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Archive for juillet 2010

Au cours des 150 dernières années, les descendants de britanniques se sont attribués plusieurs de nos symboles nationaux, les retournant contre nous et nous obligeant à en trouver d’autres. Cette usurpation identitaire a créé une confusion qui ne profite certainement pas à notre patrie. Analysons rapidement l’histoire de chacun de ces symboles.

1. La feuille d’érable

On l’apparente souvent à tord aux anglophones. Utilisée par les fédéralistes, elle a de fortes connotations non-québécoises. Pourtant, la feuille d’érable devint l’emblème national officiel des Canadiens-Français en 1834 sous l’impulsion de la Société Saint-Jean-Baptiste (organisme voué à la protection des Canadiens-Français) qui expliqua sa décision en ces termes :

Cet arbre — l’érable — d’abord jeune et battu par les vents, semble dépérir, puisant difficilement sa nourriture à même la terre. Mais le voilà bientôt tendre ses rameaux vers le ciel, grand et fort, faisant fi des tempêtes et triomphant du vent, maintenant impuissant devant sa force. L’érable est le roi de nos forêts ; il symbolise le peuple canadien.

Insistons que ce symbole nationaliste fut adopté dans le contexte de la lutte du Parti patriote contre le pouvoir anglais.

Ce n’est pas avant 1867 que les anglophones commencèrent à se représenter avec ce symbole lorsque la chanson The Maple Leaf Forever fut composée. Elle devint un chant patriotique dans le Canada Anglais ; ses paroles glorifient en réalité James Wolfe et l’Union Jack britannique. À cette époque la chanson God Save the Queen était l’hymne national des anglophones.

En 1868, une branche de trois feuilles d’érable orne les premières armoiries du Québec :

Ces feuilles d’érable restent sur les armoiries du Québec lorsque elles sont modifiées en 1939. Des feuilles d’érable sont aussi incluses dans les armoiries de la nouvelle Province d’Ontario en 1868. Par contre, il faudra attendre 1921 pour qu’il en soit ajouté aux armoiries du Dominion of Canada, puis 1964 avant que le gouvernement fédéral fasse de la feuille d’érable le principal symbole canadian en adoptant l’unifolié.

On sait que les Canadiens-Français utilisèrent le trapeau à trois bandes patriote entre les années 1830 et 1850. Ensuite, dès la remontée du Saint-Laurent par la corvette française La Capricieuse dans le cadre de l’alliance entre la reine Victoria et Napoléon III dans la guerre de Crimée en 1854, les Canadiens-Français brandissent le tricolore français. Un consulat français est inoguré à Québec en 1858, et un agent général du Québec est nommé à Paris en 1882. Les Canadiens-Français utilisent le tricolore comme leur drapeau national pendant la seconde moitiée du XIXe siècle, nottament lors des tensions ethniques provoquées par le second soulèvement des métis du Nord-Ouest en 1885.

Vers 1900, on part à la recherche d’un véritable drapeau Canadien-Français. Le croquis d’un drapeau potentiel, arborant une grande feuille d’érable verte au centre du tricolore de la République française, est publié dans les journaux. Deuxs versions incorporant des rameaux des feuilles d’érables sont aussi proposées.

Mais c’est 1902 que l’ancêtre du fleurdelisé est créé par Elphège Filiatrault, un prêtre de Saint-Jude, dans le diocèse de Saint-Hyacinthe. Il s’inspire de la Bannière de Carillon qui avait été utilisée lors de la bataille du Fort Carillon en 1758 dans la Guerre de Sept ans. L’année suivante, les Comités du drapeau à Québec et Montréal approuvent une version modifiée, avec un sacré-coeur et une couronne de feuilles d’érable (d’où son nom Carillon Sacré-Cœur).

Le Carillon Sacré-Coeur fut officiellement adopté par la Société Saint-Jean-Baptiste deux décennies plus tard, en 1924. Le Carillon Sacré-Coeur restera le drapeau des Canadiens-Français jusqu’à ce que le fleurdelysé soit hissé sur l’Hôtel du Parlement par le gouvernement de l’Union nationale en 1948.

2. Le castor

En 1678, le Comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, proposa pour la ville de Québec des armoiries contenant un castor, celui-ci étant considéré un emblème approprié pour la colonie. En 1690, Louis XIV fit frapper une médaille, Kebeka Liberata, pour commémorer la résistance victorieuse des Français contre les Anglais à Québec. Une femme assise y symbolise la France et à ses pieds un castor représente le Canada.

En 1851, le castor fut choisit pour figurer sur le premier timbre-poste du Canada-Uni, le Castor de trois pences :

Cependant, les Canadiens-Françaient considéraient toujours le castor comme un de leurs symboles. Lorsque les premières armoiries de Montréal furent conçues en 1833 par le premier maire de la ville, Jacques Viger, c’est ce gros rongeur qui fut choisis pour représenter les Canadiens-Français, tandis qu’un trèfle représentait les Irlandais et les deux autres fleurs les Anglais et Écossais.

