Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for juin 2010

Numérisation du Livre de Kells, produit autour de l’an 800 (témoignage de la Renaissance carolingienne) et conservé au Trinity College de Dublin en Irlande :

Articles apparentés sur Le Monarchomaque :
Le soleil d’Allah brille sur l’Occident ?
Pour en finir avec Averoès
L’Occident ne doit pas ses savoirs à la civilisation islamique

En 1998, le Ministre des Affaires étrangères britannique déclarait que « les racines de notre culture ne sont pas seulement grecques ou romaine, mais aussi islamiques. L’art, la science et la philosophie islamiques ont contribué à faire de nous ce que nous sommes et à modeler notre pensée. » Le ministre évoquait aussi « la dette de nos cultures envers l’Islam », qui a « posé les fondations intellectuelles de vastes pans de la civilisation occidentale ». En 2003, le Président de la République française renchérissait en disant que « les racines de l’Europe autant musulmanes que chrétiennes ».

L’idée de plus en plus souvent admise et même enseignée à l’école est que l’humanité doit beaucoup à l’Islam concernant sa contribution dans les sciences, les arts et la culture. Rendons à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. Cet article apporte des clarifications quant à certaines découvertes et avancées souvent attribuées par erreur à l’Islam.

Spiritualité de l’Islam

Les Arabes et les musulmans sont apparus sur la scène du monde en 630 apr. J.-C. quand les armées de Mahomet ont commencé leur conquête du Moyen-Orient : il s’agissait d’une conquête militaire, utilisant la force, et non d’une entreprise de missionnaires. Elle avait été autorisée par une déclaration de guerre sainte contre les « infidèles » que les musulmans pouvaient convertir et assimiler de force. Très peu de communautés indigènes du Moyen-Orient ont survécu à ces invasions, comme cela a été le cas des Assyriens, des Juifs, des Arméniens et des Coptes d’Égypte.

Par la conquête du Moyen-Orient, les Arabes ont placé ces communautés sous un système de dhimmitude, où elles ont été considérées en tant que minorités religieuses ayant le droit de s’autogérer (chrétiens, juifs et zoroastriens). Ces communautés ont dû payer un impôt (appelé une Jizzya en arabe) qui était, en fait, une pénalité pour être non-musulman, et qui se montait, en général, à 80 % en période de tolérance et jusqu’à 150 % en période d’oppression. Cet impôt avait été conçu pour forcer ces communautés à se convertir à l’Islam.

Architecture en terre d’Islam

On nous dit : « Les architectes musulmans ont conçu des bâtiments qui défiaient la gravité. »

Les lignes de l’architecture arabe comprennent de nombreux dômes, arches et voûtes. Les progrès scientifiques nécessaires à ces réalisations sont fréquemment attribués aux Arabes. Pourtant, cette percée architecturale, fondamentale pour employer une forme parabolique au lieu d’une forme sphérique dans ses structures, a été faite par les Assyriens, plus de 1 300 ans plus tôt, comme en attestent les traces archéologiques.

Un exemple frappant : l’Église Sainte-Sophie de Constantinople a été inaugurée en 537. Elle se caractérise par une gigantesque coupole haute de 56 mètres et de 32 mètres de diamètre. Elle fut transformée en mosquée en 1453. Plusieurs architectes turcs furent exécutés pour n’avoir pas réussi à égaler Sainte-Sophie.

Le plus grand architecte ottoman, Koca Mimar Sinan (1491-1588), un janissaire (chrétien d’origine, converti de force à l’islam pour devenir soldat d’élite), écrit dans ses mémoires : « Les architectes de quelque importance en pays chrétiens se prétendent bien supérieurs aux musulmans, parce que ceux-ci n’ont jamais rien réalisé qui puisse se comparer à la coupole de Sainte-Sophie. Grâce à l’aide du Tout-Puissant et à la faveur du Sultan, j’ai néanmoins réussi à bâtir, pour la mosquée du Sultan Selim une coupole dépassant celle de Sainte-Sophie de quatre aunes pour le diamètre et de six pour la hauteur. » En réalité, il se trompait (volontairement ?) dans ses dimensions. De plus, il avait atteint ce résultat en insérant d’inesthétiques barres de fer horizontales dans le creux des arcades des demi-coupoles latérales, afin de neutraliser les poussées latérales provoquées par la grande coupole. La mosquée de Sélim à Edirne, jamais surpassée ultérieurement par un architecte musulman, fut terminée en 1575, plus d’un millénaire après Sainte-Sophie ! Il fallut deux fois plus de temps pour la construire que pour terminer son modèle.

Mathématiciens arabes

On nous dit : « Ses mathématiciens ont crée l’algèbre et les algorithmes qui allaient permettre la fabrication des ordinateurs et la création du cryptage. »

Les bases fondamentales des mathématiques modernes ont été établies, non pas des centaines, mais des milliers d’années avant l’islam, par les Assyriens et les Babyloniens qui connaissaient déjà le concept de zéro, le théorème de Pythagore, ainsi que de nombreux autres développements que les Arabo-musulmans se sont appropriés (voir History of Babylonian Mathematics, Neugebauer).

D’autres part, la mathématique indienne se manifeste brillamment dès le 5e siècle avec Aryabhata, premier grand mathématicien et astronome indien et apparaît indépendante de celle des grecs. Un autre mathématicien indien, Brahmagupta est sans doute le premier, dans des calculs commerciaux, à user des nombres négatifs. Il emploie les chiffres décimaux (graphisme très proche de nos chiffres actuels dits « arabes ») et principalement le zéro dont l’apparition est un pas de géant en algèbre.

L’Inde subira les invasions musulmanes et les arabes adopteront les travaux des mathématiciens indiens. C’est ainsi que ces travaux indiens en mathématique, que les musulmans se sont appropriés, nous seront transmis par les Arabes (Maures) lors de leurs occupation de l’Espagne.

L’ouvrage A History of Mathematics de Victor J. Katz (Addison-Wesley Educational Publishers, 1999) supporte les affirmations précédentes.

Les Arabes présentent Mohamed Ibn Khwarizmi (813-840) comme l’inventeur de l’informatique. En fait, cet homme n’était pas arabe mais perse. Ses écrits ne contenaient aucun chiffre, toutes les équations étaient exprimées avec des mots ! La seule chose qu’on lui doit c’est quelques termes reliés aux mathématiques tels qu’« algorithme » et « algèbre ». Cependant, les principaux développements de l’algorithme avaient été fait par Euclide onze siècles auparavant. Tant qu’à l’algèbre, le grec Diophante en est le père véritable et a vécu six siècles plus tôt.

Savants arabes

On nous dit : « Ses docteurs examinèrent le corps humain et trouvèrent de nouveaux remèdes à des maladies. »

Une écrasante majorité de ces savants et docteurs (97 %) étaient des Assyriens qui, dès le 4e siècle, ont commencé la traduction systématique des connaissances grecques. Ils se concentrèrent d’abord sur le travail religieux, puis se sont rapidement intéressés à la science, à la philosophie et à la médecine. Socrate, Platon, Aristote, Galien et beaucoup d’autres ont été traduits en assyrien, puis de l’assyrien en arabe. Ce sont ces traductions arabes que les Maures ont apporté en Espagne, et que les Espagnols ont traduit en latin et répandu à travers l’Europe. Ces connaissances, ajoutée a l’apport de connaissances grecque survenu après 1453 et la prise de Constantinople par les Turcs provoqua la renaissance européenne lorsque beaucoup de Byzantins chrétiens, gardiens du savoir grec, se réfugièrent en Europe occidentale pour fuir le joug turco-islamique.

