power chinois sur Chine Conquérante.

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Pendant que des Genevois sont emballés par Confucius et que la récupération politique du confucianisme par les autorités chinoises est telle que certains analystes avancent que le Parti communiste chinois pourrait changer de nom pour « Parti confucéen chinois » d’ici quelques décennies, le protestantisme est en train de conquérir l’Empire du Milieu…

Le protestantisme est le principal bénéficiaire de la renaissance religieuse en Chine. Loin de Confucius, les nouveaux croyants, plutôt jeunes, se laissent attirer par des doctrines indépendantes du pouvoir. Les mégapoles chinoises sont ainsi devenues des terres de mission chrétienne très prometteuses.

[…]

Inquiètes de cette expansion inouïe, les autorités encouragent activement des rituels apparentés au confucianisme […] La presse officielle aime se faire l’écho d’une vogue confucéenne, mais il s’agit d’un phénomène avant tout académique, suscité par de généreuses subventions gouvernementales.

[…]

Les nouveaux croyants étant plutôt jeunes – 62 % ont moins de 39 ans – ils ne cherchent pas spontanément leurs nourritures célestes auprès de Confucius, perçu comme « antique ». Ils sont attirés par des doctrines plus en phase avec la modernité, plus chaleureuses et surtout plus indépendantes du pouvoir.

[…]

En conquérant les villes, le protestantisme, longtemps considéré comme la cinquième colonne de l’impérialisme occidental, a fini par s’acclimater dans l’Empire céleste. Il y a dix ans seulement, les chrétiens étaient suspectés de « trahir » la nation. Aujourd’hui, la vague évangélique est telle que chacun peut nommer plusieurs convertis dans son entourage. Au point que l’expression « wo xin jiao », (« je suis croyant ») signifie pratiquement « je suis chrétien ».

[…]

Pour Mme Yang, cela ne fait pas de doute, « la Chine sera majoritairement chrétienne dans vingt ans ». Un militant des droits civiques – converti lors d’un séjour en prison pour raison politique – n’y croit guère, sans pour autant perdre son optimisme. « Même si, comme je le pense, nous restons minoritaires, il suffit que nous atteignions une masse critique pour que tout bascule », explique-t-il.

[…]

Le christianisme – et spécialement le protestantisme – est l’un des grands gagnants de cette renaissance. En 1949, lors de la prise du pouvoir par Mao, la Chine comptait quelque cinq millions de chrétiens. Ils seraient cent millions aujourd’hui, – voire cent-trente millions si l’on en croit un rapport interne qui a fuité dans la presse en 2006 – dont les quatre cinquièmes de protestants. Soit une multiplication par vingt ou vingt-cinq en l’espace de soixante ans ! Rapportées aux chiffres globaux de l’ensemble des croyants, ces estimations font du christianisme la deuxième religion chinoise, touchant 7 à 10 % de la population.

[…]

Les groupes urbains, en revanche, pratiquent une dévotion plus retenue, inspirée de la rigueur calviniste. Le grand réformateur genevois est la figure tutélaire des intellectuels convertis. Pour Fan Yafeng, qui anime une église « plutôt rigoriste » d’intellectuels pékinois, le choix de la théologie réformée ne doit rien au hasard. « Nous avons attentivement lu ses écrits et nous sommes en train de tout traduire en chinois », révèle-t-il. Pour Yu Jie, autre célèbre penseur protestant, le calvinisme présente l’avantage d’avoir inspiré le système politique américain.

[…]

Ce n’est pas un hasard si ces intellectuels chrétiens sont également engagés dans l’important mouvement de « défense des droits civiques », entre autres au profit de leurs coreligionnaires des campagnes, trop souvent en butte aux exactions de potentats abusifs. Plus riches et plus au fait du fonctionnement du système, les églises urbaines pleines d’avocats, d’écrivains et de journalistes, mènent des batailles juridiques souvent perdues d’avance, mais qui ont le mérite de propager un modèle de justice et de droit. Au-delà de la communauté des croyants, c’est l’avenir du pays qui est en jeu.