Ce n’est qu’en 1938 que l’on remplaça le castor français par la fleur de lys et qu’un autre castor se retrouva sur le dessus des armoiries, devenant ainsi le symbole des Montréalais d’autres origines européennes.

Il faudra attendre 1975 pour que le l’État fédéral s’approprie le castor en le décrétant emblème officiel du Canada.

3. Le « Ô Canada »

Cette chant fut l’hymne national des Canadiens-Français un siècle avant qu’Ottawa ne l’adopte à son tour comme hymne du Canada au sens large : L’origine du Ô Canada en surprendra plusieurs [Chez Cousture].

4. Le gentillé « Canadien »

Quelques commentaires intéressants d’un homme qui a connu le Québec d’avant la Révolution tranquille :

Dès leur arrivée en Nouvelle-France, nos ancêtres se considéraient déjà comme « Canadiens », alors que les autochtones ne portaient pas cette appellation. Il y avait la milice canadienne et l’armée française, les colons, paysans ou coureurs des bois canadiens et l’administration française. Les Français partis, il ne restait plus que les Canadiens qui, sans renier leur langue, étaient fiers de l’être.

Même les Anglais, après 1760, ne se considéraient pas Canadiens, laissant aux seuls francophones cette façon de s’identifier. Et ce, jusqu’au milieu du vingtième siècle. D’ailleurs, ces derniers en gardaient l’exclusivité, alors que les sujets de Sa Majesté tenaient avant tout à la citoyenneté britannique.

[...]

Au référendum de 1980, Pierre Elliot Trudeau a eu cette boutade dans son plaidoyer pour le NON : « Rappelez-vous quand nous étions jeunes! Nous chantions On est Canayen ou ben on l’est pas. » C’était un peu cynique de sa part car, lorsque j’étais enfant ou adolescent, j’ai eu l’occasion moi aussi d’entendre le même refrain, mais il n’avait pas du tout la connotation que lui prête l’ancien premier ministre ; les Québécois francophones d’alors en gardaient l’exclusivité pour les Canadiens d’expression française. Durant cette période de notre jeunesse, soit dans les années quarante, j’ai maintes et maintes fois entendu des conversations du genre : « T’as un nouveau voisin ?… C’est-y un Canadien ? — Non, c’est pas un Canadien. C’est un Anglais. » Pourtant la famille de cet anglophone pouvait vivre à Montréal depuis quatre générations !

Certes, quelques anglophones commencèrent à revendiquer le titre de Canadians durant la première partie du dix-neuvième siècle, mais cela demeurait un phénomène plutôt rare. Cela devint plus fréquent avec la Confédération, c’est pourquoi, désireux de souligner le caractère distinct de leur identité, les anciens Canadiens commencèrent à s’appeler « Canadiens-Français », par opposition aux « Canadiens-Anglais ». Mais comme nous l’avons vu, « Canadien-Français » n’a jamais complètement remplacé « Canadien ».

C’est seulement après la Première guerre mondiale, et surtout à partir des années 1950, que les anglophones développent réellement le sentiment d’être différents des Britanniques de Grande-Bretagne. Ne se sentant plus Britanniques, n’ayant pas envie d’être Américains, ils s’appelèrent Canadians. C’est ainsi que les habitants de la moitié du continent, dont la frontière sud du « pays » est le 49e parallèle, devinrent, ironiquement, « Canadiens » par défaut.

N’oublions jamais que la feuille d’érable, le castor, le Ô Canada et le gentilé Canadien étaient, à l’origine, des référents identitaires exclusifs à notre peuple, et qu’ils nous ont été usurpés.

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Le colloque de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) sur le thème « Le Québec face à ses pénuries de main d’œuvre » a réuni le 11 avril 2010 plus de 80 personnes issues de tous les horizons. Dans une des conférences, le démographe Marc Termote a tenté de dégonfler l’idée selon laquelle l’immigration est une clé de cette prospérité future. Citons le communiqué de presse de l’IRÉC :

Le démographe de l’Université de Montréal, Marc Termote, a affirmé que toutes les études démontrent que l’impact économique de l’immigration internationale sur l’amélioration du niveau de vie et de prospérité est à peu près nul. Il a également souligné que tous les scénarios démontrent que pour contrer un éventuel déclin démographique ou atténuer le vieillissement, ce sont l’augmentation de la fécondité et le redressement du solde migratoire interprovincial qui sont des facteurs plus déterminants. « Le poids relatif de l’immigration est trop faible pour infléchir les courbes. Pour le faire il faudrait hausser les seuils d’immigration à des niveaux franchement irréalisables socialement et économiquement » dit-il.