Dans le domaine de la philosophie, l’Assyrien Jod d’Édesse a développé une théorie de physique de l’Univers, en langue assyrienne, qui a rivalisé avec celle d’Aristote. Elle cherchait à remplacer la matière par des forces (une théorie qui anticipait quelques idées de mécanique quantique, comme la création et la destruction spontanées de matière qui a lieu dans un vide quantique).

Une des plus grandes réalisations assyriennes du 4e siècle fut la création de la première université du monde, l’École de Nisibis, qui avait trois départements, théologie, philosophie et médecine, et qui devint un aimant et un centre de développement au Moyen-Orient. Les statuts d’École de Nisibis, qui ont été préservés, devinrent plus tard le modèle sur lequel la première université italienne fut crée (voir The Statutes of the School of Nisibis, Arthur Voobus).

Au 6e siècle, les Assyriens avaient commencé à exporter à Byzance leurs propres travaux sur les sciences, la philosophie et la médecine. Dans le domaine de la médecine, la famille assyrienne Bakhteesho a produit neuf générations de médecins, et fondé la grande école médicale de Gundeshapur (Iran actuel). Aussi en médecine, le manuel d’ophtalmologie écrit par l’Assyrien Hunay Ibn-Ishaq vers 950, resta la source d’autorité sur le sujet jusqu’en 1800.

Notons qu’Ibn-Ishaq a aussi traduit en arabe les Éléments d’Euclide. Exemple typique de personne que les apologistes occidentaux attribuent, plus par ignorance que par volonté délibérée de propagande, aux arabo-musulmans, alors que c’était un assyrien chrétien nestorien, ni arabe ni musulman donc. C’est par la connaissance historique que l’on peut répondre aux mensonges.

Quand les Arabes et les musulmans se répandirent à travers le Moyen-Orient en 630, ils rencontrèrent 600 ans de civilisation assyrienne chrétienne, avec un riche héritage, une culture très évoluée, et des institutions d’enseignement avancées. C’est cette civilisation qui devint la fondation de la soit-disant civilisation arabe.

Astronomes arabes

On nous dit : « Ses astronomes ont regardé dans les cieux, nommé les étoiles, et préparé la route pour le voyage spatial et l’exploration. »

C’est un peu mélodramatique. En fait, ces astronomes n’étaient pas arabes mais Chaldéens et Babyloniens (au sud de l’Iraq actuel) qui depuis des millénaires étaient connus comme astronomes et astrologues (ces deux domaines ne se séparèrent clairement que des siècles plus tard) et qui furent arabisés et islamisés par la force.

Science & Islam

On fait un grand cas d’Umar Khayyam, qui n’est certainement pas un produit de l’Islam puiqu’il a sérieusement remis en cause certains préceptes de cette religion dans ces écrits, ce qui lui vaudra d’être qualifié d’imposteur par ses correligionnaires !

On parle aussi souvent d’Al-Khuwarizmi. Celui-ci est reconnu comme scientifique persan, rien ne prouve qu’il était vraiment musulman. On connait ses travaux mais on ne sait rien sur le personnage !

On classe habituellement Abu’l-Walid Muhammad ibn Rushd parmi les grandes figures de l’Islam médiéval ; penchons-nous sur les relations qu’il entretenait avec les autorités religieuses (via Wikipédia) :

Son ouverture d’esprit et sa modernité déplaisent aux autorités musulmanes de l’époque qui l’exilent comme hérétique et ordonnent que ses livres soient brûlés. Il demeura profondément méconnu jusqu’au 13e siècle où son importance fut cependant minimisée. Ce n’est qu’actuellement que les historiens de la philosophie reconnaissent son importance.

On ne peut pas dire que l’Islam ait favorisé le travail de ces scientifiques dont il tente actuellement de s’approprier les travaux !

Voici au passage la démolition de deux des famaux « miracles du Coran » :
• Sept cieux solides… [Le Coran et la science]
• The Myth of the Expansion of the Universe in the Quran [Tangle]

Les Arabes, vecteurs du patrimoine

On nous dit : « Quand d’autres nations avaient peur des grandes idées, cette civilisation s’en accommodait, et les gardait en vie. Quand les censeurs menacèrent de rayer les connaissances des civilisations passées, cette civilisation garda le savoir en vie, et le passa aux autres. »

Cette question va au cœur de ce que représente la civilisation arabo-islamique. Une recherche intitulée Comment la Science grecque est passée aux Arabes (Evans O’Leary, éditions Routledge & Kegan Paul, Londres, 1949), énumère les traducteurs principaux de la science grecque. Des 22 intellectuels listés, 20 étaient des Assyriens, 1 était Persan et 1 Arabe. La conclusion la plus saillante qui peut être tirée du livre d’O’Leary est que les Assyriens jouèrent un rôle significatif dans la formation de du monde islamique via le corpus de connaissances grecques. La religion musulmane elle-même a été significativement modelée par les Assyriens et les Juifs (voir Nestorian Influence on Islam and Hagarism : the Making of the Islamic World).

Islam, religion de tolérance

On nous dit : « Au cours de l’histoire, l’Islam a prouvé être une civilisation plus tolérante que le Christianisme. Par exemple, les Ottomans ont acceuillis sous leurs ailes les Juifs d’Espagne lorsque ceux-ci ont été chassés du pays par ses souverains catholiques. »

Si les Turcs ont favorisés l’immigration juive dans leur empire, c’est car ces Juifs en question payaient, comme déjà mentionné, une taxe spéciale, très bénéfique pour les autorités mahométanes. Ainsi, au cours de l’histoire de l’Islam, les musulmans ont souvent été minoritaires dans de larges régions du Califat, ou les non-musulmans tiraient la richesse de la terre à la sueur de leur front, richesse qui était très vite récoltée par le pouvoir islamique.

Poètes arabes

On nous dit : « Ses écrivains créèrent des milliers d’histoires. Des histoires de courage, de romance et de magie. Ses poètes écrivirent sur l’amour, alors que d’autres avant eux avaient trop peur de penser à de telles choses. »

Il y a très peu de littérature en langue arabe provenant de cette période : le Coran est le seul morceau littéraire significatif, tandis que la production littéraire des Assyriens et des Juifs était très vaste : en volume, la 3ème production des écrits chrétiens de cette époque, après le latin et le grec, a été produite par les Assyriens en langue assyrienne (dite aussi syriaque).

L’incendie de la somptueuse bibliotèque d’Alexandrie au Moyen-Âge par les musulmans demontre l’intérêt de ces derniers pour l’art de l’écriture.

Une dette occidentale ?

Malgré les évidences historiques et archéologiques, il y a une forte tendance à surestimer la dette de la civilisation occidentale vis-à-vis de l’Islam. Cette interprétation de l’histoire résulte des recommandations (1968) par « l’Académie de Recherche Islamique » qui a recommandé la publication de la mise en évidence de la civilisation islamique par rapport à la civilisation occidentale.