Pour lire l’article en entier : Chine : Confucius ? Non, Calvin ! [Magazine Clés]

In China, the place where Calvinism is spreading fastest is the elite universities, fuelled by prodigies of learning and translation. Wang Xiaochao, a philosopher at one of the Beijing universities, has translated the two major works of St Augustine, the Confessions and the City of God, into Chinese directly from Latin. Gradually all the major works of the first centuries of the Christian tradition are being translated directly from the original languages into Chinese.

All of this is happening outside the control of the official body which is supposed to monitor and supervise the churches in China. Instead, it is the philosophy departments at the universities, or the language departments and the departments of literature and western civilisation that are the channel.

[…]

Calvinism should [is] the preferred theology of the house churches and the intellectuals now.

[…]

When the Chinese house churches first emerged from the rubble of the Cultural Revolution in the 80s and 90s « They began to search what theology will support and inform [them]. They read Luther and said, ‘not him’. So they read Calvin, and they said ‘him, because he has a theology of resistance.’ Luther can’t teach them or inform them how to deal with a government that is opposition. »

[…]

In China now, this kind of Christianity is seen as forward-looking, rational, intellectually serious, and favourable to making money.

« Very soon », said Dr Tan, « Christians will become the majority of university students. That could happen. »

It would be astonishing if China were to become a great power in the Christian world, as well as in the economic one. But things just as strange have happened in the past. Who could have foreseen, when Augustine was writing those huge books now translated into Chinese, that barbarous Europe would become the centre of Christian civilisation, and his homeland in North Africa would become entirely Muslim?

Pour lire l’article en entier : Chinese Calvinism Flourishes [The Guardian]

À propos du retour du confucianisme politique en Chine, ces ouvrages de Princeton University Press me paraissent intéressants…

Prochainement sur Le Monarchomaque, je publierai une étude comparative des théologies politiques du confucianisme et du calvinisme.

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Dernière mise-à-jour : 13 mai 2020.

Manif à Rennes en Bretagne

Debout pour le maintient du droit biblique, Rennes (Bretagne), 2013

↓ Ce document est téléchargeable et imprimable. ↓

Autres argumentaires théonomistes en français sur la toile :

Manif à Arras en Artois

Debout pour le maintient du droit biblique, Arras (Artois), 2013

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Cet article a été divisé et déplacé. Référez-vous dorénavant à ces articles :

MonumentCiel

Érudition complémentaire :

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PartitionPalestine1922

Pour une abondance de ressources juridiques & historiques solides sur ce conflit, consultez cet opuscule : Mandate for Palestine — The Legal Aspects of Jewish Rights | PDF [Myths and Facts]

Les Arabo-musulmans détruisent délibérément les ruines du Temple de Jérusalem : Continued Destruction of the Temple Mount [Ritmeyer Archaeological Design]

L’histoire moderne de l’État hébreu est fort intéressante, mais précisons que si, entre les musulmans et l’État hébreu,  nous devons préférer l’État hébreu, c’est uniquement car les droits des protestants sont sensiblement mieux respectés en dans l’État hébreu que dans les autres nations du Moyen-Orient, et non à cause d’une inexistante « double alliance » simultanée (entre Dieu et les chrétiens + entre Dieu et les juifs), puisque sous la Nouvelle Alliance le vrai Israël est l’Église.