Benoît Dubreuil, chercheur postdoctoral à l’Université du Québec à Montréal, nous apporte quelques précisions :

L’impact sur la démographie

Les immigrants reçus au Québec sont, à leur arrivée, plus jeunes (27 ans) que la moyenne québécoise (40 ans) ; on pourrait alors penser qu’une immigration plus nombreuse permet de rajeunir considérablement la population du Québec. La réalité est plus nuancée. Recevoir 10 000 immigrants de plus, par exemple, ne fait diminuer l’âge moyen du Québec que de 0.02 an par année. L’impact de l’immigration sur l’âge moyen est donc très faible. Dans un récent article paru dans les Cahiers québécois de démographie, le démographe Guillaume Marois a calculé qu’il faudrait recevoir 200 000 immigrants par année, soit quatre fois plus qu’actuellement, pour éviter que la part des 65 ans et plus ne dépasse 25 % de la population totale au cours du XXIe siècle.

L’impact sur l’économie

Depuis quelques années, le gouvernement insiste sur les formidables occasions créées sur le marché du travail par le vieillissement de la population. Selon Emploi-Québec, près de 700 000 emplois seront à pourvoir au cours des prochaines années. Ces évaluations sont fréquemment utilisées pour justifier nos politiques et recruter des candidats à l’immigration. Mais l’immigration permet-elle vraiment de satisfaire les besoins du Québec en main-d’oeuvre ? On peut en douter.
D’abord, il faut noter que l’immigration ne fait pas qu’augmenter l’offre de main-d’œuvre, elle accroît également la demande. Les immigrants ne sont pas seulement des travailleurs, mais aussi des consommateurs. Si, par exemple, l’immigration vient accroître la population du Québec de 10 % en quinze ou vingt ans, elle risque également d’accroître les besoins de main-d’oeuvre de plus ou moins 10 % dans le commerce, les soins de santé, etc.
Dans le même ordre d’idées, le prestigieux Institut Fraser affirmait récemment que l’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général et que les politiques d’immigration doivent être revues :
L’immigration massive qui a eu lieu récemment a nui au niveau de vie canadien et pose problème en ce qui a trait à l’identité nationale, à la culture et au tissu social du pays. C’est la conclusion d’un nouveau livre publié par l’Institut Fraser, le chef de file des organismes de recherche économique au Canada.

Fondé sur une série d’essais présentés lors d’une conférence sur l’immigration à Montréal en 2008, le livre The Effects of Mass Immigration on Canadian Living Standards and Society recommande l’adoption de changements substantiels à la politique canadienne en matière d’immigration, notamment quant au processus de sélection afin de limiter le nombre d’immigrants.

« Depuis 1990, le taux annuel d’immigration du Canada est le plus élevé au monde, menant à une hausse de la population de 3.9 millions de personnes entre 1990 et 2006. Cette immigration massive a eu des conséquences profondes sur les conditions économiques, démographiques, sociales et politiques du Canada, nuisant au bien-être des Canadiens en général, y compris les immigrants des vagues précédentes », a affirmé Herbert Grubel, senior fellow de l’Institut Fraser et co-auteur du livre.

« Malheureusement, la plupart des Canadiens sont insuffisamment informés quant à ces conséquences en partie à cause d’un code de rectitude politique qui tend à associer au racisme tout examen des politiques d’immigration et également parce que le système électoral canadien récompense les politiciens qui appuient le taux élevé d’immigration actuel » [dit-il.]

Le livre offre au public canadien des renseignements bien documentés et solides sur le plan analytique à propos des conséquences [...] négatives substantielles que l’immigration massive a eues sur le pays.

L’ouvrage est divisé en cinq sections qui offrent une analyse en profondeur des aspects suivants :

  • Les conséquences économiques et sociales des politiques d’immigration sur les habitants du Canada, des États-Unis et de la France.
  • Les conséquences économiques de l’immigration massive au Canada.
  • Une analyse des conséquences démographiques de l’immigration et de l’aide que l’immigration est censée apporter afin de contrer les projections de financement insuffisant des programmes sociaux canadiens.
  • Les défis sociaux auxquels mène l’immigration massive, tels que des menaces à l’identité nationale, à la culture, à l’unité et à la sécurité.
  • Une analyse des obstacles politiques et autres qui empêchent des changements aux politiques d’immigration actuelles au Canada et au Royaume-Uni.

Dans un chapitre traitant de l’immigration récente et du niveau de vie canadien, M. Grubel souligne que les données officielles montrent que les immigrants récents gagnent un revenu substantiellement moins élevé que les personnes nées au Canada. Le système en place leur fournit des subventions à travers les taxes payées par ceux qui gagnent un revenu plus élevé.

M. Grubel estime que les immigrants qui sont arrivés dans les douze années précédant 2002 ont imposé aux Canadiens un fardeau fiscal de 18.5 milliards $ en 2002 seulement.