La première vague de conquête islamique a englouti les terres chrétiennes jusqu’au nord-est de l’Arménie, l’Afrique du Nord, l’Espagne, la France jusqu’à Poitiers et — il n’en aurait pas fallut beaucoup plus — l’Italie jusqu’aux Alpes. Elle a débordé la Perse et atteint l’Indus. Les musulmans ont ainsi été en contact avec les civilisations les plus prestigieuses. Cependant, le sentiment de supériorité des Bédouins conquérants mais rudimentaires a été mis à rude épreuve quand leurs conquêtes ont révélé des civilisations brillantes, ce qui les a menés à renforcer l’humiliation constante des Dhimmis.

L’un des principes de base de l’Islam est enraciné dans le dogme de perfection de l’Oumma (ensemble des musulmans du monde), perfection qui la lie à l’obligation sacrée de diriger le monde entier. Tout emprunt à une autre civilisation est interdit, puisque la perfection n’emprunte pas de l’imperfection sans s’abîmer elle-même.

Les musulmans sont donc engagés dans une campagne de destruction et d’appropriation des cultures et des communautés, des identités et des idées. Partout où les arabo-musulmans ont rencontrés une civilisation non-musulmane, ils ont tentés de la détruire (comme le montre l’exemple de la destruction des grandes statues bouddhistes centenaires en Afghanistan, ou de celle de Persépolis en Iran par l’Ayatollah Khomeyni). C’est un modèle de comportement qui s’est inlassablement reproduit, depuis l’arrivée de l’Islam, il y a 1400 ans, et qui est amplement décrit dans les sources historiques.

Par exemple, les livres d’« histoire » arabes du Moyen-Orient enseignent que les Assyriens étaient arabes, un fait qu’aucun chercheur sérieux ne soutiendrait, et qu’aucun Assyrien en vie n’accepterait. Les Assyriens établirent Ninive, l’une des grandes villes assyriennes, plus de trois millénaires avant que les Arabes ne viennent dans la région. Même le mot « arabe » est un mot assyrien, signifiant « gens de l’Ouest » (la première référence écrite aux Arabes est due au roi assyrien Sennachérib, vers -700, où il parle de conquérir les « ma’rabayeh »… voir The Might That Was Assyria, par H.W.F. Saggs).

Même en Amérique du Nord cette politique d’arabisation continue. Le 27 octobre 2001 une coalition de sept organisations a envoyé une lettre officielle à l’Institut arabo-américain pour lui demander d’arrêter d’identifier les Assyriens et les Maronites comme des Arabes, ce qu’il faisait délibérément.

Si la culture « étrangère » ne peut être détruite, alors elle est vampirisée, et les historiens révisionnistes disent que cette culture est et était arabe, comme c’est le cas de la plupart des « réalisations arabes » mentionnées dans cet essai.

La civilisation arabo-islamique n’est pas une force progressive, c’est est une force régressive. Ladite civilisation islamique dont on vante la réputation n’était pas un accomplissement d’Arabes ou de musulmans, c’était un accomplissement assyrien que les Arabes se sont appropriés et qu’ils ont plus tard perdu quand ils ont épuisé la source de vitalité intellectuelle qui l’avait propulsé, par la conversion obligatoire des Assyriens à l’Islam.

La communauté chrétienne syriaque a vu sa population fondre. Lorsque cette communauté a diminué au-dessous du seuil critique, elle a cessé de produire la force intellectuelle motrice de la civilisation islamique. C’est alors que le prétendu « âge d’or de l’Islam » s’est terminé.

Depuis plus de 1400 ans et encore actuellement, il y a des minorités et des nations qui luttent pour leur survie dans le monde musulman, au Moyen-Orient (Juifs, Coptes, Assyriens, Arméniens, Araméens), en Afrique (Sud-Soudanais, Éthiopiens, Nigérians), en Asie (Zoroastriens, Bahaïs). Ces populations se battent contre l’impérialisme arabe et le totalitarisme islamique, qui tentent d’éliminer toutes autres cultures, religions et civilisations. Devant la désinformation actuelle, il importe à chacun de faire son propre travail de recherche et de garder son esprit critique.

Sources :
Sciences « arabes » : non à l’impérialisme culturel [Kabyles.net]
Les « racines islamiques » de la civilisation occidentale [FNB]

Read Full Post »

L’esclavage des Africains

En ce qui concerne la traite des Africains noirs il y a eu trois différentes traites : la traite transatlantique, la traite orientale et la traite interafricaine. La traite transatlantique faite par les Européens est quantitativement la moins importante : 11 millions d’esclaves sont partis d’Afrique vers les Amériques entre 1450 et 1869.

La traite orientale faite par les arabo-musulmans a concerné environ 17 millions d’Africains noirs entre 650 et 1920. Par la suite des mauvais traitements, et d’une castration fréquente, très peu ont survécu jusqu’à nos jours en terre d’islam, alors que leurs frères importés aux États-Unis ont plus de 70 millions de descendants aujourd’hui.

La traite arabo-musulmane perdure à ce jour, l’esclavage est toujours pratiqué en Afrique.

Quant à la traite interafricaine faite, bien entendu, par les Africains, elle représente au minimum l’équivalent de 50 % de tous les déportés hors d’Afrique noire, donc quelque 14 millions de victimes. C’est fort probablement beaucoup plus. Vers 1900, rien que dans l’Afrique occidentale française, on comptait plus de 7 millions de Noirs esclaves de Noirs. Il n’est sans doute pas exagéré de dire qu’il y en eut beaucoup plus de 14 millions, pour le continent, sur une durée de treize siècles.

D’ailleurs, qui a abolit la traite ? L’Angleterre en 1807, c’est-à-dire la première puissance mondiale, qui détenait plus de 50 % du marché négrier. L’abolition est due au grand réveil religieux (Great Awakening) : sous l’impulsion des pasteurs, des centaines de milliers d’Anglais signent des pétitions contre l’esclavage. Pour l’Angleterre, l’abolition aura coûté environ 1.8 % du revenu national entre 1807 et 1860. Il faut payer pour la répression du trafic, les subventions aux producteurs de sucre et l’indemnisation des planteurs qui ont perdu leurs esclaves. Or la part de la traite dans le revenu national anglais était de l’ordre d’un maigre 1 % au 18e siècle. Le coût de l’abolition a donc été supérieur à ce qu’a rapporté la traite.

Sources :
Quelques vérités gênantes sur la traite des Noirs [L'Expansion]
Esclavage : Halte à la culpabilisation de l’Occident [Occidentalis]

L’esclavage des Européens par les Arabes

On l’ignore totalement : au 16e siècle, les esclaves blancs razziés par les Arabes musulmans furent plus nombreux que les Africains déportés aux Amériques. Le saviez-vous ? De 1530 à 1780, quelque 1 250 000 chrétiens blancs furent réduits à l’eslavage dans les actuelles Algérie et Lybie, ainsi que sur la Méditérranée. Cela dépasse considérablement les 800 000 Africains transportés au États-Unis.

Les principaux bourreaux des Blancs furent les Arabes mahométans. Ainsi, entre 1492 et 1830, environ deux millions d’Européens chrétiens furent réduits en esclavage par les Arabes dans toute l’Afrique du nord, et il n’en reste aucun survivant. Le traitement infligé aux esclaves par les Arabes ne leur laissait guère plus de 7 ans d’espérance de vie (un peu plus pour les femmes, tant qu’elles pouvaient assouvir les besoins sexuels des mâles).

La traite des Blancs passait par la Méditerranée, suite à des razzias ou à des attaques maritimes de pirates. Des villages entiers du sud de l’Italie, de l’Espagne, de France, du Portugal, de la Grèce et même de l’Angleterre et de l’Irlande furent ainsi enlevés, provoquant le dépeuplement de régions entières.