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Le réformateur Jean Calvin prêchant la Parole de Dieu dans la cathédrale St-Pierre à Genève au XVIème siècle

L’historiographie dominante des Guerres de Religion françaises (1560-1594) veut que celles-ce auraient été menées par une noblesse protestante belliqueuse et impatiente qui aurait trainée les réticentes communautés réformées et leurs pasteurs dans une aventure incertaine. Une partie de l’historiographie réformée orthodoxe emboîte naïvement le pas (exemple # 1 ; exemple # 2 ; exemple # 3). Or, l’étude de Philip Benedict, intitulée Prophets in Arms ? Ministers in War, Ministers on War et parue dans le périodique Past & Present (Vol. 214, N° 7, 2012, p. 163-196), démontre cependant que ce point de vue est erroné. La réalité historique est que c’est plutôt les ministres réformés – Pierre Viret, Jean Calvin et Théodore de Bèze en tête – qui poussèrent la noblesse huguenote engourdie à remplir son obligation légale de défendre militairement les chrétiens évangéliques et le Royaume de Dieu sur Terre.

L’ancienne province du Dauphiné en France et les trois départements qui lui succédèrent (Drôme, Isère et Hautes-Alpes)

Des extraits de cette étude sont ici reproduits.

+ + + + +

The provincial synod of Dauphiné and the Lyonnais held in November 1561 decided that henceforward synods would ‘only treat matters pertaining to religion alone’; financial affairs would be put in the hands of competent deputies.

[…]

The decisions taken during the First Civil War by the Protestant-controlled Estates of Languedoc and Dauphiné to organize the military, fiscal, and political affairs of the substantial portions of those provinces under Huguenot control […] in December 1562. […] Meeting of the Estates of the Protestant-controlled Vivarais [took place] in the same month.

[…]

It appears that Beza and Calvin were jointly engaged in raising money for troops that they were willing to place at Antoine’s service if he were prepared to grasp the nettle [contexte : rencontre de Bèze et d’Antoine de Bourbon à Nérac en été 1560].

[…]

When the First Civil War broke out, Beza was once again in France. He quickly joined those around the prince of Condé [Louis Ier de Bourbon-Condé, dont l’étendard arborait la devise « Doux péril pour Christ et la Patrie » selon Agrippa d’Aubigné], was among those advising him during the critical days prior to his seizure of Orléans, probably ghost-authored his subsequent manifestos justifying his actions, wrote independently to the Reformed churches of the kingdom urging them to send men and money for the Protestant cause, and served as one of the cause’s treasurers and fund-raisers.

[…]

In early 1573, for instance, he [Bèze] was involved in the planning of a military expedition involving refugee Huguenot noblemen that set out from Geneva to revive the dormant churches of Dauphiné and that vainly attempted to seize Grenoble. The following year he helped to organize an expedition against Mâcon and Chalons-sur-Saône.

[…]

Martin Taschard […] had been ordained as a minister in Geneva in 1557 and dispatched to the Waldensian valleys of Piedmont. There in 1560–61 he led an armed squadron of 100 harquebusiers that seized and ‘purified’ churches in the Val Pragelato and Val Germanesca, then played an essential role in the successful armed defence that the churches of these valleys mounted against the duke of Savoy’s effort to outlaw their assemblies.

[…]

In the Gevaudan the minister Anthoine Copier captained the troops that took Mende in July 1562.

[…]

Before Condé’s army left Orléans for the campaign that culminated in the battle of Dreux, the prince attached ministers to each regiment of his troops at the behest of the numerous pastors who had taken refuge in the city, both so that the clergymen could lead prayers and offer exhortations, and ‘to restrain the men so that they do not go beyond due measure’. (‘Pour estre conduicts soubs l’obeissance de la parole de Dieu, nous entendons avoir en noz compagnies de bons et fideles Ministres de la gloire de Dieu, qui nous enseigneront sa volonté, et ausquels nous presterons audience telle qu’il appartient’. Mémoires de Condé, London, 1743, III, p. 260.)

[…]

On the whole, however, they [the ministers] seem to have advocated resistance without surrender more often than noble Protestants [!].

[…]

After the prince of Condé and the grandees who had rallied around him seized Orléans on 2 April, manifestos issued in his name were in fact likely to have been authored by Beza.