Sur le plan démographique, les collaborateurs Marcel Merette, Robin Bannerjee et William Robson évaluent dans quelle mesure il est faisable de financer les programmes sociaux du gouvernement en haussant l’immigration. Ils montrent qu’il faut actuellement cinq contribuables pour assumer le coût des prestations de retraite d’un récipiendaire et calculent que pour maintenir cette proportion, le nombre d’immigrants devrait augmenter à un point tel par rapport au niveau actuel que l’économie et la société canadienne ne pourraient pas les intégrer avec succès.

« Selon une estimation, il faudrait que la population du Canada soit de 165.4 millions de personnes d’ici 2050 pour atteindre cet objectif, le nombre d’immigrants admis devant être de 7 millions cette année seulement. Les raisons de base expliquant ce résultat sont que les immigrants vieillissent au même rythme que tout le monde et, comme les autres Canadiens, sont admissibles à recevoir des prestations lors de leur retraite », selon M. Grubel.

Le collaborateur Stephen Gallagher discute des implications du fait qu’un nombre croissant d’immigrants récents ont conservé leur loyauté et leur attachement envers leur pays d’origine, plusieurs au point où ils vivent dans leur pays d’origine tout en étant citoyens du Canada. Ils jouissent ainsi des privilèges découlant de ce statut, y compris la détention d’un passeport canadien et la protection à l’étranger.

L’étendue de ce phénomène est devenue claire pendant la période d’hostilités entre Israël et le Hezbollah en 2006, lorsque des milliers de titulaires de passeports canadiens vivant au Liban ont demandé que le gouvernement les évacue sur la base de leurs droits en tant que citoyens canadiens.

Gallagher suggère que les immigrants ayant un passeport canadien et vivant à l’étranger ont transformé le Canada en « banlieue du monde », une résidence secondaire où une personne retourne seulement lorsque les conditions à l’étranger le justifient.

Salim Mansur se concentre sur la manière dont l’immigration massive et les politiques de multiculturalisme affaiblissent la culture et l’identité canadienne. Son chapitre aborde ce qu’il voit comme une haine de soi-même largement répandue dans les sociétés occidentales. Il anticipe des conflits incessants entre la société canadienne et un grand nombre d’immigrants de différentes cultures.

« Les efforts des citoyens d’Hérouxville pour protéger leur culture témoignent d’un conflit grandissant et des efforts visant à résister à l’affaiblissement de la culture québécoise et canadienne », a déclaré M. Grubel.

Le livre conclut que le Canada a besoin d’un meilleur processus de sélection des immigrants, puisque les coûts et les problèmes de l’immigration sont une conséquence directe du système de sélection actuel. [...]

« L’immigration est sans aucun doute l’un des enjeux politiques les plus importants auxquels le Canada doit faire face. Afin de mettre en œuvre les changements nécessaires aux politiques d’immigration et de garantir le bien-être de tous les Canadiens, les politiciens doivent entreprendre une discussion raisonnée sans craindre d’offenser certaines clientèles électorales », a affirmé M. Grubel.

Claude Picher nous apprend dans La Presse qu’un des auteurs de l’ouvrage mentionné ci-haut, Patrick Grady, étaye plus loin l’idée d’une réduction importante du flux migratoire :

Y a-t-il trop d’immigrants ?

Le marché du travail n’est plus capable d’offrir des emplois de qualité à tous les immigrants qui arrivent au Canada. Il faut donc se demander si le temps est venu de revoir les plafonds d’immigration à la baisse.

La question n’est pas posée par un quelconque groupe de pression xénophobe, mais par Patrick Grady, un économiste de grande réputation. M. Grady, ancien haut-fonctionnaire au Ministère des Finances, a notamment été consultant à la Commission Macdonald et président du Groupe de travail sur l’emploi saisonnier et l’assurance-emploi.

Dans un article publié dans la dernière livraison de Fraser Forum, la revue mensuelle de l’Institut Fraser, M. Grady rappelle qu’en 2006, plus de 250 000 immigrants se sont installés au Canada. Il propose d’introduire une nouvelle cible beaucoup plus basse, à 100 000 par année.

D’emblée, il reconnaît que sa proposition risque de faire des vagues. « Avec le système de sélection actuel, il est impossible d’intégrer harmonieusement 250 000 nouveaux arrivants par année sur le marché du travail, écrit-il, mais bien peu de gens sont prêts à l’admettre, et encore moins à faire quelque chose pour corriger la situation. »

[...]

Non seulement les revenus des immigrants reculent, mais ils ont plus de difficulté à trouver un emploi. En 2006, le taux de chômage était de 5.2 % chez les hommes nés au Canada et de 9.3 % chez les immigrants récents. Les chiffres équivalents pour les femmes sont 5 % et 14.3 %.

[...]