Sources :
L’Histoire oubliée des Blancs réduits en esclavage – Les Blancs ont oublié ce dont les Noirs se souviennent [Flawless Logic]
Esclaves chrétiens, maîtres musulmans – L’esclavage blanc en Méditerranée [Occidentalis]

L’esclavage des Européens par les Turcs

Les Turcs pratiquèrent peandant des siècles l’enlèvement de jeunes chrétiens chez les peuples européens qu’ils avaient vaincus. Ces enlèvements prenaient la forme d’une taxe : un garçon chrétien sur cinq devait être donné aux Ottomans. Les enfants étaient circoncis, convertis de force à l’islam et élevés dans les coutumes ottomanes et, après une longue (sept ans) et sévère instruction militaire, devenaient membres du corps des Janissaires (créé en 1334), les terribles troupes de choc de l’Empire ottoman. C’est probablement le plus épouvantable tribut de chair humaine qui ait été levé par une religion victorieuse sur une religion vaincue. Les enfants étaient surtout pris chez les Albanais, les Bosniaques et les Bulgares, puis le système fut étendu aux Grecs, aux Serbes, aux Arméniens, aux Hongrois. Le rôle des Janissaires fut décisif dans la victoire des Turcs contre les Serbes lors de la bataille de Kosovo Polié en 1389, ainsi que dans la prise de Constantinople en 1453 (où l’armée ottomane comptait 20 000 janissaires). À Lépante en 1571, il y avait 10 000 janissaires.

Source : Un million d’Européens réduits en esclavage [Altermedia]

Le Coran à l’appui

Les versets coraniques qui justifièrent l’esclavage de millions d’Africains et d’Européens par les Arabes et les Turcs…

33:52 Il ne t’est plus permis désormais de prendre [d'autres] femmes. Ni de changer d’épouses, même si leur beauté te plaît, à l’exception des esclaves que tu possèdes. Et Allah observe toute chose.

16:71 Allah a favorisé les uns d’entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu’ils possèdent de plein droit au point qu’ils y deviennent égaux. Nieront-ils les bienfaits d’Allah ?

5:43 L’épouse n’a aucun droit de s’opposer à son mari de posséder des esclaves femelles et d’avoir des rapports [sexuels] avec elles. Et Allah sait mieux.

4:24 Vous sont encore interdites : Les femmes mariées, à moins qu’elles ne soient vos captives de guerre. [...] Allah est celui qui sait, il est juste.

23:1 Bienheureux sont les musulmans [...]
23:5 qui préservent leurs sexes [de tout rapport]
23:6 si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent.

33:50 Ô Prophète ! Nous t’avons rendue licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr [dot], celles que tu as possédé légalement parmi les captives qu’Allah t’a destinées, les filles de tes oncles. [...]

70:29-31 Les hommes qui n’ont de rapports qu’avec leurs épouses et avec leurs captives de guerre ne sont pas blâmables, tandis que ceux qui en convoitent d’autres sont transgresseurs.

À lire également

Un Africain considère l’esclavage islamique infligé aux Africains [The Muslim-Christian Debate Website]
Le dossier de l’esclavage musulman [Liberty Vox]
C’est l’Europe chrétienne qui a détruit l’esclavage des Noirs [Occidentalis]
Les Saoudiens importent des esclaves en Amérique [Daniel Pipes]
Esclaves chrétiennes au Pakistan [Drzz Info]

Read Full Post »

Le cas de l’Australie

En Australie, dans l’État de Victoria qui a opté pour la légalisation en 1984, le nombre de bordels licenciés a plus que doublé en 5 ans, sans compter les agences d’escorte et autres établissements de sexe, alors que le nombre de bordels illégaux a triplé pendant la même période (entre 1989 et 1994). Ainsi, en dépit de la légalisation, le secteur illégal côtoie et dépasse en volume le secteur légal de la prostitution.

De plus, l’exploitation sexuelle s’est intensifiée et diversifiée pour répondre à la demande croissante, stimulée par la promotion à grande échelle de l’industrie du sexe, profitant de la législation permissive. Aujourd’hui, les autorités australiennes estiment qu’environ 60 000 hommes dépensent près de 7 millions de dollars sur le marché de la prostitution chaque semaine, ce qui est considérable, vu la taille de l’État de Victoria qui compte 4,5 millions d’habitants.

Les autorités policières australiennes estiment que la violence à l’égard des femmes travaillant dans l’industrie du sexe a augmenté au lieu de diminuer. Tant les bordels légaux qu’illégaux emploient des mineurs et des femmes asiatiques, victimes du trafic. L’État de Victoria est à présent reconnu pour avoir le plus haut taux de prostitution infantile en Australie, et bon nombre de réseaux de pédophilie opèrent à partir de là, profitant des politiques laxistes.

La légalisation n’a pas non plus réussi à éliminer la prostitution de rue. Près de Melbourne, les résidents de St-Kilda, où les établissements de sexe sont pourtant autorisés, se plaignent du fait que leur jardin et leur entrée de maison sont devenus des bordels à ciel ouvert, où les femmes prostituées subissent des abus de jour comme de nuit.

Le cas des Pays-Bas

Aux Pays-Bas, qui ont adopté en octobre 1999 une loi des plus libérales en matière de prostitution, les personnes prostituées sont dorénavant considérées comme des salariées ou des travailleuses autonomes, bénéficiant des mêmes droits et des mêmes obligations que d’autres professionnelles. Pour bénéficier des avantages sociaux, elles doivent s’enregistrer auprès des autorités et payer des impôts sur leurs revenus. Cependant, à ce jour, à peine 4 % des prostituées hollandaises ont accepté de s’enregistrer. Les autres sont donc toujours considérées illégales et demeurent dans la clandestinité.

Malgré les rapports officiels qui vantent toujours les mérites de la loi hollandaise, un rapport d’ONG, présenté au parlement des Pays-Bas en décembre 2003, soulignait les lacunes de cette politique. Selon ce rapport, la législation hollandaise n’a pas réussi à éliminer la clandestinité ni la stigmatisation sociale, comme en témoigne la faible proportion de prostituées opérant légalement. Elle n’a pas non plus réussi à éliminer la violence et la coercition qui prédominent toujours dans l’industrie du sexe. Ce rapport conclut que les trois quarts des prostituées néerlandaises souhaitent suivre un programme leur permettant de quitter la prostitution.

La décriminalisation qui devait soustraire la prostitution à l’emprise du crime organisé l’a renforcé. Les bordels et autres établissements de sexe sont largement contrôlés par des membres liés au crime organisé, profitant de la légalisation pour faire du blanchiment d’argent. Et dans les vitrines réputées d’Amsterdam, censées offrir confort et autonomie aux femmes prostituées, le contrôle des proxénètes y est encore visible. Des hommes accompagnent régulièrement « leurs femmes » et reviennent collecter les recettes de la journée.

L’Organisation des droits de l’enfant à Amsterdam estime qu’il existe à présent plus de 15 000 enfants prostitués aux Pays-Bas, une augmentation de 11 000 depuis 1996, dont 5 000 proviennent d’autres pays non européens, principalement du Nigeria, ce qui dénote la présence de trafic sexuel.