[…]

The treaty of association sworn by Condé and all those who rallied to his banner engaged those who signed on to lay down their lives if necessary to defend and liberate the king and to preserve the liberty of conscience granted by the Edict of January. They were also to comport themselves in an exemplary fashion according to God’s laws. [Pas seulement des individus mais aussi de nombreuses églises joignirent cette alliance assermentée.]

[…]

Once the wars were underway, a clear majority of ministers advocated resistance jusqu’au bout.

[…]

The concept of prophetic politics was first suggested to me by the dedicatory epistle that Theodore Beza addressed to Gaspard de Coligny in 1565 to accompany Calvin’s commentaries on the first twenty chapters of Ezekiel. […] He [Coligny] could act ‘in God’s manner and on God’s advice’. Since the same God determined the outcome of biblical events as those of all times, the maxims that can be drawn from Scripture are perpetual and unchanging, ‘indeed more certain and infallible than all the principles of the mathematicians’.

[…]

Take for instance the avis concerning the legitimacy of a war with Savoy addressed by the Company of Pastors to the authorities of Geneva in 1582 in response to their request for an opinion as to whether or not it was appropriate to undertake a war in response to the continued Savoyard harassment of the city’s commerce and provisioning. […] In this instance, the pastors judged, the repeated intrusions, violence, and pillaging of lands that they believed belonged to Geneva, ‘notably the damage done to temples and buildings belonging to the public together with the obstruction of the holy ministry’, made any war undertaken properly defensive and just.

[…]

It was also important that a good code of military justice be drawn up and enforced should war ensue.

[…]

[Dans une lettre de Bèze à Navarre en 1575, le ministre explique que le roi] should not listen to those who would try to convince him that free and regular meetings of representative bodies weakened the authority or dignity of rulers, but instead maintain well ordered assemblies as the true means to make rulers serene in their conscience, loved by their subjects, feared by their enemies, and blessed by God.

[…]

During the First Civil War Montauban emerged as one of France’s leading Protestant strongholds by successfully resisting three royalist and Catholic sieges, the third and longest of which lasted from October 1562 until March 1563. Soon after this final siege began, the enemy commander asked to open negotiations with the city and its military commander, the captain Laboria. The ministers in the city opposed all negotiations ‘alleging that through such means the hearts [of the defenders] would be weakened and their faith in God sapped’. […] As October advanced, the ministers as a group formally opposed further negotiations with the attackers ‘with several lively remonstrations and the express witness of Scripture, notably the story of Nehemiah and other similar passages’.

[…]

Another instance where we can recover some of the content of ministerial arguments is during the long and critically important royal siege of La Rochelle in the aftermath of the Saint Bartholomew’s massacre. […] [Les pasteurs s’objectent constamment dans les conseils à la capitulation.] La Rochelle had made a pact with the brethren of Nîmes and Montauban to communicate and cooperate with one another. […] When one of the ministers in the city, André de Mazières, a pastor in the region since 1557, learned at the conclusion of the meeting that [François de] La Noue inclined toward a negotiated settlement, he […] reprimanded him as a ‘perfidious traitor and a deserter of his party’, and slapped him across the face. […] [La Noue] chose to leave the city several weeks later and to withdraw from the conflict because he could not accept the policy of resistance.

[…]

In March 1563, after the prince of Condé had negotiated initial terms for what would become the Edict of Amboise and submitted them to the 72 ministers who had taken refuge in Orléans, the ministers drafted a written protest against the agreement and urged that the party fight on till the full rights of worship accorded in the Edict of January were restored and the crown agreed to punish the perpetrators of the massacres of Vassy and Sens.