Dans ces conditions, la situation des immigrants continuera à se détériorer. Pour M. Grady, la seule façon de corriger le problème est de rehausser les critères de sélection. Selon ce raisonnement, plus on est rigoureux dans le choix des immigrants, plus on restreint forcément le nombre de nouveaux arrivants ; en revanche, ceux qui sont admis auront de plus fortes chances de se tailler une belle place sur le marché du travail.

Mais ce n’est pas demain la veille que cela arrivera. Réaliste, l’auteur conclut : « Ce ne sera pas facile d’introduire cette réforme. Tous les partis politiques sont soumis à d’énormes pressions pour maintenir l’immigration à des niveaux élevés, sans égard pour les conséquences économiques. »

Rappelons que selon le dernier rapport du Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, le gouvernement n’a pas d’indicateur pour mesurer notre capacité d’accueillir et d’intégrer les nouveaux arrivants, qu’un immigrant sur deux est accepté sans justification par les fonctionnaires, et que 40 % des demandes sont accordées sans entrevue. Pire encore, seulement 9 % des candidats sélectionnés ont un profil qui correspond aux domaines privilégiés par le Québec ! Même le gauchiste Jean-François Lisée est d’accord que c’est un fiasco.

À ce sujet, le Parti Indépendantiste veut réduire l’immigration « au moins de moitié » et l’ADQ veut revenir au seuil d’immigration pré-2008 :

Le chef de l’Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, estime pour sa part que le Québec n’a pas les moyens accueillir autant d’immigrants et qu’on devrait rétablir le seuil de 45 000 nouveaux arrivants par an. « Ces gens-là deviennent des victimes de notre système, croit-il. Le Québec ne gagne pas et les immigrants, surtout, ne gagnent pas. »

Post Scriptum : un consultant en immigration à la tête d’un réseau de fabrication de faux papiers.

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Arménie contre Azerbaïdjan

Après la désintégration de l’empire soviétique, l’Arménie chrétienne et l’Azerbaïdjan turco-islamique s’affrontent pour le sort des 170 000 Arméniens vivant dans la petite région montagneuse du Haut-Karabagh (« Haut-Karabagh » signifie « forêt sombre dans la montagne »). La guerre de 1988-1994 emporte des dizaines de milliers de vies et déplace près d’un million de personnes. Par le temps qu’un cessez-le-feu est atteint, la plupart de l’enclave est sous le contrôle de ses habitants millénaires. Le documentaire Dark Forest in the Mountains nous fait découvrir l’historique et les enjeux de ce conflit.

La suite : partie # 2, partie # 3, partie # 4, partie # 5.

La situation en 2011 ; notez que trois zones du Haut-Karabagh sont restées sous contrôle azéri (cliquez pour élargir) :

L’armée arménienne est prête à assurer la défense du Haut-Karabagh :

Si le vidéo ne joue pas essayez ici, ici, ici, ou ici.

D’autres infos :

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« Nous avons bombardé le mauvais côté », dit le major-général canadien MacKenzie, l’ex-commandant des forces occidentales en Bosnie. Aujourd’hui à la retraite, il dénonce ce que l’OTAN a fait au Kosovo et contre la Serbie.

— « Génocide ? Pas 100 000 victimes, mais 2 000, toutes ethnies confondues. »
— « Ce sont les Albanais qui ont commencé, nous les avons dépeints comme victimes. »
— « Milosevic n’a fait que réagir. »
— « L’OTAN a livré le Kosovo à la maffia. »
— « Nous avons aidé l’UCK à créer un Kosovo ethniquement pur. »
— « Nous avons encouragé les terroristes du monde entier. »

Le major-général Lewis Mackenzie à aussi commandé des troupes à Gaza, à Chypre, au Vietnam, au Caire, et en Amérique centrale. À Sarajevo, en pleine guerre civile, il avait la responsabilité des contingents de 31 nations. Il a été, durant ses fonctions à la tête des Occidentaux en Bosnie, l’homme le plus interviewé de toute l’histoire de la télévision.

Par « UCK », Mackenzie fait référence au bras armé des Kosovars musulmans, le Kosovo Liberation Army (KLA). Cette organisation terroriste a pour objectif de créer un super-État albanais, la « Grande Albanie », en unifiant les territoires à majorité albanaises des pays contigus avec la mère-patrie. Pour ce faire, ils ont entrepris de chasser les habitants autochtones des régions concernées. Pour en savoir plus sur le KLA/UCK, explorez ce lien. Les Albanais justifient leurs revendications territoriales à l’aide de cartes exagérées, dont celles-ci par exemple :

 

 

Or voici la carte représentant la réelle présence albanaise dans les Balkans :

 

La « Grande Albanie » a déjà existé, lors de la Seconde Guerre mondiale. En 1941, l’Italie fasciste de Mussolini s’allia avec l’Albanie, la plaça sous tutelle italienne et élargit ses frontières au détriment des nations voisines. En 1943, l’Allemagne nazie d’Hitler remplaça l’Italie comme puissance occupante.