En octobre 2003, le conseil municipal d’Amsterdam a décidé de fermer les zones de tolérance, où la prostitution de rue était permise. Selon le maire Job Cohen, la situation était devenue intenable, car il s’est avéré impossible de créer une zone sécuritaire et contrôlable, où les femmes ne seraient pas victimes d’abus. Ainsi, après deux décennies de promotion du modèle hollandais sur toutes les tribunes internationales, la fermeture des zones de tolérance d’Amsterdam est un aveu éloquent de l’échec des législations permissives, qui ne règle en rien les problèmes d’illégalité, d’abus, de violence et de contrôle du crime organisé sur la prostitution.

Lisez tout l’article sur Sisyphe.

Read Full Post »

Réduire la place de l’État dans l’économie ? Réformer la fonction publique ? Diminuer les impôts ? Tout cela est possible, comme le montre le cas de la Nouvelle-Zélande. Maurice Mac Tigue, ancien ministre néo-zélandais, illustre par de nombreux exemples le nouveau regard qu’il propose de porter sur l’État : ses services, à qui rendent-ils service ?

~~~~~~~~~~

Si nous regardons l’histoire, l’importance prise par l’État dans la société est un phénomène relativement récent. À partir du milieu du XIXe siècle et jusqu’aux années 1920-1930, dans la plupart des pays industrialisés, les dépenses gouvernementales représentaient seulement 6 % du PNB environ. La période qui a suivi, et plus particulièrement à partir des années cinquante, a vu une explosion gigantesque des dépenses publiques. Elles ont pu représenter, dans certains pays, jusqu’à 35 à 45 % du PNB. Dans le cas de la Suède, les dépenses publiques sont allées jusqu’à représenter 65 % du PNB, ce qui a conduit à une quasi-destruction de son économie. Maintenant, pour redonner un peu d’air à son économie, la Suède est en train de démanteler un certain nombre de ses programmes sociaux. Cette augmentation continue des dépenses publiques peut-elle être arrêtée ? Est-il même possible de faire machine arrière ? Pour moi, et en me fondant sur mon expérience vécue, la réponse est positive. Mais une telle volte-face requiert de la part de ceux qui conduisent ce changement un grand art de la communication pour faire comprendre les buts poursuivis et les moyens mis en oeuvre. Il faut aussi avoir le courage de prendre le risque de se tromper, et aussi celui de tirer les leçons de ses erreurs. Tout cela n’est évidemment pas facile.

Nous voyons actuellement dans le monde ce que j’appellerais une révolution silencieuse : les gens veulent maintenant savoir si l’argent dépensé par leur gouvernement a réellement été utilisé à bon escient. Autrefois, il leur suffisait de savoir que les fonds publics n’avaient pas été détournés de l’affectation décidée par leur gouvernement. Aujourd’hui, ils veulent connaître concrètement les services qu’ils ont reçus en échange de ce que leur prélèvent les pouvoirs publics. Au coeur de la vie économique, dans le monde des affaires, dans les milieux industriels et commerciaux, on s’interroge constamment sur les avantages retirés des dépenses effectuées. Jusqu’à récemment, on ne se posait pas nécessairement cette question pour les dépenses publiques. Pourtant, si les gouvernements ont le courage de se la poser, il peut en résulter d’extraordinaires conséquences. C’est ce qui est arrivé dans mon propre pays, la Nouvelle-Zélande.

Alléger l’État ? Donner pour objectifs la diminution du nombre des allocataires !

Le gouvernement réformateur se trouva confronté à trois types de problèmes : trop de dépenses publiques, trop d’impôts, trop d’État. Il fallait réduire les dépenses publiques et les impôts ; il fallait diminuer le rôle de l’État dans l’économie. [...] Comment réduire le nombre de mal nourris ou de sans-logis ? Au passage, je signale que la question posée n’était pas de savoir comment l’État pourrait assurer à chacun ses besoins alimentaires ou un logement suffisant. La vraie question était de savoir comment il pourrait y avoir moins de personnes mal nourries ou mal logées. En d’autres termes, le succès ne serait pas mesuré par le nombre de personnes qui bénéficieraient des subsides gouvernementaux en ces domaines, mais par le nombre de personnes qui cesseraient de dépendre des aides gouvernementales et deviendraient ainsi capables de subvenir par elles-mêmes à leurs propres besoins.

Réduire les impôts ? Diminuer la fonction publique !

Nous avons posé un certain nombre de questions de fond aux responsables des administrations publiques. La première question était : que font réellement ces administrations ? Et la seconde : font-elles ce qu’elles devraient faire par rapport à leur rôle propre ? Une fois obtenue la réponse à ces deux questions, il leur a été demandé de restreindre le domaine d’intervention de chacune de leurs administrations. En d’autres termes, si ce que faisaient ces administrations ne ressortait pas du rôle propre de l’État, elles devaient désormais ne plus le faire. Enfin venait une dernière question : qui devaient payer les services que rendent les administrations gouvernementales : les contribuables ? les usagers ? les consommateurs ? les entreprises ? Cette question est importante car, dans de nombreux cas, les contribuables financent un certain nombre de dépenses dont ils ne reçoivent, en définitive, aucun avantage. Et si on ne fait pas payer le coût d’un service par ceux qui l’utilisent, d’une part, on incite au gâchis et, d’autre part, les services rendus perdent leur vraie valeur. [...] Nous avons pu ainsi réduire les effectifs des administrations publiques de 66 %, et donc alléger d’autant le poids de l’État sur la société civile. La part de l’État dans le PNB est tombée de 44 à 27 %.

Encourager la créativité ? Supprimer les subventions !

A l’époque, les aides gouvernementales représentaient quelque 44 % des revenus des éleveurs de moutons en Nouvelle Zélande. [...] Et bien, nous avons supprimé en un an toutes les aides gouvernementales aux éleveurs de moutons. [...] En deux ans, c’est-à-dire vers 1989, ce qu’ils mettaient maintenant sur le marché, équivalant à un agneau, se vendait 30 dollars au lieu de 12.50 initialement. D’évolution en évolution, ce chiffre d’affaire par agneau est passé, deux ans après, à 42 dollars ; en 1994 il passait à 74 dollars, puis vers 1999 il atteignait les 115 dollars.

Comme on pouvait s’y attendre, quand nous avons décidé de supprimer les aides gouvernementales aux éleveurs, beaucoup ont prédit qu’il en résulterait un exode massif de ceux-ci. Pourtant, cela n’a pas été le cas. [...] N’ont cessé leur exploitation que 0,75 % des exploitations consacrées à l’élevage du mouton ! En outre, certains prévoyaient la disparition d’un grand nombre d’exploitations familiales au profit d’entreprises de type capitaliste. Finalement, c’est le contraire qui s’est produit : les exploitations de type capitaliste ont reculé, et celles de type familiale sont devenues plus nombreuses.

Redresser le niveau scolaire ? Responsabiliser les enseignants !

70 % des fonds consacrés à l’éducation nationale allaient au financement des services administratifs. En conséquence, nous avons décidé immédiatement de supprimer tous les Conseils d’education [l'équivalent des Commissions scolaires québécoises]. À leur place, chaque école a été dotée d’un Conseil de gestion. [...] Nous avons donné aux écoles privées la possibilité de bénéficier des mêmes avantages financiers que les écoles publiques. [...] Avant ces réformes, le niveau scolaire de notre pays était considéré comme inférieur à celui des pays comparables au nôtre d’un pourcentage estimé à 14 ou 15 % ; à la fin du processus, le niveau scolaire était estimé supérieur à ces autres pays d’un pourcentage de l’ordre de 14 à 15 %.

Assurer à l’État d’abondantes recettes fiscales ? Diminuer le taux de l’impôt !

Il convient de s’arrêter quelques instants sur ce qui s’est passé en Irlande, il n’y a que deux ans. L’Union européenne, sous l’impulsion de la France, a critiqué fortement la politique fiscale irlandaise, tout particulièrement en matière d’impôt sur les sociétés, parce que le gouvernement irlandais avait décidé de réduire cet impôt de 48 à 12 % et que, de ce fait, cela avait créé un mouvement important de délocalisations des entreprises vers l’Irlande. L’Union européenne a alors voulu forcer l’Irlande à augmenter le taux d’impôt sur les sociétés de 17 points, pour le ramener à un niveau comparable à celui des autres pays européens. Les Irlandais ont refusé de suivre cette recommandation, cela va sans dire. L’Union Européenne a alors argumenté en disant que la politique fiscale irlandaise était déloyale et créait des distorsions dans la concurrence. Le Ministre des Finances d’Irlande a alors répondu qu’il était parfaitement d’accord avec cet argument : en effet, c’était inéquitable que le taux d’impôt sur les sociétés soit 12 % alors que celui de l’impôt sur les revenus personnels était de 10 %. En conséquence, le gouvernement irlandais a décidé de ramener le taux de l’impôt sur les sociétés à 10 %.

[Après nous être] penchés sur notre système fiscal [néo-zélandais], nous avons décidé qu’il n’y aurait que deux types d’impôts, un impôt sur les revenus et un impôt sur la consommation, que la détermination de l’impôt serait faite de la manière la plus simple possible et que les taux d’impôt seraient réduits autant qu’il serait possible. Ainsi, pour les revenus élevés, alors que le taux d’impôt de la tranche supérieure était de 66 %, nous n’avons prévu qu’un seul taux uniforme de 33 %. Pour les petits contribuables, un taux uniforme de 19 % a été retenu, alors que les tranches inférieures étaient auparavant taxées à 38 %. Nous avons créé une taxe uniforme sur la consommation de 10 % et supprimé tous les autres impôts. [...] En définitive, ce qui est arrivé est que les recettes ont augmenté de 20 % ! Pourquoi cela ? Parce que les contribuables ont moins cherché à trouver les failles de la loi et à réduire leur charge fiscale.

Faire respecter la réglementation ? En réduire la complexité !

La solution retenue a été de réécrire en les simplifiant les lois qui avaient été à l’origine de ces réglementations. Ainsi, par exemple, nous avons réécrit les lois relatives à l’environnement : la nouvelle loi sur l’environnement, le Resource Management Act, faisait 348 pages ; mais elle remplaçait une loi qui, elle, remplissait un volume d’une épaisseur de près d’un mètre.

Pour ce faire, nous avons fait travailler ensemble les meilleurs éléments de nos services, leur demandant de réfléchir au problème suivant : à supposer qu’il n’existe pas actuellement de lois encadrant la vie économique, quelles lois devraient être imaginées qui soient les plus favorables au développement économique ? À l’issue de ces travaux, pour bien faire accepter ces changements dans les lois, nous avons insisté sur les économies d’impôt qui en résulteraient. Finalement, ces lois nouvelles, créant de nouvelles bases de départ, ont permis de rendre caduques tous les règlements que les lois précédentes avaient engendrés.