[…]

At the December 1562 meeting in Montélimar of the provincial estates of the parts of Dauphiné controlled by the Protestants, a central question before the deputies was whether or not to accept peace terms negotiated between the Protestant regional chieftain, the baron des Adrets, and the royal and Catholic governor of the province, the duke of Nemours. The truce […] all inhabitants would enjoy freedom of conscience and worship, but only in the privacy of their homes. […] Unsurprisingly, the ministers present in the assembly were among the most vehement opponents of this proposal, which was defeated. Among their ranks, it might be noted, was Jacques Ruffi, representing the allied province of the Lyonnais.

[…]

Contrary to what one would be led to expect by the argument […] that an essentially peaceful Protestant movement was only drawn into violence when noblemen became important within it, the ministers as a group seem more often to have advocated fighting.

[…]

After being admonished by Philippe Duplessis-Mornay for never having made public reparation for the notorious scandal of his affair with the daughter of a magistrate of La Rochelle, he [Henri de Navarre] agreed to admit his fault publicly before the church of Pons just prior to the battle of Coutras.

[…]

The fact of having entered into a sworn association before God intensified the obligation to persevere in its defence.

+ + + + +

Voir aussi…

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Bernard Lugan, historien africaniste de carrière, nous livre une mise au point décapante sur l’histoire de l’Afrique australe, via Realpolitik TV.

Histoire de l’Afrique du Sud, partie 1 :

Histoire de l’Afrique du Sud (à vrai dire son actualité ethno-politique), partie 2 :

Colonisation de l’Afrique australe par différentes peuplades noires (non-autochtones) avant et pendant l’établissement des Néerlandais réformés :

Contexte de la première confrontation Blancs-Noirs en Afrique du Sud (vers 1750) :

Le Grand Trek des Afrikaners à travers les montagnes, les marécages et le plateau central, puis la création de l’État libre d’Orange et de la République du Transvaal :

Carte de la géographie politique de l’Afrique du Sud, 1750-1900 :

Géographie politique de l'Afrique du Sud, 1750-1900

Carte de la constellation qu’était l’Afrique du Sud entre 1948 et 1984, incluant les dix Homelands (appelés couramment bantoustans, d’après le groupe linguistique des langues bantoues d’Afrique centrale & australe). Ces Homelands étaient des territoires indépendants ou autonomes dirigés par des gouvernements démocratiques créés par les Afrikaners en vue de l’auto-détermination des diverses populations noires, puis que Nelson Mandela et ses terroristes marxistes supprimèrent par la brutalité para-militaire et la manipulation politique :

Anciens Bantoustans d'Afrique du Sud

Comme vous le voyez ↑, la plupart des Homelands ne formaient pas des territoires continus. Cela était évidemment problématique pour leur viabilité à long terme. Conscients de ce problème, les Afrikaners tentèrent d’élargir et d’arrondir les frontières des Homelands en faveur des différentes ethnies noires, mais celles-ci ne s’entendirent pas sur les nouveaux partages devant être effectués. Ultimement, de violentes agitations tribales firent échouer cette politique d’élargissement a priori louable.

En outre, notez que même si les Homelands ↑ ne couvraient qu’un maigre pourcentage de la superficie territoriale totale de l’Afrique du Sud, elles comprenaient néanmoins presque la moitié (45 %) des terres cultivables… sans pour autant être cultivées ! En effet, la plupart des tribus noires n’avaient ni le savoir-faire, ni la volonté collective nécessaires pour pratiquer la culture du sol et l’élevage animalier. Par conséquent, le transfert trop rapide de davantage de zones arables aux Homelands se serait immédiatement traduit par une diminution drastique de la production agricole, entraînant des graves pénuries alimentaires affectant l’ensemble des populations sud-africaines (comme ce fut le cas au Zimbabwe et comme c’est présentement le cas sous le régime marxiste de l’ANC).

Mentionnons enfin que la plupart des crimes contre l’humanité commis dans les Homelands pendant la période de l’Apartheid (terme afrikaans signifiant « développement séparé ») furent commis par des Noirs et non pas par des Afrikaners.

Ressources supplémentaires :

 


 

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