 

Pendant cette période, les musulmans albanais s’enrôlent par douzaines de milliers dans un régiment SS spécialement crées pour eux. Lors de leur campagnes d’épuration ethnique, ils massacrèrent dix mille Serbes chrétiens et en forcèrent cent mille autres à émigrer dans le reste de la Serbie. 200 000 Serbes furent aussi tués en Bosnie par ce régiment SS musulmans. Pendant ce temps, les SS albanais amenèrent plus de 80 000 immigrants d’Albanie pour fortifier la présence albanaise au Kosovo. À l’époque le meneur albanais du Kosovo, Ferat-Bey Draga, ne cachait pas ses intentions : « Le temps est venu d’exterminer les Serbes, il n’y aura plus de Serbes sous le soleil du Kosovo. »

Lorsque le dictateur communiste Tito a pris le pouvoir en Yougoslavie en 1945, il empêcha les réfugiés serbes de retourner au Kosovo, et il signa une entente avec le dictateur communiste d’Albanie pour faire venir 100 000 immigrants albanais en plus au Kosovo. Une augmentation de violence albanaise au Kosovo entre 1969 et 1974 força 150 000 Serbes à quitter. Cette réduction drastique de la population serbe donna une excuse à Tito pour séparer le Kosovo de la Serbie. Il en fit une province autonome sous contrôle albanais. Les Serbes y furent alors encore plus durement persécutés.

Voici une liste chronologique des attaques du KLA contre les non-albanais ayant mené à la Guerre du Kosovo en 1999 (notez que les Bohémiens sont aussi une cible du KLA). Pour précipiter l’intervention de l’OTAN, les Albanais ont manipulés les médias et les gouvernements occidentaux. Lisez The Hoax that Started a War.

Pendant les bombardements de l’OTAN, 200 000 Serbes kosovars furent expulsés. Depuis la guerre, la pression contre les derniers serbes est plus forte que jamais. L’OTAN a aidé les Albanais à effacer l’héritage chrétien de la région. Les expansionnistes albanais rasent les églises, monastères et cimetières orthodoxes. De nombreux sites religio-historiques continuent d’être détruits chaque année ; en voici une liste incomplète. Lentement mais surement, les Serbes sont devenus une petite minorité dans leur pays ancestral…

Le nom complet du Kosovo est Kosovo-Métochie, Métochie signifiant « terre des monastères ». Le Kosovo-Métochie est la région fondatrice de la Serbie. Truffé d’églises médiévales, il est très riche en sites historiques.

 

Il convient d’apporter une mise au point sur le fameux massacre de 8 000 musulmans bosniaques par les forces serbes à Srebrenica en juillet 1995. 10 000 morts est l’estimation la plus grande jamais faite par les médias anti-serbes. Un chiffre plus raisonnable avancé est entre 2 000 et 3 000, en incluant toutes les victimes des trois années de guerre — tant serbes que bosniaques ; on n’en a jamais déterré plus que ça. Il est intéressant de constater que les médias ont préféré ne pas montrer les images du commendant musulman Naser Oric exhibant fièrement des têtes de serbes coupées à Srebrenica ; preuve que Srebrenica fut le théâtre d’une bataille entre diverses factions et non pas un génocide à sens unique. Les civils serbes ont souffert eux aussi à Srebrenica.

Dans la compréhension du conflit, la question n’est pas de savoir qui sont les « gentils » et qui sont les « méchants ». La question est de savoir qui partage notre patrimoine civilisationnel, et qui cherchent à détruire ce patrimoine. La mosqué principale de Pristina, la capitale du Kosovo où ne résident plus aujourd’hui que quarante (40 !) Serbes, est surnommée Mosquée Ben Laden. Ceci est un bon indicateur si l’on se demande qui est notre ami et qui est notre ennemi.

Depuis sept cent ans les peuples chrétiens des Balkans résistent à l’oppression musulmane, autrefois turque, maintenant bosniaque et albanaise. Leur vaillance nous a sauvé de l’islam. La Serbie se bat pour l’Europe.

Solidarité Kosovo

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Kosovo, Can You Imagine ? est un documentaire sur l’épuration ethnique des Serbes chrétiens du Kosovo par les Albanais musulmans.

Voir également : Kosovo : Manifestation pour l’autorisation du foulard islamique à l’école [Poste de veille].

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Quelques extraits de The Truth about the Spanish Inquisition, par le médiéviste Thomas F. Madden, professeur et directeur du Centre d’études sur le Moyen-Âge et la Renaissance à Saint Louis University, ainsi que spécialiste de l’Inquisition.

Les archives de l’Inquisition sont une mine d’or pour les historiens :

Because it was both professional and efficient, the Spanish Inquisition kept very good records. Vast archives are filled with them. [...] They are a goldmine for modern historians who have plunged greedily into them. Thus far, the fruits of that research have made one thing abundantly clear—the myth of the Spanish Inquisition has nothing at all to do with the real thing.