~~~~~~~~~~

Source : Maurice MAC TIGUE, « Libéralisme : l’exemple néo-zélandais », publié par la revue Point de Rencontre, numéro 78, octobre 2005. Relayé sur la toile par Liberté Chérie.

On trouvera des article similaires sur Les 4 Vérités et Aequalis. Au sujet de l’expérience agricole néo-zélandaise, on lira cet excellent article sur le site de l’Ambassade de Nouvelle-Zélande en France : Vivre après la supression des subventions.

Read Full Post »

Les chiffres varient dépendamment de ce que l’on inclut exactement dans les « dépenses d’immigration », mais dans tous les cas, la facture est salée.

Première estimation : 24 milliards d’euros par année…

En l’absence d’un budget spécifique, les effets économiques de l’immigration ont longtemps été tabous, minimisés ou inscrits dans un contexte émotionnel et jamais sérieusement évalués. L’exercice est pour le moins titanesque, en raison du manque d’indicateurs précis quant aux crédits affectés à l’accueil et à l’intégration des immigrés. « Même le Parlement ne dispose pas d’éléments d’évaluation crédibles », souligne le rapport 2004 de la Cour des comptes sur l’accueil et l’intégration des immigrants et des populations issues de l’immigration. Seul le Ministère des Affaires sociales identifie des lignes budgétaires claires, ce qui permet à la Cour des comptes d’évaluer à « 741 millions d’euros l’aide médicale d’État et le financement de l’allocation d’insertion des demandeurs d’asile », en 2004. Pour la même année, les dépenses entraînées par le flux des demandeurs d’asile ont nécessité une rallonge de « 108 millions d’euros ». De son côté, un groupe d’économistes réunis sous la bannière de l’Institut de géopolitique des populations, un cénacle de professionnels, s’est essayé au petit jeu des estimations globales. S’appuyant sur les récents travaux du professeur d’économie de Lyon-III Jacques Bichot, l’institut considère que l’immigration a coûté 24 milliards d’euros pour l’année 2005. Dans son étude, le professeur passe en revue plusieurs secteurs de la vie sociale et tente d’évaluer le coût de l’immigration pour chacun d’eux. En vrac, pour la justice et le maintien de l’ordre, l’estimation est d’au moins 4.4 milliards d’euros en 2005 ; le système scolaire : 9.4 milliards d’euros ; l’enseignement supérieur : 400 millions d’euros ; la protection sociale : environ 8.5 milliards d’euros. Selon Yves-Marie Laulan, fondateur de l’institut et coauteur d’Immigration/Intégration (Éditions L’Harmattan), « les immigrés recouvrent à ce jour un tiers de leurs coûts sociaux », sachant que le chômage atteint environ 30 % de la population immigrée et même 40 % dans certains quartiers. « La liste des surcoûts est infinie et les ressources de l’État ne sont pas extensibles à volonté », commente le professeur Laulan, pour qui le véritable défi « n’est pas celui de l’immigration mais celui de l’intégration ».

Source : Immigration : Un coût de 24 milliards d’euros [Le Point]

Deuxième estimation : 36 milliards d’euros par année…

Les professeurs d’économie Jacques Bichot, Gérard Lafay et Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de géopolitique des populations, estiment le coût de l’immigration et de son intégration (éducation, formation professionnelle, logement, santé, lutte contre la délinquance, maintien de la sécurité, etc.) à 36 milliards d’euros par an. Soit 80 % du déficit public, 13.5 % des dépenses publiques, 3.5 fois le « trou » de la sécurité sociale, 2 fois de budget de la recherche et de l’enseignement supérieur, 87 % du budget de la défense. Chaque immigré qui franchit la frontière coûte 100 000 euros par an à la collectivité nationale. Nous rejoignons ainsi les calculs de Maurice Allais, prix Nobel d’économie, qui estimait à quatre fois son salaire annuel le coût d’installation d’un immigré.

Source : Philippe DE VILLIERS, Les Mosquées de Roissy, Paris, Albin Michel, 2006, page 204.