À l’origine de l’Inquisition :

The medieval Inquisition began in 1184 when Pope Lucius III sent a list of heresies to Europe’s bishops and commanded them to take an active role in determining whether those accused of heresy were, in fact, guilty. Rather than relying on secular courts, local lords, or just mobs, bishops were to see to it that accused heretics in their dioceses were examined by knowledgeable churchmen using Roman laws of evidence. In other words, they were to “inquire”—thus, the term “inquisition.”

L’Église ne brulait pas les hérétiques, c’était le pouvoir laïque qui le faisait. Ironiquement, l’Inquisition a sans doute sauvé la vie de milliers de personnes car elle régulait le traitement des gens accusés d’hérésie :

Despite popular myth, the Church did not burn heretics. It was the secular authorities that held heresy to be a capital offense. The simple fact is that the medieval Inquisition saved uncounted thousands of innocent (and even not-so-innocent) people who would otherwise have been roasted by secular lords or mob rule. [...] The Inquisition provided a means for heretics to escape death and return to the community.

La plupart des gens qui tombaient sous la loupe de l’Inquisition étaient acquittés :

Most people accused of heresy by the medieval Inquisition were either acquitted or their sentence suspended. Those found guilty of grave error were allowed to confess their sin, do penance, and be restored to the Body of Christ. [...] Unrepentant or obstinate heretics were excommunicated and given over to the secular authorities.

Pour l’époque, les procédures de l’Inquisition étaient très avancées et standardifiées :

By the 14th century, the Inquisition represented the best legal practices available. Inquisition officials were university-trained specialists in law and theology. The procedures were similar to those used in secular inquisitions (we call them “inquests” today, but it’s the same word).

Après qu’un grand nombre de juifs espagnols se soient convertis au catholicisme aux 14e et 15e siècle, la tension sociale entre les converso et les juifs et catholiques devint omniprésente. Plusieurs converso étaient épris de supériorité à cause qu’ils étaient à la fois des catholiques et des descendants d’Abraham, ils se targuaient d’être du même sang que le Christ. Les juifs qui pratiquaient toujours le judaïsme haïssaient les converso, et certains catholiques espagnols étaient persuadés que qu’ils complotaient contre l’Espagne. Les accusations de conspiration à leur égard devinrent extrêmement répandues. L’Inquisition espagnole fut donc instituée en Espagne pour régler cette situation, elle débuta en 1480.

In the early, rapidly expanding years, there was plenty of abuse and confusion. Most accused conversos were acquitted, but not all. Well-publicized burnings – often because of blatantly false testimony – justifiably frightened other conversos. Those with enemies often fled town before they could be denounced. Everywhere they looked, the inquisitors found more accusers. As the Inquisition expanded into Aragon, the hysteria levels reached new heights.

La papauté tenta aussitôt de calmer les choses :

Pope Sixtus IV attempted to put a stop to it. On April 18, 1482, he wrote to the bishops of Spain. Sixtus ordered the bishops to take a direct role in all future tribunals. They were to ensure that the Church’s well-established norms of justice were respected. The accused were to have legal counsel and the right to appeal their case to Rome.

L’Inquisition espagnole est rapidement devenue un outil de la monarchie espagnole qui échappait au contrôle ecclésiastique :

In the Middle Ages, the pope’s commands would have been obeyed. But those days were gone. King Ferdinand was outraged when he heard of the letter. [...] That was the end of the papacy’s role in the Spanish Inquisition. It would henceforth be an arm of the Spanish monarchy, separate from ecclesiastical authority. It is odd, then, that the Spanish Inquisition is so often today described as one of the Catholic Church’s great sins. The Catholic Church as an institution had almost nothing to do with it.

Opposition in the hierarchy of the Catholic Church to the Spanish Inquisition only increased. [...] Numerous clergy at the highest levels complained to Ferdinand. Opposition to the Spanish Inquisition also continued in Rome. Sixtus’s successor, Innocent VIII, wrote twice to the king asking for greater compassion, mercy, and leniency for the conversos – but to no avail.

L’Inquisition espagnole a commencé de manière désordonnée, mais après des réformes, elle faisait exécuter très peu de personnes en comparaison aux États séculiers :

After the reforms, the Spanish Inquisition had very few critics. Staffed by well-educated legal professionals, it was one of the most efficient and compassionate judicial bodies in Europe. No major court in Europe executed fewer people than the Spanish Inquisition.

À propos des donjons et de l’usage de la torture :

What about the dark dungeons and torture chambers ? The Spanish Inquisition had jails, of course. But they were neither especially dark nor dungeon-like. Indeed, as far as prisons go, they were widely considered to be the best in Europe. There were even instances of criminals in Spain purposely blaspheming so as to be transferred to the Inquisition’s prisons. Like all courts in Europe, the Spanish Inquisition used torture. But it did so much less often thanother courts. Modern researchers have discovered that the Spanish Inquisition applied torture in only 2 percent of its cases. Each instance of torture was limited to a maximum of 15 minutes. In only 1 percent of the cases was torture applied twice and never for a third time.