Troisième estimation : 37 milliards d’euros par année…

L’immigration, combien ça coûte ? Ce thème est si lourd d’enjeux politiques que le seul fait de poser la question dérange ou provoque. Au bout du compte, ce sont pourtant les contribuables qui financent les migrations. Il est donc souhaitable, pour se faire une opinion sur le bien-fondé des politiques conduites dans ce domaine, d’en identifier et d’en évaluer les paramètres financiers.

C’est à cet exercice que s’est livré, avec un souci de l’exactitude exempt de tout a priori idéologique, Jean-Paul Gourévitch, expert international en ressources humaines et spécialiste des migrations. Dans l’étude que nous publions, il compare les dépenses annuelles que l’État consent pour les immigrés (71.76 milliards d’euros) avec les recettes qu’il encaisse de leur part (45.57 milliards d’euros), soit un solde négatif de plus de 26 milliards. Enfin, il évalue les investissements engagés par l’État pour contenir les flux migratoires ou faciliter l’intégration des immigrés et de leurs enfants (10.81 milliards d’euros).

26.19 + 10.81 = 37 milliards d’euros

Source : Le coût réel de l’immigration en France [Contribuables Associés]

Quatrième estimation : 48 milliards d’euros par année…

Les chiffres montrent que le déficit causé par les originaires des pays tiers atteint 48 milliards, soit 80 % du déficit global de 60 milliards. Les conséquences de ce déficit se trouvent reportées sur les générations futures par le biais de la dette publique qui atteint 64.7 % du PIB en 2004 (sans compter les provisions qu’il faudrait y ajouter au titre des retraites futures des fonctionnaires).

Source : Bilan économique de l’immigration en France — Année 2004 [Free World Academy] (Selon les calculs de Gérard Pince, ancien expert financier auprès de grands organismes internationaux comme la Banque mondiale et le FMI.)

Presque 50 milliards d’euros par an au total, cela veut dire combien par immigrant ? Cent mille chaque année !

Un seul chiffre à retenir, en moyenne, le coût d’un immigrant est de 100 000 euros par an.

Source : Colloque « Immigration/intégration : Un essai d’évaluation des coûts économiques et financiers » [Polémia]

Or les études précédemment citées ne prennent pas en compte toutes les dépenses de sécurité publique (forces de l’ordre, vandalisme, etc.) qui sont gonflées par le comportement belliqueux et incivilisé des voyous des banlieues musulmanes. En effet, une bonne part des coûts d’immigration sont des dépenses reliées à la délinquance et l’insécurité. Entre 2002 et 2006, les agressions contre des personnes ont augmenté de 30 % en France. En 2009, le crime et la délinquance ont coûté à la France 115 milliards d’euros (l’équivalent de l’éducation publique), soit près de 6 % du PIB. En incluant la part des coût de vandalisme/ qui est imputable aux immigrés au coût de l’immigration, la facture monte encore.

Cinquième estimation : 60 milliards d’euros par année…

60 milliards d’euros : c’est le montant du déficit annuel dû à l’immigration si l’on se réfère à l’actualisation 2005 du rapport Milloz, jamais réellement contredit.

Source : Immigration (Programme de 2007) [Front National]

·

·

Sixième estimation : 95 milliards d’euros par année…

Coût de l’immigration installée : 72 milliards d’euros

L’approche d’Yves-Marie Laulan, économiste et démographe, est très différente. D’une part, il a voulu cerner les coûts macro-économiques de l’immigration en termes de production, de consommation, d’investissement mais aussi de productivité. Il ressort de son analyse que, loin de couvrir leurs coûts nets à la collectivité, estimé à 72 milliards d’euros, les immigrés ne peuvent financer leurs dépenses de consommation que par recours à une aide sociale massive et à des activités hors marché. Sous l’impact de l’immigration, la France prend peu à peu le chemin du sous-développement économique avec une chute des investissements et de la productivité. D’autre part, Yves-Marie Laulan s’est efforcé de calculer le coût des dépenses des immigrés dans ces trois grands biens sociaux que sont la santé, le logement et l’éducation, sans oublier les coûts secondaires du maintien de l’ordre, de la justice, auxquels s’ajoutent les diverses prestations sociales dont bénéficie la communauté immigrée. Là encore, le coût net estimé revient à peu près au même montant : 73,3 milliards d’euros. Il conclut enfin que l’immigration exerce un impact négatif très fort sur le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, et donc sur l’endettement de la France : 1.646 milliards d’euros. On parvient toujours à la même conclusion : l’immigrationn’enrichit pas, elle appauvrit la France et les Français. L’immigration est financée par l’endettement : un comble en période de crise.

Coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards

Jean-Yves Le Gallou, essayiste, aborde cette problématique avec un autre objectif : calculer le coût annuel de l’immigration supplémentaire, autrement dit, les nouvelles entrées sur le territoire français, qu’il chiffre, de façon très conservatrice, à 200.000 personnes par an seulement. Sa méthode d’investigation est également plus originale, et sans doute plus complète. Car il prend en compte, en sus des coûts classiquement retenus – indemnisation du chômage, fonctionnement des services publics, etc. –, les coûts d’infrastructure supplémentaires retenus par Maurice Allais, le seul prix Nobel français d’économie : il s’agit des transports, de la construction de nouveaux établissements scolaires, des prisons, des universités, etc. Il parvient ainsi, selon cette méthode, àun coût supplémentaire de 18 milliards chaque année. Ce chiffre peut paraître exorbitant. Pourtant, rapporté à la dépense publique de la France, 1.000 milliards environ par an, ce coût ne représente, après tout, que 1,8% de ce total. Il est donc parfaitement plausible. Mais attention ! C’est quand même 6 fois plus que la part de la dépense publique allouée à chaque citoyen de l’Hexagone (1,8% de dépenses pour une population de 0,3%).

Coût de l’immigration clandestine : 5 milliards et le développement rapide de l’économie informelle

Jean-Paul Gourevitch, expert, s’attaque à un dernier problème difficile : calculer le coût de l’immigration clandestine, cette fois (probablement 500.000 personnes). Il parvient à un chiffre annuel proche de 5 milliards d’euros par an. Mais il nous apprend au passage un phénomène autrement inquiétant : le développement rapide de l’économie informelle au sein de l’économie française (travail au noir, drogue, prostitution, délinquance). Et il nous prévient : au-delà d’un pourcentage de 30%, c’est la disparition programmée d’un Etat organisé dans une société moderne. C’est le chemin le plus court vers le sous-développement économique. On y court.

Se reporter, pour plus de détails, dans l’attente des Actes, au site de l’Institut de géopolitique des populations.

72 + 18 + 5 = 95 milliards d’euros

Source : Synthèse des travaux du colloque « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ? » [Polémia]

Voir aussi sur Le Monarchomaque : Pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec

Read Full Post »

 

Le très controversé cours d’Éthique et culture religieuse (ECR), imposé dans toutes les écoles du Québec depuis septembre 2008, est maintenant reconnu pour être un véritable lavage de cerveau mulitculturel. Il est important de savoir que les gouvernements péquistes et libéraux successifs ont altérés plusieurs textes de lois dans le but d’imposer ce cours, l’objectif étant de priver les parents du droit fondamental de déterminer la nature de l’éducation religieuse que reçoivent leurs enfants. L’État s’est organisé pour rendre l’endoctrinement multiculturel obligatoire pour tous les jeunes. Ces gouvernements ont procédés comme suit :

  • Pousser le Parlement canadien à amender la Constitution canadienne de manière à exonérer le Québec de l’article 93 (celui garantissant le droit à un enseignement confessionnel), éliminant ainsi d’importantes protections faites aux parents catholiques et protestants depuis 1867.
  • Supprimer le libre choix en matière d’éducation religieuse en altérant l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, sans débat et même sans vote à l’Assemblée nationale, sans jamais consulter la population ni même l’informer des conséquences engendrées par ce changement.
  • Priver les parents de la liberté de choix « entre l’enseignement moral ou religieux, catholique ou protestant », en abolissant l’article 5 de la Loi sur l’instruction publique.
  • Retirer le droit d’objection de conscience des professeurs en supprimant l’article 20 de la Loi sur l’instruction publique, les enseignants sont donc désormais contraints de diffuser les positions religieuses de l’État.
  • S’arroger la responsabilité de « faciliter le cheminement spirituel de l’élève » en ajoutant l’article 36 à la Loi sur l’instruction publique, tout cela dans un prétendu processus de laïcisation.

Altérer autant de textes légaux — dont la Charte des droits ! — dans le but d’imposer par la force un tel programme idéologique à une population récalcitrante, on appel ça du fascisme. Les visées politiques de ces procédures sont indéniables.

Cependant, tout n’est pas perdu pour les familles. Malgré ce totalitarisme ambiant, les pères et mères conservent le droit de surveiller l’éducation de leurs enfants lorsque ceux-ci sont à l’école, quoi que disent les commissions scolaires.

L’article 605 du Code civil du Québec énonce que :

Que la garde de l’enfant ait été confiée à l’un des parents ou à une tierce personne, quelles qu’en soient les raisons, les père et mère conservent le droit de surveiller son entretien et son éducation et sont tenus d’y contribuer à proportion de leurs facultés.

Le premier responsable de l’éducation de l’enfant est donc le parent, pas l’État. Les parents demeurent les gardiens de leurs enfants en tout temps, même quand ils les confient temporairement à l’école, laquelle se doit d’être une extension de la famille.

De plus, l’article 222 de la Loi sur l’instruction publique stipule que :

Pour des raisons humanitaires ou pour éviter un préjudice grave à un élève, la commission scolaire peut, sur demande motivée des parents d’un élève […] l’exempter de l’application d’une disposition du régime pédagogique.

Ainsi, les parents détiennent le droit d’exemption lorsque une partie de la matière dispensée par l’école va à l’encontre des principes familiaux. Notons la formulation de l’article 222 : « pour éviter un préjudice grave », les parents n’ont pas le fardeau de la preuve concernant le préjudice, le préjudice est appréhendé, il n’a pas besoin d’être effectif. Notons aussi la loi n’exige pas que l’enfant soit le seul à subir le préjudice ; en conséquence, cela compte aussi si le préjudice est ressenti par les parents.

L’article 601 du Code civil du Québec dispose :

Le titulaire de l’autorité parentale peut déléguer la garde, la surveillance ou l’éducation de l’enfant.

Selon l’article 599 du Code civil, le titulaire est bien évidemment le parent ou le tuteur légal (parrain/marraine, etc.). Le professeur est donc un titulaire momentané de l’autorité parentale, et non pas un mandataire de l’État. En imposant le cours d’ECR à des familles qui y sont absolument opposés (et ce pour des raisons tout à fait compréhensibles et parfaitement raisonnables), les fonctionnaires outrepassent leur mandat.

Manif CLÉ 2009

Manif CLÉ 2009

 

Read Full Post »

Pluralisme et Vivre-emsemble

 

 

Jihad Yes We Can

Le peuple québécois veut-il vraiment du cours d’Éthique et culture religieuse (ECR) qui est imposé à ses enfants par l’État ? Obligatoire dans tout le réseau scolaire québécois depuis septembre 2008, ce cours est reconnu pour être un véritable programme d’endoctrinement au multiculturalisme. De nombreux sondages ont permis de mesurer l’opinion publique à ce sujet…

Les sondages scientifiques

  • En août 2007, 46% des Québécois étaient contre le remplacement de l’enseignement confessionnel (catéchèse ou morale) par les cours d’ECR, et 4 % étaient indécis.
  • En novembre 2007, 57% des Québécois étaient défavorables à l’imposition du cours d’ECR.
  • En août 2008, 45% des Québécois étaient opposés à l’existence du cours d’ECR, et 2 % étaient indécis.
  • En octobre 2008, 72% des parents québécois étaient partisants d’un choix entre l’ECR et des cours confessionnels (catholique ou protestant). En incluant les adultes sans enfants, 69% des Québécois étaient pour la liberté de choix, et 5% étaient indécis.
  • Toujours en octobre 2008, 56% des Sherbrookois étaient favorable au droit d’exemption au cours d’ECR ; 43% étaient carrément contre l’existence de ce cours et 15% étaient indécis.
  • En mai 200980% des parents québécois étaient partisants d’un libre choix entre l’ECR et des cours confessionnels (catholique ou protestant). En incluant les adultes sans enfants, 76% des Québécois étaient pour la liberté de choix, et 4% étaient indécis.

Les sondages non-scientifiques

  • En août 2008, 79% des Québécois étaient contre l’apprentissage par nos enfants d’une ribambelle de religions étrangères.
  • En décembre 2009, 64% des Québécois étaient d’accord pour dire que « le cours d’Éthique et culture religieuse est un cours d’accommodements raisonnables 101 ».
  • En février 2010, 66% des Québécois étaient pour l’abolition des cours d’ECR et la restauration de l’enseignement confessionnel.

« Ébranler la suffisance identitaire »

Fernand Ouellet, un des pères du cours d’ECR, admet implicitement que l’enseignement religieux doit chercher à déraciner les petits Québécois de souche. En citant et approuvant les propos de son confrère post-moderniste François Galichet, il affirma dans un article publié en 2002 :

Dans le contexte actuel, il ne suffit pas d’éduquer à la reconnaissance et au respect de l’autre. Il faut aussi apprendre à ébranler la ‹ suffisance identitaire › et à s’intéresser à l’autre par delà les divergences et les conflits de valeurs :

« On saisit à partir de là les principes de ce que pourrait être une éducation à la citoyenneté et à la responsabilité. Le problème n’est pas d’inculquer telle valeur ou ensemble de valeurs plutôt que tel autre. Il est de permettre l’émergence d’un questionnement, d’une inquiétude qui arrache l’enfant ou l’adolescent au confort d’un plein et serein accord avec soi-même et de l’acceptation passive de l’altérité d’autrui : ‹ Lui, c’est lui, moi c’est moi. › Il est donc moins de construire une identité que, à l’inverse, d’ébranler une identité trop massive et d’y introduire la divergence et la dissonance ; il n’est pas de préparer à la coexistence et à la tolérance, mais au contraire, de mettre en scène l’incommensurable abîme qui me sépare d’autrui et m’oblige à m’intéresser à lui. C’est donc une pédagogie du conflit à la fois entre les individus mais aussi en chacun. »

La pédagogie du conflit que propose ici François Galichet comme solution à la crise de légitimité des valeurs dans les sociétés contemporaines s’inscrit dans une conception de l’éducation à la citoyenneté où l’enseignement des questions controversées occupe une place centrale.

Source : Fernand OUELLET, L’enseignement du fait religieux dans l’école publique, revue Carrefours de l’éducation, Volume 2, Numéro 14, juillet-décembre 2002, pages 48-49.

 

Read Full Post »

Older Posts »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 36 autres abonnés