Le décompte réel de l’Inquisition espagnole (calcul basé sur les archives du Vatican qui étaient secrètes jusqu’à récemment) :

Across Europe, executions were everyday events. But not so with the Spanish Inquisition. In its 350-year lifespan only about 4 000 people were put to the stake.

Bref, sans tenter de justifier l’Inquisition, nous pouvons affirmer qu’elle fut bien moins pire que nous la dépeint la culture populaire.

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On explique habituellement le retard économique de l’Afrique par le colonialisme européen qui aurait spolié ce continent de ses ressources et l’aurait laissé dans un chaos insurmontable, puis par les compagnies transnationales qui auraient pris le relais et continueraient d’exploiter les Africains.

Penchons-nous d’abord sur l’expérience coloniale. Là-dessus, voici un extrait de l’introduction de l’ouvrage Pour en finir avec la colonisation (page 20) :

Un point qu’il importe de souligner est le facteur temps, de la durée, dont le paradigme de la culpabilité européenne ne tient jamais compte. Le partage de l’Afrique débuta en effet dans les années 1885 pour s’achever dans les années 1898-1900, tandis que le mouvement des indépendances s’amorça, lui, dès la décennie 1950. Sauf cas particuliers comme la région du cap de Bonne-Espérance, l’Algérie, le Sénégal ou certains secteurs littoraux de l’Angola et du Mozambique, la colonisation ne fut donc qu’une parenthèse d’une soixantaine d’années dans la « longue durée » africaine. Elle a ainsi duré moins longtemps que la guerre de Cent Ans, un peu plus que la Révolution française et l’Empire. Un Européen ou un Africain qui avait 20 ans en 1895, au moment où le continent fut subjugué par certaines puissances européennes, et qui avait donc 85 ans en 1955, quand la décolonisation débuta, aura donc connu dans sa vie d’homme toute la période coloniale. Aujourd’hui, le temps qui nous sépare du moment des indépendances est aussi long que le fut la période coloniale elle-même. En un temps aussi bref à l’échelle de l’histoire, la colonisation aurait-elle donc irrémédiablement ravagé l’Afrique, y détruisant toutes ses potentialités et tout en construisant par le vol de ses richesses la prospérité des peuples colonisateurs ? Soixante ans après les indépendances, est-il raisonnablement possible de soutenir cette idée sans penser à l’Allemagne, quasiment rayée de la carte et démembrée en 1945 et qui, dix ans plus tard, était redevenue un géant économique et commercial ? La colonisation aurait-elle donc exercé plus de ravages sur le continent africain que les millions de tonnes de bombes alliées déversées sur les villes allemandes, que les destructions systématiques opérées par l’armée rouge en Poméranie et en Prusse et que les millions de morts allemands, civils et militaires, causés par le conflit ? Il est évidemment absurde de le soutenir, mais l’invocation de l’héritage colonial permet à nombre de politiciens africains de masquer leur incompétence et leurs échecs. Elle donne également aux élites africaines le moyen de s’affranchir à bon compte de leurs propres responsabilités. Elle offre enfin à l’émigration africaine en Europe une explication commode à ses frustrations existentielles.

Maintenant à propos des transnationales. Il est indéniable que certaines compagnies profitent de la corruption africaine pour esservir leur main-d’oeuvre. Cependant, on mentionne trop peu souvent le rôle néfaste des régimes marxistes qui font stagner l’économie alors que des compagnies adéquatement encadrées pourraient sortir les populations de leur misère. En bloquant la croissance et le développement, les altermondialistes ont une part de culpabilité dans cette stagnation économique. Le documantaire Mine Your Own Business expose ce côté sombre de l’environnementalisme :

Vous pouvez visionner en ligne des extraits de ce documentaire sur Madagascar et sur la Roumanie.

Il est pertinent de préciser que la mondialisation a réduit la pauvreté en Afrique de façon non-négligeable. En dollars constants :

Ainsi, la mondialisation a permis une meilleure redistribution de la richesse. L’Occident monopolise beaucoup moins le capital financier, ce qui profite aux pays émergeants. La gogauche altermondialiste a donc tout faux. Évidemment, la mondialisation n’est pas aussi avantageuse pour l’Occident que pour l’Afrique et l’Asie, car c’est surtout l’Occident qui subit les délocalisations d’entreprises (et les pertes d’emplois). Les Occidentaux devraient également s’opposer à la mondialisation pour des raisons culturelles et identitaires.

Voir aussi :
• Le mythe du fossé Nord-Sud [Cafés Géographiques]
• Eco-Imperialism — Green Power, Black Death

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